Archives de la catégorie ‘La vie des autres (hommages divers)’

Un post featuring : peu de bouquins, mais alors, du très très bon.

Ma tourterelle à la mirabelle, mon état de fatigue constant a fait que cette semaine, j’ai eu un peu de mal à turbiner autant que je l’aurais voulu question lectures, MAIS PUTAIN C’EST DE LA BONNE BÉBÉ. C’est parti.

La semaine dernière, j‘ai lu :

Sept secondes pour devenir un aigle, Thomas Day : « Lumière Noire a dit : « J’ai mes croisés, mes anges, et maintenant ma papesse… ». Une île du Pacifique à la fois tombeau de Magellan et unique territoire d’un arbre à papillons endémique… Un homme au visage arraché par un tigre mais qui continue de protéger « la plus belle créature sur Terre », coûte que coûte… Un Sioux oglala sur le chemin du terrorisme écologique… Un trio de jeunes Japonais qui gagne sa vie en pillant la zone d’exclusion totale de Fukushima… Des Aborigènes désœuvrés cherchant dans la réalité virtuelle un songe aussi puissant que le Temps du Rêve de leur mythologie… Une Terre future, post-Singularité, inlassablement survolée par les drones de Dieu… ». Bon. Si tu me suis depuis un moment, tu sais peut-être que je suis très fan de Thomas Day et qu’il fait partie de mes auteurs francophones préférés : j’ai donc précommandé le livre pour le recevoir avant sa sortie officielle et je me suis jetée dessus dès que je l’ai eu entre les mains. Tu sais aussi qu’il y a peu de demi-mesures possibles avec lui : on accroche ou pas, et il faut avoir une certaine affinité avec le sang, la sueur et les larmes (voir d’autres fluides corporels), bien qu’avec le temps, l’auteur ait appris à mettre un peu d’eau dans son vin (un peu, hein, on est pas non plus chez les bisounours). Ici Thomas Day explore notre rapport à la nature, dans six nouvelles qui s’étalent dans le temps et l’espace, de la seconde guerre mondiale à un futur pas si lointain, de l’Asie à l’Amérique en passant par l’Océanie – et je pense qu’il est préférable de les lire dans l’ordre pour mieux appréhender ce qui m’a paru comme inéluctable dans le tout dernier texte, Lumière Noire, dont la longueur en fait presque une novella : on fonce un peu dans le mur, et les conséquences ne sont pas forcément celles qu’on attend. C’est un bouquin qui fait voyager et qui fait réfléchir, et qui n’est pas franchement confortable (mais ça c’est habituel avec Thomas Day), il y a beaucoup de fatalisme là-dedans. C’est dur, violent, poétique, à la fois triste et peut-être, seulement peut-être, si on accepte la fatalité, un tout petit peu porteur d’espoir (mais on sait bien qu’accepter c’est renoncer, donc en fait, pas vraiment). Et c’est un peu une petite tuerie, mais ça tu t’en doutais depuis le début. Bref, il sort en librairie ce jeudi, et je conseille de te jeter dessus sans attendre. Note : 17,5/20.

Mordred, Justine Niogret : « La légende veut que Mordred, fruit des amours incestueuses d’Arthur et de sa sœur Morgause, soit un traître, un fou, un assassin. Mais ce que l’on appelle trahison ne serait-il pas un sacrifice ? Alité après une terrible blessure reçue lors d’une joute, Mordred rêve nuit après nuit pour échapper à la douleur. Il rêve de la douceur de son enfance enfuie, du fracas de ses premiers combats, de sa solitude au sein des chevaliers. Et de ses nombreuses heures passées auprès d’Arthur, du difficile apprentissage de son métier des armes et de l’amour filial. Jusqu’à ce que le guérisseur parvienne à le soigner de ses maux, et qu’il puisse enfin accomplir son destin ». Alors, comment te dire. Vendredi j’étais à l’hôpital et comme en plus j’étais complètement crevée, normalement j’aurais dû rentrer chez moi sans attendre. C’était sans compter la soirée dédicaces aux Caves, organisée par les Indés de l’imaginaire (Mnémos, Actu SF et Les Moutons électriques). Il y avait Justine Niogret et son dernier bouquin, il était donc impensable que je n’y aille pas (je t’ai déjà dit que j’étais complètement amoureuse de son travail, n’est-ce pas ?). Bref, j’ai eu mon bouquin et ma dédicace, j’ai pu déclarer mon amour inconditionnel à Justine Niogret (qui en plus est choupinette comme c’est pas permis), et dès le lendemain, je me suis (encore) jetée dessus comme la misère sur le pauvre monde. Et sans tergiverser plus longtemps, je te l’affirme haut et fort : cette relecture de l’histoire de Mordred est un chef d’oeuvre, voilà. On y retrouve le style impeccable de Niogret, à la fois dur et onirique, charnel et distant, c’est plein de désespoir et d’amour, et putain c’est abominablement triste (j’ai pleuré en lisant les dernières lignes). Et en même temps c’est tellement logique que ça se passe comme ça : le premier chapitre prend alors tout son sens et on se rend compte que, ouais, effectivement, ça n’aurait pas pu se passer autrement. Je ne peux pas trop t’en dire plus, ça te gâcherait l’histoire, mais vraiment, achète ce livre, c’est une merveille (d’ailleurs achète tous les livres de Niogret, tu ne seras pas déçu-e). Note : 18,5/20.

