Archives de la catégorie ‘Je suis maladeuuuh, complètement maladeuuuh’

Yo.

Je sais, ça fait des mois que j’ai pas foutu les pieds sur mon blog (à la place, j’ai préféré faire de la propagande féministe sur Tumblr). Je ne vais pas te faire l’insulte de te donner une excuse foireuse (du genre j’ai été super occupée, toussa), parce que je n’en ai pas.

La vérité, c’est tout simplement que j’ai été malade, fatiguée, pas motivée, et préoccupée par des trucs beaucoup moins cool que mes chroniques de bouquins. Et surtout, que j’avais pas envie de me forcer, et encore moins te raconter à quel point j’ai pu galérer au cours des derniers mois (et à quel point je galère encore parfois).

Ceci étant dit, je pense tout de même qu’il est de bon ton de faire un petit bilan de l’année écoulée.

Je ne vais pas prétendre que tout va bien, parce que ce n’est pas le cas. Ma santé est sur une pente descendante et ça craint, la CAF et la MDPH m’ont fait des blagues magiques sur lesquelles je n’ai pas envie de m’étendre, je me suis sentie très isolée parfois (et je n’ai rien fait pour améliorer les choses, parce que je suis une putain d’angoissée/introvertie/handicapée des relations qui préfère rester seule plutôt que de se sentir rejetée). À l’heure actuelle, je suis dans une situation financière et professionnelle plutôt merdique, sans trop de solutions concrètes pour remonter la pente (ou plutôt, les démarches que j’ai entreprises ne portent pas leurs fruits assez vite à mon goût, voire pas du tout, et c’est pas faute d’avoir essayé pléthore de trucs – bref).

Mais je ne vais pas prétendre non plus que ma vie c’est de la merde, parce que ce serait tout aussi faux, et bon, des fois j’aime bien me concentrer sur les trucs positifs plutôt que de jouer les nihilistes à longueur de temps. Ainsi, je choisis de penser que mon futur changement de traitement est une bonne chose. Je préfère me dire que j’ai rencontré des gens chouettes, que j’ai fait la fête et des concerts mémorables, que j’ai lu et vu des trucs formidables. Je choisis de prendre chaque problème comme il vient et d’essayer d’y remédier. Je choisis, pour ma santé, d’essayer des alternatives auxquelles je n’avais pas encore pensé. Je décide de me concentrer sur les choses sur lesquelles je peux agir, parce que je préfère réfléchir en termes de solutions plutôt qu’en termes d’objectifs.

C’est pour ça que, comme chaque année, je refuse de m’imposer une liste de résolutions que je ne tiendrai pas de toute façon. Je sais que j’ai des problèmes de motivation, mais en même temps j’ai horreur de l’échec, alors me fixer des objectifs que je n’ai pas vraiment envie d’atteindre, ça ne m’apporte rien de plus que le sentiment de ne pas être à la hauteur.

Mon véritable but pour 2015 ne sera pas de me mettre au sport, d’arrêter de fumer, de lire 10 bouquins par mois, d’écrire un roman ou de devenir vegan.

Mon but pour 2015 sera d’identifier les problèmes auxquels je peux m’attaquer concrètement, à la mesure de mes moyens, et de les résoudre, ma priorité absolue étant bien entendu ma santé. C’est peut-être juste une question de terminologie mais je préfère voir les choses comme ça.

Ce qui du coup m’amène logiquement à la question suivante : que devient ce blog ?

La réponse est : je n’en sais rien. Étant plutôt active sur Tumblr, je ne vois pas trop l’intérêt de continuer ici, et en même temps ça m’emmerderait d’abandonner, surtout qu’il y aura bien un jour où j’aurai envie de te parler du dernier bouquin que j’ai lu ou de la dernière recette que j’ai testée.

Ce blog reste donc en hiatus, je suppose, jusqu’à ce que j’aie pris une décision.

Je sais, c’est un peu foireux, et un peu doux-amer comme façon de terminer l’année, en faisant un come-back qui n’en est pas un.

Mais j’ai pas mieux en stock, désolée.

Sur ce, je te souhaite malgré tout de bonnes fêtes si c’est ton kiff, un bon courage si ça ne l’est pas, et la meilleure année possible à venir.

Paix sur ton cœur, licornes et paillettes, toussa.

Un post avec dedans : la honte cosmique. Et puis des livres, aussi, quand même.

Oui, je sais. Presque un mois sans poster, c’est nul. Surtout que c’est pas comme si j’avais pas lu entre temps, hein. J’ai juste pas eu le courage, entre le boulot, la fatigue et les arrêts maladie. Voilà.