Funérailles, tome 1 (Fortunate Sons), Florent Maudoux : « REM, une cité décadente où les images diffusées par les cyclopes font et défont les dieux. Entre trahisons et complots, Fortunate Sons raconte l’histoire du dernier héros de cette civilisation et comment il a donné naissance au mythe de Funérailles ». Après Rouge, qui s’intéresse au passé de Xiong Mao, Florent Maudoux sort un deuxième spin-off de Freaks’Squeele, centré cette fois-ci sur le personnage de Funérailles. Contrairement à Rouge, le graphisme est le même que pour Freaks’Squeele, mais l’ambiance y est beaucoup plus sombre, et l’univers m’a surprise, dans le sens où les fondements de la société dans laquelle évoluent Scipio et Prétorius, les jumeaux séparés à la naissance à cause des lois de la cité, sont assez différents de ceux décrits dans Freaks, à quelques détails près, comme l’omniprésence des caméras – ce qui laisse croire à une évolution semblable à celle qu’à connue l’Europe après la chute de l’Empire romain (d’ailleurs la cité où se déroule l’action présente pas mal de similitudes avec la Rome antique). C’est un univers cruel sous un vernis de civilisation, il y a du pain, des jeux et des freaks évidemment. Beaucoup de politique et de manipulations également, mais tu si tu as lu Freaks ça ne te surprendra pas. Je ne veux pas en dire trop de peur de spoiler, mais ce premier tome est une véritable réussite, qui laisse présager une excellente série à venir. Est-ce que je vais lire la suite ? Absolument, oui. Est-ce que je vais acheter la suite ? Y a des chances. Note : 16,5/20.

J’ai lu aussi :

Des scans de manga pas forcément enthousiasmants, des tonnes d’articles féministes en anglais, un magazine de hipster (Fricote, pour ne pas le nommer, qui a la bonne idée de combiner bouffe, mode et graphisme).

Cette semaine, je lis :

Je ne sais pas trop. Sans doute un des deux autres bouquins que j’ai achetés à la soirée des Indés, probablement celui de Jaworski, Même pas mort. On en reparle la semaine prochaine.

Je te laisse, c’est l’heure de mon rendez-vous hebdomadaire avec L’attaque des Titans.

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Humeur du jour : décalée.

État du Neurone : quel neurone ?

État du Poual : tiens, un cheveu blanc.

Coup(s) de gueule du moment : j’en ai marre d’être crevée, bordel.

Coup(s) de coeur du moment : peut-être une partie de JDR vendredi \o/

Dans les z’yeux : toujours des Disney, toujours du retard dans mes séries (j’ai renoncé à le rattraper).

Dans les z’oreilles : Foals – Bad Habit.

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Un post featuring : Jane Lane, des jeux à boire, des jeux tout court, du loutrage intensif.

Mon pangolin pyrénéen, c’est avec l’énergie et la motivation d’un bulot neurasthénique que je t’écris ce billet. Franchement, c’est bien parce que je t’aime et que je sais que tu ne t’en remettras pas si jamais je manque à mes devoirs (ahah). C’est parti pour un résumé de mes passionnantes aventures.