Je vais pas perdre mon temps à essayer de me justifier, donc on va passer directement au vif du sujet, si tu veux bien.

Ces dernières semaines, j’ai lu :

AnnoDraculaAnno Dracula, Kim Newman : « Londres, 1888. L’obscur voile de la terreur est tombé sur la capitale depuis que la reine Victoria s’est unie au sulfureux comte Dracula. Sous son influence, les citoyens sont de plus en plus nombreux à rejoindre les rangs des vampires, toujours plus puissants. Mais la riposte ne se fait pas attendre. Dans les sinistres ruelles de Whitechapel, un assassin surnommé Scalpel d’Argent massacre les prostituées aux canines un peu trop aiguisées. Lancés dans la traque du tueur, Geneviève Dieudonné, une vampire à la jeunesse éternelle, et Charles Beauregard, espion pour le Diogene’s Club, vont devoir gravir les échelons du pouvoir. Et s’approcher dangereusement du souverain le plus sanguinaire qu’a jamais connu le royaume. Cette nouvelle édition du classique de Kim Newman comprend des bonus totalement inédits : scènes supplémentaires, interviews, fin alternative et bien d’autres surprises ». Ça faisait longtemps que je voulais lire ce livre, dont ma femme m’a fait l’apologie à maintes reprises. C’est désormais chose faite (en dehors des bonus), et je ne regrette pas : c’est bien écrit, prenant, et perso si tu me mets entre les mains une dystopie faisant se croiser Dracula, Jack l’éventreur, Moriarty et le Dr Jekyll, je ne me sens plus de joie. Alors évidemment, il faut aimer les ambiances un peu steampunk et adhérer au parti pris sans trop se poser de questions, mais pour le coup, ça fonctionne, et je me suis beaucoup amusée à essayer de retrouver toutes les références disséminées dans le bouquin (que je n’ai sûrement pas toutes trouvées, mais bon, ça fait partie du jeu). Note : 16,5/20.

S.C.U.M Manifesto, Valerie Solanas : je suis tombée sur ce texte (disponible en libre accès ici) un peu par hasard, en lisant une note de blog. C’est paraît-il un des textes fondateurs du féminisme moderne. Écrit en 1967, c’est surtout un pamphlet cathartique, plus que réellement un essai philosophique, et je pense que c’est strictement comme ça qu’il faut le prendre. Sinon, malgré quelques idées fondamentales (la destruction du patriarcat, la déconstruction de la virilité, par exemple), tu risques de te prendre dans la gueule une diarrhée verbale misandre et essentialiste assez hallucinante, et te dire que les féministes sont toutes des tarées haineuses. En tout cas, on peut pas dire que ça laisse indifférent-e. Pas de note ici, ce n’est pas la qualité littéraire qui compte.

rko_200La répulsion de Karst Olenmyl, Sébastien Gollut : « Le voyage de Karst Olenmyl touche à sa fin tandis que le village de Selme point à l’horizon. La destination aura monopolisé tous ses efforts, toute son attention… Il ignore d’ailleurs ce qu’il doit accomplir là-bas. Peut-être le saura-t-il sur place ? Hélas, une force incroyable lui interdit l’accès du hameau ; soufflé, vaporisé, son corps disparaît. Quelque part sur le continent dévasté des Jémellides, un homme s’éveille péniblement. Il se nomme Karst Olenmyl. Il est amnésique, et seul brûle dans son esprit un impératif lancinant : il doit se rendre à Selme ». Offert lors d’une soirée dédicaceGriffe d’encre aux Caves alliées (oui, encore), je dois bien avouer que ce court roman fait partie de mes très rares déceptions concernant cette maison d’édition. Le format excessivement court y est sans doute pour quelque chose : alors que l’univers proposé, correctement développé, aurait pu donner quelque chose de génial, tout le récit reste superficiel. Les personnages, tout comme le contexte, sont à peine effleurés, et leurs motivations quasiment pas justifiées. Finalement, on se retrouve dans la peau du personnage principal : amnésiques, sans connaissance aucune du monde qui nous entoure. Ce qui aurait pu se justifier si le récit avait été construit uniquement autour de la réflexion de ce personnage, or ce n’est pas le cas, puisque l’auteur alterne les points de vue. C’est très dommage, parce que les thèmes abordés auraient pu faire quelque chose de super intéressant (la rôliste en moi s’est surprise à tenter de construire un univers, une mythologie et un système de jeu cohérents autour des éléments esquissés dans le roman, ce qui est généralement bon signe chez moi). Franchement si ce bouquin avait fait 300 pages, ça aurait pu être une tuerie. Là, c’est juste frustrant. Note : 12/20.