De lundi à jeudi, comme tu le sais, je suis rentrée dans une phase d’autisme social, durant laquelle je me suis contentée de mater des séries en mode automatique, me regarder le nombril en mode emo, me faire martyriser par ma kiné (elle trouve que comme mes progrès sont assez spectaculaires, elle peut pousser le bouchon un peu trop loin dans Maurice), et faire des démarches administratives chiantes – genre refaire toute ma paperasse sécu, puisque j’ai fini par apprendre que si le traitement de mon dossier prenait autant de temps, c’est tout simplement que la CNAM ne l’a pas transféré à ma nouvelle caisse. J’ai également enfin réussi à trouver un organisme qui acceptait de m’envoyer une aide ménagère aux conditions que je demandais, et qui peut être prise en charge financièrement par la sécu (moyennant encore plus de démarches administratives mais ça on s’en serait douté). Un début de semaine plutôt laborieux quoi, ponctué de tout un tas de petites et grandes contrariétés.

Vendredi : mon médecin m’a obligeamment re-rempli ma déclaration de médecin traitant, ma prise en charge à 100%, et mon certificat médical. C’était aussi le premier anniversaire des Caves, je savais donc que je n’allais pas terminer la soirée très sobre (soyons lucide). J’avais un peu moins prévu de finir la nuit en faisant des jeux à boire débiles (pléonasme) avec des gens que je ne connaissais pas (pour une bonne moitié d’entre eux), ni de rentrer chez moi à 7h30 du matin en étant torchée comme une Polonaise. Mais c’était kewl et j’ai bien rigolé.

On sait tou-t-e-s que c’est faux, bien sûr.

Samedi : je me suis réveillée une première fois à midi avec un mal de crâne de compétition qui m’a forcée à me lever pour me réhydrater et prendre deux aspirines. Je me suis réveillée une deuxième fois à 15h30, sans mal de crâne mais avec la gorge tellement enrouée que j’ai désormais la voix de Jane Lane dans Daria. À temps malgré tout pour avoir Andro au téléphone et lui passer une commande chez Manga Distrib. À temps aussi pour mettre à jour mon blog et me jeter sous la douche avant qu’elle arrive chez moi (une synchro au top : elle a sonné à ma porte à la seconde où je sortais de la salle de bain, magique). On a passé l’après-midi à loutrer ensemble, puis la soirée à loutrer chacune chez soi. De toute façon j’étais tellement vaseuse que la seule chose dont j’ai été capable, ça a été de commander à bouffer sur Alloresto et de m’abrutir devant The Voice (les lendemains de cuite sont toujours un peu laborieux, n’est-ce pas).

Aujourd’hui, ma paresse naturelle m’aurait bien dictée de rester au lit à bouquiner, mais à la place je suis allée bruncher avec Myrhyn au Divan à Bastille, puis ensuite je suis rentrée chez moi pour une partie de Scion. Une fin de semaine bien remplie, comme tu peux le constater.

Je te laisse, je vais tenter de trouver de la matière pour le lundi librairie de demain.

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Humeur du jour : enrouée.

État du Neurone : élimine encore l’alcool.

État du Poual : bobtail.

Coup(s) de gueule du moment : ma facture EDF. Les gens qui crachent sur le dos de mes potes.

Coup(s) de cœur du moment : mais on dirait bien que ça y est, c’est enfin le printemps !

Nouveaux-thés (et la bouffe qui va avec) : je pense qu’avec ma voix, c’est plus du thé au miel qu’il va me falloir, mais du miel au thé.

Lecture(s) instructive(s) (ou pas) : c’est à dire que j’ai plutôt intérêt à lire la suite des Bride stories qu’Andro m’a gentiment apportée hier si je veux poster un lundi librairie avec plus d’un bouquin dedans…

Dans les z’yeux : rattrapé mon retard sur Castle et Grimm, on va attaquer la dernière ligne droite de Fringe. Ah oui, et le dernier Glee était franchement le meilleur épisode que j’aie vu depuis au moins une saison et demi (pas difficile, tu me diras).

Dans les z’oreilles : Nina Simone – Feeling good (de circonstance).

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Un post featuring : des groupies, une meuf plus bonne que la plus bonne de tes copines, de l’hypocras, des torrents de larmes, des étoiles dans les yeux.

Comme tu le sais déjà, je suis une fangirl. Tout au fond de moi se cache un petit cœur de groupie qui frétille à la moindre occasion. Inutile de te dire que j’ai frôlé la tachycardie hier soir au concert de Florence and the Machine.

Florence et moi ça remonte à 2009 (année pourrie comme tu le sais maintenant). J’avais vu passer le clip de Dog days are over sur le blog de Fabrice Colin, j’avais kiffé, mais comme souvent quand je vois passer des trucs cools, je m’étais dit que j’allais creuser le sujet plus tard, et puis j’avais oublié. Heureusement à l’époque je trainais beaucoup sur Last.fm, dont les suggestions tombaient rarement à côté de la plaque, et en toute logique, ma radio m’a un jour passé Cosmic love : coup de foudre immédiat, achat de son premier album dans la foulée, et quand j’ai su qu’elle passerait en concert en février 2010 à Paris, je n’ai pas hésité une seule seconde.

De son côté, Mi découvrait aussi et kiffait pareil, mais craignait qu’en live ce soit une catastrophe, rapport au fait que l’album était presque surproduit . Ça ne m’a pas arrêtée et j’y suis donc allée avec Ana : probablement un des meilleurs concerts de ma vie (d’ailleurs j’en parlais ici). Depuis je n’ai eu de cesse de harceler mes potes pour les convaincre que c’était de la bonne, à grands coups de vidéos live trouvées sur Youtube. Bon, pour être honnête, je n’ai pas eu besoin de les harceler très fort, la plupart s’étaient déjà convaincu-e-s tou-t-e-s seul-e-s.

Depuis, on est retournés la voir en concert au Casino de Paris (on a tous pleuré comme des débiles et c’était chouette), on a tous son deuxième album, et donc forcément quand on a su qu’elle passait au Zénith on n’a pas hésité non plus.

D’une manière générale, j’ai de la chance avec les concerts, je réussis toujours à bien me placer, et au Zénith plus particulièrement : chaque concert auquel j’ai assisté là-bas, j’étais au premier rang. Hier n’a pas échappé à la règle, on était donc extrêmement bien placés pour vivre le show de la meilleure manière possible.

Je passe rapidement sur les bémols de la soirée : le son du Zénith n’est pas terrible, comme celui de toutes les grandes salles, la première partie était médiocre (pourtant les chansons de Spector ne sont pas mauvaises, mais le groupe a souffert de n’être connu que des anglais présents dans la salle, d’un son complètement pourri, et du fait qu’ils ne savent manifestement pas chauffer une salle), et quelques groupies sans savoir-vivre ont un peu gâché le plaisir (vouloir offrir un cadeau à Florence, c’est mignon, mais c’est mieux si tu demandes gentiment avant de piétiner tout le monde pour atteindre le premier rang, chérie).

Que dire du show en lui-même que je n’aie déjà dit auparavant ? Pas grand-chose : une fois de plus c’était magique, une fois de plus j’ai versé des torrents de larmes en serrant la main de Mi, une fois de plus j’ai sauté comme un cabri sous acide avec le reste du public sur Dog days are over, une fois de plus j’ai chanté (ou plutôt hurlé) en chœur avec tout le monde, une fois de plus elle était absolument bonnasse, une fois de plus elle a fait l’effort de parler en français la plupart du temps, et une fois de plus le public a littéralement communié avec elle. Une fois de plus c’était trop court, ou du moins j’ai eu l’impression que ça l’était (alors que non, soyons clairs, elle a tenu la scène pendant deux heures, ce qui est parfaitement honorable quand on n’a sorti que deux albums).

Donc non, c’était pas parfait, parfois le son était tellement mauvais qu’on n’entendait pas la harpe ou la voix des choristes à cause de la saturation, je me suis chopé un torticolis, je me suis fait mal aux jambes et au dos, je me suis mangé les cheveux de ma voisine de droite pendant la moitié du concert, il m’a manqué quelques unes de mes chansons préférées. Mais c’était quand même génial, parce que cette fille a cette capacité fantastique de jouer les grandes prêtresses sans se prendre au sérieux (et malgré tout on y croit et on la suit dans son délire), qu’elle a une voix exceptionnelle, et que je ne connais pas une seule de ses chansons que je n’aime pas ou qui ne rende pas bien en live.

Et pour clore la soirée en beauté, il ne restait plus qu’à se refaire le concert aux Caves, avec de l’hypocras et des potes, puis rentrer chez soi à 3h du matin des étoiles plein les yeux et les oreilles.

(c’est bon maintenant, j’arrête de faire ma guimauve, promis)

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Humeur du jour : groupie.

État du Neurone : groupie.

État du Poual : group – ouais non, peut-être pas.

Coup(s) de gueule du moment : c’est là que je me rends compte que j’ai beau être une fangirl, y’en a quand même qui sont vachement plus hystériques que moi. Non, la transe façon télévangéliste, ça ne fait plaisir à personne, surtout quand tu me balances tes cheveux dans la gueule.

Coup(s) de cœur du moment : hier soir.

Le point JDR : partie de Crime annulée samedi. Je sens qu’on va rien avoir avant janvier…

Nouveaux-thés (et la bouffe qui va avec) : hiiii, Gastronomiz sort un coffret de Noël \o/

Dans les z’yeux : des étoiles, quelle question.