elements2_airÉlément II : L’air, anthologie dirigée par Magalie Duez (éditions Griffe d’encre) : « Regardez autour de vous, vous ne voyez rien de spécial ? Pourtant, il est là, invisible, impalpable, si présent que l’on a parfois tendance à l’oublier, et pourtant indispensable. On a besoin d’air pour respirer, pour vivre… et du vent pour emmener au loin les nuages qui parfois assombrissent l’horizon. L’air est nécessaire, c’est vrai, mais il peut devenir destructeur quand il est vicié ou vient à manquer ; et quand le vent se met à rugir en emportant tout sur son passage, les conséquences peuvent être mortelles…Ce deuxième élément, c’est certain, a de quoi vous couper le souffle ! ». Acheté lors de la même soirée dédicaces aux Caves, je possédais déjà le premier recueil de la série (Élément I : La terre), que j’avais beaucoup aimé. Ce deuxième livre est le digne successeur du premier, même si évidemment, je n’ai pas pu m’empêcher de comparer. Alors que La terre se lisait presque de façon chronologique, avec clairement un fil conducteur (très) pessimiste, je n’ai pas retrouvé cette impression de continuité ici. Il y a évidemment pas mal de nouvelles qui se concentrent sur un futur très sombre, mais également quelques textes plus légers disséminés ici et là, un peu comme une bouffée d’oxygène (ohoh, jeu de mots pourri inside) au milieu d’une plongée en apnée. Tout petit bémol, strictement personnel : j’avais déjà lu la nouvelle de Jeanne A-Debats ailleurs (je ne saurais plus dire où), mais bon, ça ne m’a pas gâché la lecture. Note : 16,5/20, comme son prédecesseur.

noirez_le_chemin_des_ombresLe chemin des ombres, Jérôme Noirez : « Au cœur au Japon des premiers âges, la jeune princesse Amaterasu dirige le clan Isanami frappé par la tragédie. Les parents de l’adolescente ont disparu et son frère Susanowo a été exilé dans la forêt. Depuis, il vit comme une bête rongée par la haine. Mais une double menace va les rapprocher. Leur mère, souveraine du royaume des morts, a lâché sur eux ses démons, et la toute puissante Himiko qui règne sur l’empire du Nord a rassemblé l’élite de ses soldats pour détruire le clan. L’intelligente princesse et le farouche guerrier devront unir leurs différences pour survivre sur le chemin des ombres ». Roman jeunesse de Jérôme Noirez qui traînait dans ma bibliothèque et qui pour je ne sais quelle raison avait échappé à ma vigilance. J’avais beaucoup aimé Fleurs de dragon et L’ombre du Shogun, dont l’histoire se situait également dans le Japon médiéval, mais Le chemin des ombres me paraît destiné à un public un peu plus jeune (encore que, de toute façon, les romans jeunesse de Noirez ne sont pas vraiment ce qu’on pourrait appeler « tous publics »), car si ça reste un bouquin très bien écrit et une lecture très plaisante, j’ai trouvé que le récit et surtout les personnages manquaient un peu de profondeur et de développement. C’était sans doute trop rapide pour que je m’attache réellement à Amaterasu et son frère, et ça aurait sans doute mérité une centaine de pages supplémentaires pour en faire un excellent roman. Mais si tu cherches un truc rapide à lire, que tu aimes les récits mi-contes de fées mi-mythes fondateurs, que le Japon médiéval te fait kiffer et que tu apprécies un joli style d’écriture, alors go for it. Note : 14/20.