Dans les z’oreilles : les gens qui me suivent sur Facebook l’ont déjà vue, mais comme je suis immensément gentille, je la remets ici. Florence forcément, Shake it out hier soir au Zénith. Magique.

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(ou comment j’ai vu en concert la meuf la plus cool du monde)

Un post avec dedans : du fangirlisme acharné, beaucoup moins de bouquins que d’habitude, des recettes fatales pour les hanches, des séries tellement vieilles qu’elles en deviennent presque vintage, et de la jambe en vrac.

J’ai la chance d’habiter à 10 minutes à pieds de la Maroquinerie, mais comme je suis une grosse feignasse doublée (en ce moment) d’une petite nature, je n’y étais encore jamais allée alors que ça fait un an que j’habite le coin. Et c’est bien dommage parce que c’est une très chouette salle comme je les aime (toute petite mais avec une bonne acoustique).

Hier soir, donc, avec la Taupinière on a vu Amanda Palmer en concert. Pour te re-situer le truc, Amanda Palmer, c’est l’ex-moitié des Dresden Dolls, la femme de Dieu (aka Neil Gaiman), la meuf qui te reprend du Brel dans le texte à l’arrache en marchant avec des béquilles en plein Pigalle, et surtout, celle qui est capable de t’offrir un concert de folie malgré une extinction de voix. Je ne vais pas te raconter le show en détail, Mélanie Fazi l’a fait bien mieux que je ne le ferai jamais (va donc lire son live-report !), mais je peux au moins te dire une chose : c’est vraiment la meuf la plus cool du monde, qui mérite amplement l’amour que lui porte son public, et ça valait bien une patte folle et le fait de rentrer en boitant.

Bon, en revanche, la nuit de 12 heures qui a suivi rien que pour me remettre (en fait non : rien que pour réussir à m’extirper de mon lit, ce qui est différent), j’aurais bien aimé m’en passer. Mais il semblerait bien que visiblement, désormais, je doive payer le moindre effort. Tant pis pour moi.

Malgré tout, mes tracas physiques ne réussissent pas (encore) à entamer ma bonne humeur, ce qui est plutôt une bonne chose. Et puis cette semaine j’ai réussi à sortir deux fois de chez moi, ce qui double mon score de la semaine dernière. Qui sait, dans un mois, je pourrai peut-être reprendre une vie normale. Ahah.

Et pour finir sur une note positive, j’ai rajouté deux recettes sucrées : des peanut butter cookies qui ont eu leur petit succès lors de la soirée Samain aux Caves, et des scones, pour se la jouer vieille lady anglaise. Tu les trouveras comme d’habitude dans la rubrique consacrée, ou là-bas.

Enjoy ton week-end, lecteur-trice, moi je m’en retourne agoniser sous ma couverture.

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Humeur du jour : vaseuse.

État du Neurone : est-il utile d’en parler ?

État du Poual : grumph.

Coup(s) de gueule du moment : ma jambe. Ma fatigue. Mon allergie (encore) à une substance inconnue qui m’a fait me réveiller avec deux ronds fuchsia sur les pommettes et les lèvres d’Angelina Jolie (et crois-moi sur parole, sur moi, c’est moche).

Coup(s) de cœur du moment : le magnifique art-book dispo sur le site d’Amanda Palmer ; il coûte 50$ mais je le veux >_<

Trucs de greluche : de la pommade à la cortisone. Glamour toujours.

Nouveaux-thés : le thé de Noël de chez Vert-Tiges (très très bon).

Lecture(s) instructive(s) (ou pas) : petite semaine cette fois-ci. J’ai lu le très chouette Stardust de Gaiman et j’ai commencé L’étrange vie de Nobody Owens du même auteur. Je t’en parle lundi évidemment.

Dans les z’yeux : j’ai enfin trouvé le courage de regarder le premier épisode de la nouvelle saison d’American horror story, et j’ai bien fait parce que ça déchire (et Adam Levine réussit l’exploit d’être complètement bandant en apparaissant seulement 10 minutes à l’écran et en se faisant arracher le bras : la classe) (à part ça le casting est toujours magistral). Sinon je me suis décidée à regarder sérieusement Dead like me, que j’avais commencée il y a des années mais jamais vraiment suivie. Là aussi, j’ai bien fait. Oh, et ce soir, le documentaire sur Arte consacré à Joy Division.

Dans les z’oreilles : à ton avis ? Amanda Palmer, avec Astronaut.