CDF_200Chasseurs de fantasmes, anthologie dirigée par Jeanne A-Debats et Michaël Fontayne (éditions Griffe d’encre) : L’union entre l’Imaginaire et l’Érotisme serait-elle contre-nature ? Pour répondre à cette question, onze auteurs ont volé l’arc d’Éros afin de traquer le sens même des sens, le sens même du sexe. Ces chasseurs d’un « mauvais genre » l’ont poursuivi sur les planètes lointaines où renaît l’humanité et l’amour avec elle, entre les lignes de codes de leurs maîtresses cybernétiques ou sous les plumes de leurs amants ailés, au fond du précipité de leurs philtres d’amour, au cœur des abîmes d’où sourdront l’acmé et la fin, sur les peaux dévoilées où sèche un filet de salive, dans les yeux captivés de leurs compagnons d’extase ». Également acheté lors de la même soirée (ou offert, je sais plus, tout ce que je sais c’est que je suis repartie avec deux bouquins gratuits), c’est comme son nom et le résumé l’indiquent, une anthologie de cul, appelons une chatte une chatte, veux-tu. Bon, j’ai toujours un peu de mal avec la littérature « érotique » (qu’elle soit « de genre » ou pas, bien que l’érotisme soit déjà un genre en soi), parce que je trouve ça souvent chiant et cliché, trop métaphorique ou au contraire trop porno (d’ailleurs quand j’écrivais du slash sur FFnet, les scènes de cul m’angoissaient toujours à mort, c’est une horreur à écrire). Le cul c’est à la fois le truc le plus ET le moins universel du monde, du coup, c’est typiquement le genre de littérature dont tu sais que ça ne peut jamais plaire à tout le monde. Le postulat de départ était culotté et à mon avis, assez nécessaire (effectivement, on peut pas dire que ça batifole beaucoup en SFFF, d’une manière générale). Le résultat est, étonnamment, plutôt réussi. Je vais pas te dire que ça m’a fait frétiller le slip, mais les thèmes abordés et leur traitement sont intéressants, et c’est déjà pas mal du tout. Note : 15/20.

J’ai lu aussi :

Les trucs habituels et en particulier le hors-série consacré à la nuit de Science & Vie, à la conclusion particulièrement déprimante.

Cette semaine, je lis :

Sans doute un des bouquins que j’ai achetés dernièrement (au grand dam de ma banquière), très probablement le dernier recueil de nouvelles de Lisa Tuttle (qui s’est souvenue de moi quand j’ai fait dédicacer mon bouquin, yay !) (bon ok, c’était à cause de mon prénom à la con qu’il a fallu lui épeler trois fois, mais eh, c’était il y a deux ans, donc quand même, yay).

Je te laisse, je retourne (encore) chez mon médecin, et on essaie de se retrouver plus tard dans la semaine pour des recettes.

——————–

Humeur du jour : mourir. Sérieux, je sais plus quoi faire pour arrêter d’avoir des putains de courbatures TOUT LE TEMPS.

État du Neurone : grillé.

État du Poual : mou.

Coup(s) de gueule du moment : la CAF qui a décidé de me couper mes allocs parce que j’ai gagné moins d’argent que ce que j’ai déclaré, et qui me réclame des sous (LA LOGIQUE). Mon nouveau micro-ondes qui décide de ne plus fonctionner à peine 24h après son arrivée. La régul de charges de mon immeuble, qui tombe TELLEMENT bien (bon, comparé à l’année dernière c’est du pipi de belette, mais quand même, zut). Et je t’en passe, hein, parce que sinon on n’a pas fini.

Coup(s) de cœur du moment : alors oui ok j’ai plutôt pas trop bien vécu ma dernière séance de tatouage mais le résultat vaut le coup. Sinon, en gros, on va dire que malgré la non coopération de mon système nerveux, je réussis malgré tout à maintenir une vie sociale à peu près décente, et crois-moi j’en ai bien besoin. Et à part ça, j’ai un nouveau robot de cuisine qui déboîte.

Dans les z’yeux : les arrêts maladie aidant, je me suis enquillé l’intégrale de Teen Wolf. Tout est de la faute de ma femme, bien entendu. Sinon, j’ai vu Snowpiercer et c’est le truc le plus déprimant que j’ai vu depuis un moment. Et puis je me suis spoilé le dernier Captain America à cause de Marvel’s agents of SHIELD, ce qui est nul. Et évidemment, GoT a repris, donc je suis au taquet tous les lundi. Ah oui, j’ai aussi réussi à convertir le Troll à Misfits, je suis donc fierté.

Dans les z’oreilles : Et puisqu’on parle de Misfits…Skepta – Rolex Sweep (vandalism remix) (bande-son S01E04).

Rendez-vous sur Hellocoton !

Un post avec dedans : de la superficialité, des grelucheries, beaucoup d’alcool, et les (maigres) lecture de la semaine.

Bon, j’ai bien failli ne pas poster aujourd’hui : j’ai tellement mal PARTOUT que je serais probablement mieux au fond de mon lit, en train d’agoniser et de maudire ma SEP et mon utérus. Sauf que bon : déjà, j’ai une quête en cours dans les Sims Medieval, ensuite ce soir y a Top Chef à la télé, et puis si j’ai des courbatures partout, c’est quand même un tout petit peu ma faute (toi aussi traverse ¨Paris dans tous les sens parce que t’es invitée à trois anniversaires qui ont lieu en même temps et à deux endroits différents) (bon par contre pour mon utérus, malheureusement, je peux pas y faire grand-chose à part me gaver d’ibuprofène).

Malgré tout ça, je suis là (tard, certes, mais quand même), et toi aussi, passons donc sans transition aux lectures de la semaine, même s’il faut bien l’avouer, ce fut particulièrement pauvre.

La semaine dernière, j’ai lu :

COUV_livre_ok230pxLes recettes de la super supérette, Lucie de la Héronnière et Mélanie Guéret : « La Super Supérette revisite les grands classiques du supermarché, en 40 recettes 100 % faites maison ! En rayon, des gâteaux nappés, des génoises fourrées, des barres chocolatées, des crèmes-desserts, des biscuits salés et bien d’autres douceurs qui ont marqué nos papilles enfantines ». Comme je te le disais, la semaine dernière a été assez pauvre en motivation livresque, il me fallait donc des trucs qui ne me solliciteraient absolument pas le cerveau. Quoi de mieux, donc, qu’un joli bouquin, offert pour Noël, avec de jolies photos et de chouettes recettes sorties tout droit de mes années d’école primaire ? Peu de choses, on est bien d’accord. À part ça, il n’y a pas vraiment plus à dire sur le sujet : c’est joli, bien fait, les recettes sont simples et rigolotes, et ça se mange sans faim en une demi-heure maximum. Note : 15/20.

9782363762160-206x300Jésus contre Hitler, épisode 4 – Enfer et en os, Neil Jomunsi : « Depuis la disparition de John J. Christ, l’Agence B est sens dessus dessous et cherche en vain à reprendre ses marques. Et même si la mission n’a jamais été aussi urgente, le cœur n’y est plus vraiment. Mais tandis que David, McGally et les meilleurs occultistes de la planète cherchent une manière de forcer la Porte des Enfers pour ramener leur confrère et ami, un terrible complot se trame dans l’ombre et, après un cambriolage spectaculaire, l’agence se voit privée de son meilleur atout. Mais David Goldstein ne laissera pas son meilleur ami rôtir dans les flammes éternelles ! S’il faut trouver un autre moyen, il le trouvera… même si cela signifie jouer avec les forces les plus terribles et les plus anciennes de l’Univers. La vengeance est peut-être un plat qui se mange froid mais l’Enfer, lui, se déguste brûlant ! ». Je t’ai déjà parlé de cette série il y a quelques temps : j’avais lu les trois premiers épisodes à la suite, et j’ai appris tout récemment qu’un quatrième était disponible (je t’avoue que je n’ai pas vraiment cherché non plus, étant donné que même si l’épisode trois se terminait sur un sacré cliffhanger, ça ne m’avait pas marquée au point que je retourne ciel et internet pour trouver la suite). Le dernier épisode en date est strictement fidèle à ses prédécesseurs : du grand n’importe quoi. On y retrouve bien entendu Jésus, David Goldberg, Lovecraft, Cthullu, Hitler, une espionne chinoise, et la fille de Lucifer himself, dans un pulp jouissif et foutraque (mais néanmoins un tantinet simpliste), parfait pour occuper une petite heure de ton temps sans trop te triturer le neurone. J’irais pas jusqu’à dire vivement la suite, mais si je tombe dessus un jour, je n’hésiterai pas à rempiler pour de nouvelles aventures. Note : 14/20.

J’ai lu aussi :

Les trucs habituels.

Cette semaine, je lis :

Je sais pas trop, j’ai commencé Anno Dracula, mais j’ai tellement la flemme que bon, j’y crois pas trop.

Je te laisse, j’ai une quête à finir.

——————–

Humeur du jour : courbatue jusqu’à l’os – même ma peau est endolorie, c’est te dire à quel point c’est la lose.

État du Neurone : pas mieux.

État du Poual :bouclé.

Trucs de greluche : alors, j’ai testé la boutique de cosmétiques asiatiques en bas de chez moi, et c’est pas mal, même si ne nous voilons pas la face, c’est quand même plus cher qu’en e-shop. Mais j’ai trouvé des trucs que je ne connaissais pas, et je suis repartie avec des cadeaux, donc l’un dans l’autre, c’est cool. Sinon, mieux que le gel d’aloé vera pour t’hydrater le Poual : reconvertir une crème pour le visage (bio, évidemment) un peu trop nourrissante en soin quotidien pour ta crinière. Testé et approuvé.