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Comme ça, en passant, je me permets juste de te signaler que la section recettes a été mise à jour. Tu trouveras les beignets d’aubergine tout en bas de la page (sinon, si le format .odt ne te convient pas, tu peux aussi aller faire un tour sur le super forum de ma femme, où je poste aussi mes recettes, entre deux critiques de bouquins).

(c’est là que je me dis que quand même, si j’étais une blogueuse qui se respecte, j’aurais pensé à prendre ma merveilleuse réalisation en photo et je l’aurais postée sur Instagram) (mais je suis une très mauvaise blogueuse, comme tu le sais déjà)

Voilà, c’est tout.

À part ça, Go on, la nouvelle série avec Matthiew Perry, est pas mal dans son genre, à voir si les scénaristes vont réussir à tenir toute une saison sur le thème (le deuil et son acceptation) ou si ça va s’essouffler avant. Mais pour l’instant, j’ai beaucoup souri, même un peu ri, et quelques fois j’ai senti mon petit cœur de groupie-de-Chandler se serrer. Donc c’est plutôt bon signe (mais je suis bon public).

Cette fois-ci, c’est vraiment tout. Allez, bisous hein !

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(les groupies auront bien sûr remarqué la subtile allusion à Monsieur Chris Corner et ses petits copains) (mais non, il n’y a aucune connotation emo-gauthique dépressive en pleine peine de cœur dans ce post)

Bien. Je pensais que mon pépé poète était un peu (beaucoup) illuminé, mais relativement inoffensif. Je sais que j’ai encore parfois des relents de naïveté et d’optimisme malvenus, mais je ne croyais pas pouvoir me tromper à ce point sur quelqu’un, puisque j’ai découvert, un peu trop tard, un homme paranoïaque à la limite du délire de persécution, persuadé que tout ce qui va mal dans la société actuelle est de la faute des femmes (rendez-vous compte, elles se plaignent d’être battues, c’est un comportement castrateur !), homophobe, et raciste, tant qu’à faire (c’est quand même un comble d’être farouchement contre l’immigration quand on est italien et qu’on profite des allocations généreusement versées par l’État français depuis déjà moult années, mais l’homme n’est plus à une incohérence près). Ajoutons à cela une malhonnêteté et une mauvaise foi confondantes, histoire, en prime (ahah), de m’arnaquer sur mes horaires et ma paye, et on comprendra aisément que j’ai presque été soulagée quand il a décidé de ne pas reconduire mon contrat à la fin de la période d’essai (je me demandais pourquoi il avait eu autant d’assistants avant moi, je saisis mieux : c’est tellement plus pheune de faire miroiter un CDI et de virer les gens à la fin de la période d’essai pour ne pas avoir à payer d’indemnités ou de prime de précarité, ou tiens, de congés payés…).

Bon évidemment, ça fait des sous en moins sur le compte en banque à la fin du mois, ce qui fait qu’il devient plus urgent que jamais que je trouve un vrai boulot.

Mais trêve de plaintes stériles qui ne font guère avancer le schmilblick. À part ce notable désagrément, et le fait que l’école où j’exerce la merveilleuse et gratifiante fonction de surveillante de zoo – euh, de cantine, pardon – ressemble plus à…bah, un zoo, justement, qu’à un établissement scolaire, les choses en sont toujours plus ou moins au même point que précédemment. J’ai toujours des tas de trucs à régler sur plusieurs plans, et pas vraiment le temps de faire les choses aussi vite et efficacement que je le voudrais. Toujours quelques inquiétudes médicales (qui n’ont d’ailleurs pas forcément de rapport avec ma SEP), et vue ma tendance naturelle à flipper, ça n’arrange pas vraiment mon humeur. Toujours pas le temps de m’occuper de ma demande de HLM (mais en même temps ça doit bien faire dix fois que je demande à ma mère de me sortir certains papiers indispensables pour mon dossier et qu’elle n’a pas l’air de vouloir se décider). Bref, pas le temps pour grand-chose, sauf que bon, au bout d’un moment, il faut bien appuyer sur pause.

D’ailleurs plutôt que de pondre cette note à l’utilité plus que discutable, je devrais aller me coucher et tenter de rattraper mes heures de sommeil en retard. Mais non, hein. Moi quand je décompresse, je fais du JDR, je sors et surtout, je vais au concert d’IAMX (je crois que c’est la plus longue entrée en matière que j’aie jamais utilisée pour amener mon sujet).