Coup(s) de gueule du moment : aïeuh. Et sinon, j’ai toujours pas de micro-ondes.

Coup(s) de cœur du moment : même si j’ai couru partout et que je le paie chèrement, quand même, ces anniversaires, c’était kewl.

Dans les z’yeux : la routine. Sinon, Tattoo by Tété sur Youtube, c’est plutôt bien fichu et intéressant.

Dans les z’oreilles : Neneh Cherry – Blank Project.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Un post avec dedans : deux chouettes bouquins, et c’est déjà pas mal.

Alors, en fait, les deux lectures de la semaine sont des livres récupérés gratuitement aux Caves, pour chronique. On m’a dit que je recevrais un mail avec des instructions pour présenter la chronique, sauf que pour le moment je n’ai rien eu (ce qui est un peu normal, vu le nombre de lecteurs « recrutés »). Du coup, je suis un peu embêtée, parce que je me retrouve avec deux bouquins à critiquer, sans savoir si je peux faire comme d’habitude.

En conséquence de quoi, je vais me contenter de te présenter les dits bouquins avec couverture et résumé, un avis sommaire, une notation, et basta. Si on me dit que je peux faire comme d’habitude, j’éditerai mon post et je te préviendrai dans un prochain lundi lecture.

La semaine dernière, j’ai lu :

virusVirus, anthologie dirigée par Magalie Duez (éditions Griffe d’encre) : « Error 47 – 4_de_couv introuvable. Scan en cours………8 virus détectés ». Ayant déjà lu des anthos dirigées par Magalie Duez (notamment Elément 1 : Terre, qui avait été un joli coup de cœur), je partais avec un a priori assez positif, surtout après la lecture de la quatrième de couv’, lapidaire, mais terriblement efficace. Huit nouvelles donc, de la plus légère à la plus percutante, entre virus informatique inspiré de Matrix et grippe aviaire, d’un niveau relativement égal, et relativement élevé. J’aurais préféré un recueil plus long, parce que ça se lit en deux heures max (et encore, si t’es pas en forme), mais sinon, c’était plutôt chouette. Note : 15/20.

sales-betes-bis_jpg_640x860_q85Sales bêtes, anthologie (Les Artistes fous associés) : « Au menu : bestiaire fantasmagorique, chimères, transformations bestiales, animaux-totems, homme-animaux, animal tapi en soi qui se dévoile, bêtes mythologiques, improbables, ou quotidiennes… Ou tout simplement regards croisés entre l’homme et l’animal, entre lutte, répulsion, respect et fraternisation, proximité dérangeante et fascination. Tour à tour horrifiques, poétiques, gores, sarcastiques, émouvantes, sexuelles, et toujours FOLLES, nos nouvelles sauront réveiller la bête qui sommeille en vous ! ». Bon, en fait, ce livre serait un coup de cœur, s’il n’y avait pas la dernière novella, qui a très sérieusement fait grincer des dents la féministe en moi. Pour le reste, c’est hyper intéressant, et même si le niveau est parfois inégal, c’est une belle plongée dans l’animalité. En revanche, je ne conseillerais pas forcément cette anthologie aux âmes les plus sensibles, certains textes m’ont un peu foutu les boules. Note : 16/20.

J’ai commencé :

cvt_Pirates-_4523Pirates, Julie Proust Tanguy : « Long John Silver, Barbe Noire, Jack Sparrow… Jambes de bois, perroquets, rhum, trésors… Autant d’images qui tissent, dans nos esprits, la figure du pirate. Étonnante vitalité que celle de ce rufian qui, de l’Antiquité à nos jours, s’est toujours illustré dans nos imaginaires, quel qu’en soit le support d’expression ! Jadis barbare, hors-la-loi, source de terreur et de cruauté ; aujourd’hui, symbole de liberté, de résistance et d’aventure. Comment expliquer une telle évolution ? Embarquez sous le pavillon noir pour découvrir les distorsions de la légende de ces bandits qui, après avoir parcouru les sept mers, hantent désormais le cyber-espace… ». Offert pour mon anniversaire par Frangine n°2, je n’ai lu que le premier chapitre pour le moment, mais ça s’annonce intéressant.

J’ai lu aussi :

Mes abonnements ont repris, sans la moindre explication. Le mystère reste entier.