Que dire à propos d’hier soir que je n’aie déjà dit à propos d’IAMX en concert ? Comme d’habitude, c’était génial, le Trabendo étant une salle particulièrement agréable, la compagnie étant as usual parfaite (Ana, Cat’s, Mi et Mystic, auxquelles s’était rajoutée la charmante Sioban, venue spécialement de Bordeaux pour l’occasion, et que je rencontrai donc pour la première fois IRL), et le groupe étant comme de coutume complètement déchaîné (le public itou). Bon, une première partie qui m’a laissée un peu perplexe pourrait constituer un léger bémol dans la soirée, mais en fait même pas. Et même si ma journée avait été quelque peu surréaliste et Losesque auparavant (j’avais un entretien d’embauche à 14h et, comme ce genre de truc n’arrive qu’à moi, mon bus est tombé en panne avant la fin du trajet…comment dire…lol, quoi), rien n’a vraiment réussi à gâcher mon plaisir, ce qui est déjà un exploit en soi étant donnée ma propension à l’énervement facile ces derniers temps. Rien que pour ça, Chris Corner devrait avoir un jour de congé national à son nom.

Et à part ça ? Péniche ce weekend, si tout se passe bien (l’enchaînement avec le déjeuner dominical chez mamie risque d’être plutôt sportif mais qu’à cela ne tienne, j’aime le challenge).

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Humeur du jour : le plancher m’appelle (ou plutôt ma couette).

État du Neurone : sourd (mais pas à cause d’IAMX : avec mon collègue, on a mesuré le niveau sonore de la cour de récréation, juste comme ça pour rire…on a moins rigolé quand on a vu le résultat : 120dB \o/ comme quoi même la sono du Stade de France ne peut rien contre 40 mouflets en furie).

État du Poual : stable.

Coup(s) de gueule du moment : trop nombreux pour être cités.

Coup(s) de cœur du moment : La Princesse et la Grenouille de Disney c’est quand même super choupinet <3 (et puis d’autres trucs aussi mais là il commence à faire sommeil et j’ai la flemme).

Lecture(s) instructive(s) (ou pas) : Big fan, Fabrice Colin (groûh <3), Viens là que je te tue ma belle, Boris Bergmann (j’arrive pas à décider si le gamin est génial ou s’il est über-baffable de prétention et de révolution adolescente à deux balles – par opposition avec une révolte adolescente « justifiée » comme dans Salinger), et en prévision Frappe-moi !, Mélanie Muller et La Ballade du café triste, Carson McCullers.

Dans les z’yeux et z’oreilles : IAMX évidemment, mais comme j’ai la flemme d’uploader un titre dans le widget et que pour le moment il n’y a aucune vidéo potable du concert d’hier disponible sur Youtube, ben, démerdez-vous (et bisous, hein).

(oui, derrière toute cette débauche de talons aiguille, de cynisme et de drama-queen attitude bat aussi un petit cœur fragile et sensible)

Mercredi soir j’étais avec Ana au concert de Florence + The Machine au Bataclan, et c’était absolument génial, probablement un des meilleurs concerts que j’aie vus depuis bien longtemps (je n’ai, comme de bien entendu, pas manqué de verser ma larmichette sur Cosmic Love, parce que bordel, c’était TROP BIEN \o/). Au passage, la première partie, assurée par Sian Alice Group (même concept, sauf que la chanteuse est brune et qu’elle a quand même vachement moins la pêche que Flo’), était loin d’être inintéressante, même s’il y avait clairement des trucs qui m’ont laissée perplexe (l’expérimentation cheloue aux claviers genre 65DoS par exemple, même si j’aime bien 65DoS à la base), et d’autres qui m’ont carrément fait chier (l’intro et la première chanson, notamment). Mais dans l’ensemble, c’était un putain de merveilleux moment <3

J’pourrais m’arrêter là et vous faire attendre encore quinze jours avant de pondre un nouveau post, mais ce serait abusé, alors je vais essayer de faire un peu de remplissage.

Faisant désormais partie du merveilleux système éducatif privé français, j’étais censée être en vacances en ce moment. À la place, comme je suis toujours fauchée et que j’ai toujours pas trouvé de « vrai » boulot, j’ai décidé de faire du zèle et d’enchaîner les heures supplémentaires pour mon deuxième job, histoire de gagner un peu plus de sous (notre cher président serait sans doute content : je suis l’application faite femme de son slogan). Et autant c’est sympa de bosser pour un écrivain, autant des fois je me rappelle que c’est surtout un vieux monsieur avec de temps en temps des lubies et des caprices qui le rendent singulièrement proche de mes CE1. Dans ces cas-là, je me dis quand même qu’il doit persister chez moi un fond de masochisme sous l’évident appât du gain (relativement médiocre au demeurant, à ce prix-là j’ferais sans doute tout aussi bien de rester au lit avec mon chat et mes bouquins).

Bref. Je bosse et je cherche du boulot, et en attendant j’ai toujours pas eu le temps de regarder la saison 4 de Skins (dont il paraît qu’elle déchire du slip), ni quoi que ce soit d’autre que j’avais prévu de regarder de préférence avant mes quarante ans (mais à vrai dire j’ai déjà à peine le temps d’allumer un pécé et de répondre à mes mails les plus urgents). J’ai pas eu le temps non plus d’aller faire ma demande de logement, et ça par contre c’est déjà plus embêtant (d’un autre côté il me manque des papiers que la CAF me filera sans doute dans trois mois si j’ai de la chance, donc au final c’pas si pressé que ça).

Et à part ça ? J’ai bien envie d’aller à la péniche demain (mais 1. j’ai la crève, 2. il y a la fête de départ d’OC chez mes parents précisément le même soir, et 3. encore faut-il que les autres Pouffes soient aussi motivées), je me suis rendue compte que pour les besoins d’un entretien d’embauche je devenais soudainement presque bilingue (ou du moins capable de tenir une conversation en anglais alors que ça faisait plus de dix ans que j’avais pas pratiqué), mon manteau de princesse est super classe (et il est – vraiment – super chaud), je passe mon temps à piquer des bouquins dans la bibliothèque de Sœurette n°2, j’ai repris Deadlands avec un autre groupe de joueurs, mes nouvelles chaussures à talons aiguilles sont gris foncé, superbes et affreusement inconfortables, et enfin là tout de suite j’hésite entre cracher mes poumons ou aller fumer une clope histoire que ce soit encore un peu plus douloureux.

Allez, à dans deux semaines, ahah.

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Humeur du jour : oh tiens, ça faisait au moins une semaine que j’avais pas été enrhumée, ça commençait presque à me manquer. Et puis des trucs auxquels il faut que je réfléchisse (sérieusement).

État du Neurone : codéiné (mais surtout Florencisé).

État du Poual : même après deux semaines et la frange qui revient petit à petit à son bobtail-style, la coupe Toni&Guy ça tient vachement bien la route (oui oui, je sors tout de suite avant de me faire lapider à coups d’emballages de bonbons). Quant au Poual qui prend racine dans ma main, ma foi disons qu’il a un peu de mal à pousser en ce moment (mais au moins j’ai des excuses pour ne pas écrire, hum).

Coup(s) de gueule du moment : évidemment, c’est quand je suis (officiellement) en vacances que je tombe malade. Normal, quoi. Aussi, mon lisseur à cheveux est (littéralement) tombé en morceaux samedi dernier, juste avant que je parte bosser sinon c’pas drôle, hein ; résultat : j’m’en suis racheté un autre et mon compte en banque aurait très bien pu se passer de ce genre de dépense. Et à part ça, les trucs habituels.

Coup(s) de cœur du moment : Florence, épouse-moi <3 (c’était tellement bien que limite j’me demande si je ne vais pas craquer et m’acheter une place pour le 10 juin à l’Olympia). Sinon, j’ai découvert une fort sympathique communauté LJ d’échanges de mp3, dont la liste de tags donne tellement le tournis que j’ai même pas osé commencer à regarder, ahah -_-‘ Et à part ça, les trucs habituels (bis).

Lecture(s) instructive(s) (ou pas) : Bubble-gum, Lolita Pille, Moins que zéro, Les lois de l’attraction et American Psycho, Brett Easton Ellis (à qui Lolita Pille a décidément tout piqué).

Dans les z’oreilles : The Good Natured – Your body is a machine (widget à droite, tout ça). La demoiselle n’a pas encore sorti d’album, juste un EP, mais elle promet. Sinon, je (re)découvre These New Puritans, du coup je me tape toute leur discographie (mais pour le widget ce sera We want war).

Dans les z’yeux : bon, je suis déçue, je voulais vous montrer la version live de Dog days are over à laquelle on a eu droit mercredi, avec Florence qui fait sautiller le public et qui gambade comme un cabri sous acide, mais il n’y a aucune vidéo potable sur Youtube pour le moment. Du coup à la place ce sera Blinding parce que ça reste une de mes préférées et qu’elle l’a magistralement interprétée.