Cette semaine, je lis :

J’essaie de finir Pirates, ensuite je pense commencer Cœur d’acier, de Brandon Sanderson (encore un bouquin récupéré gratuitement aux Caves), si j’ai la foi. Je te laisse, et on se retrouve plus tard dans la semaine, pour ce putain de tag auquel j’ai toujours pas répondu (je suis nulle).

——————–

Humeur du jour : zombie, toujours.

État du Neurone : aussi.

État du Poual : pointes sèches.

Coup(s) de gueule du moment : humpf. Oui alors il va vraiment falloir se calmer sur les dépenses, là.

Coup(s) de cœur du moment : j’ai eu des nouvelles du boulot \o/ (oui, je sais, ça fait pas lourd et je sais toujours pas quand je vais pouvoir rebosser, mais étant donné leur réactivité ça relève du miracle, un peu).

Dans les z’yeux : Donc, Black Sails, après trois épisodes, c’est franchement pas mal. Sinon, le pilote de The Musketeers de la BBC se laisse regarder (en même temps c’est Peter Capaldi qui joue Richelieu, hein).

Dans les z’oreilles : Le dernier trailer en date de la prochaine saison de Game of Thrones avait une putain de bande-son. Mais comme c’est une cover de Siouxsie and the Banshees, autant rendre à César, tout ça. Donc : Siouxsie and the Banshees – Cities in dust.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Un post avec dedans : les bouquins de la semaine et la mort de ma vie sociale.

Ma gaufrette en barquette, je préfère être honnête avec toi : la semaine prochaine risque d’être extrêmement pauvre en matière de lecture. J’ai au la mauvaise idée de réinstaller les Sims Medieval sur le pécé du Troll, et on va dire qu’heureusement qu’il est revenu chez moi pour m’empêcher de faire le zombie face à mon écran jusqu’à 6 ou 7h du matin.

À part ça je suis toujours en arrêt maladie, mais il se trouve que j’ai appris la semaine dernière que je pouvais bénéficier d’une solution de transport pour m’emmener au boulot. C’est bien, mais quand même j’aurais préféré qu’on me le dise avant, quoi. Je sais pas, ça m’aurait peut-être permis de retourner au boulot plus tôt, par exemple. En attendant, le dossier n’est pas encore monté et je ne sais pas combien de temps ça va prendre, mais au moins, j’entrevois une solution.

Mais trêve de bavardages inutiles, passons tout de suite aux lectures de la semaine dernière (oui, entre deux quêtes et trois séries, j’ai quand même réussi à finir deux bouquins, ce qui entre nous relève de l’exploit).

La semaine dernière, j’ai lu :

9782820506764_largeMais si les papillons trichent, Pierre Pelot : « Soyez heureux et fiers, car vous êtes citoyen de l’Union Fasciste des États d’Amérique ! Votre pays est le seul, et le plus grand. Il détient le plus faible pourcentage d’Anormaux au monde ! Soyez heureux et fier ! Même vous, Price Mallworth, prêtre de la Nouvelle Religion Catholique Éclairée, pour la paroisse 16 de Tucumcari ! Même si vous plaigniez de tendances marquées à l’asthénie, même si votre promise a des troubles de mémoire, et confond le temps… même si elle s’imagine que vous êtes déjà unis depuis des années… Et si cela vous arrive de quitter ce monde par moments, sans comprendre comment ni pourquoi… ne cherchez pas, Price Mallworth. Vous n’êtes pas de taille… Et les Dieux ne sont pas ceux que l’on imagine… ». E-book acheté lors d’une promo Bragelonne, je ne me souvenais plus du résumé, et je n’avais même aucune idée qu’il s’agissait de science-fiction. Roman très court d’environ 120 pages, ça se lit tout seul, mais avec si peu de pages, j’ai trouvé que le sujet était peut-être traité un peu superficiellement. L’histoire m’a un peu fait penser à Matrix, dans un registre toutefois assez différent puisqu’on parle ici surtout de maladie mentale, mais le traitement entre les différentes réalités est assez intéressant, jusqu’à la fin, qui à mon sens donne trop de réponses. Le style est agréable sans être transcendant, bref, c’est une bonne lecture pour passer le temps. Note : 14/20.

51BzvxgcABL._AA278_PIkin4,BottomRight,-46,22_AA300_SH20_OU08_L’étrange cas du Docteur Jekyll et de Mister Hyde, Robert-Louis Stevenson : « Un monstre rôde dans les brumes victoriennes de Londres. Il a piétiné une fillette, tué un député et boxé une marchande d’allumettes. C’est un petit homme difforme et mal habillé, qui inspire à tous ceux qui l’ont vu des sentiments mêlés de répulsion, de crainte et de haine. À quoi, à qui ressemble-t-il ? Pourquoi les témoins oculaires de ses méfaits sont-ils incapables de décrire Mr Hyde ? Pourquoi Mr Utterson, le notaire du Dr Jekyll, est-il hanté par le testament de son client, au point de faire des cauchemars ? Pourquoi se lance-t-il sur la piste de Hyde, dans une partie de cache-cache funeste aux dimensions d’une ville labyrinthe ? Quel lien, en définitive, unit Dr Jekyll à Mr Hyde ? Issu d’un cauchemar de son auteur, et salué dès sa parution par Henry James comme un « chef-d’oeuvre de concision », ce roman policier en trompe-l’oeil, dont les récits imbriqués débouchent sur un conte fantastique, réserve une surprise de taille au lecteur, et de nombreuses zones d’ombre. Dès 1886, Stevenson plonge dans les profondeurs déformantes du miroir de l’âme humaine jusqu’aux racines de l’inconscient ». E-book gratuit puisque le roman est tombé dans le domaine public, il s’agit bien évidemment d’une relecture. Bien sûr tout le monde connaît l’histoire, a lu le roman et/ou a vu au moins une adaptation, que ce soit un film ou une série (à ce propos je ne saurais trop te recommander la série réalisée par Moffat, Jekyll, qui est un bon exemple de ce que peut faire ce monsieur quand il est sur du format court, c’est à dire sur une seule saison, et qu’il met de côté son côté sexiste et condescendant). Bref, c’était un bon moment, et ça m’a donné envie de relire L’Île au trésor.

J’ai commencé :

dancing-lolita-guduleDancing Lolita, Gudule : « Mina, jeune fille fuit sa vie, Abel Feval, la soixantaine, tente de la retracer. Ces deux-là ont des objectifs différents mais trouveront sans doute en l’autre, la spontanéité et une confiance sans égale. Concept plutôt rare en 2036 où le troisième âge use et abuse du Juvénal, cette fameuse cure médicamenteuse qui fait rajeunir. Validée par les pouvoirs étatiques, ce traitement permettrait de combattre la pédophilie, entre autres ». Bon, je n’ai lu que les deux premiers chapitres dans la salle d’attente du médecin, et pour le moment je ne suis pas transcendée par le style, mais enfin c’est assez court et ça a l’air de se lire facilement. On en reparle la semaine prochaine, si d’ici là j’ai réussi à la terminer.

J’ai lu aussi :

Il doit y avoir une couille avec mon abonnement magazines, parce que ça fait deux semaines que j’ai pas reçu les Inrocks. Faudrait peut-être que je m’affole.

Cette semaine, je lis :

Je continue donc Dancing Lolita, en sachant que je suis dans une période de gaming acharné, et donc qu’il y a de grandes chances pour que je ne lise pas.

Je te laisse, j’ai une quête à terminer, et on se retrouve plus tard cette semaine pour une ou deux recettes (encore des soupes et des gâteaux, je ne fais que ça en ce moment), et puis un tag, si j’ai la foi.

——————–

Humeur du jour : fatiguée.

État du Neurone : simifié (oui je sais).

État du Poual : sec.

Coup(s) de gueule du moment : bon. Être malade j’ai l’habitude, mais si ça m’empêche d’aller voir DM en concert, je le vis tout de suite moins bien. Sinon mon tatoueur est gentil, mais ça aurait été cool qu’il me prévienne qu’il était parti en vacances, parce que c’est un peu difficile d’honorer ses rendez-vous quand on est pas sur le bon continent.

Coup(s) de cœur du moment : ça ne t’étonnera pas trop si je te dis encore une fois les Sims. Ce truc aura certainement ma peau un jour.

Dans les z’yeux : le pilote de Black Sails est à l’image de la plupart de ce que propose Starz. Il y a du sang et du cul, et évidemment il faut s’asseoir sur la réalité historique. Mais ça parle de la jeunesse de Long John Silver, donc évidemment ça me donne encore plus envie de relire L’Île au trésor, et j’attends de voir la suite pour me prononcer.

Dans les z’oreilles : je suppose que tout le monde l’a vue, mais je vais quand même la partager ici. Je ne suis pas spécialement fan de Bruno Mars, mais il faut quand même reconnaître que sa performance au SuperBowl était impeccable, surtout avec les Red Hot en bonus.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Un post avec dedans : les lectures de la semaine, et à l’heure s’il te plaît. Et puis un peu de fangirlisme, aussi.

La semaine dernière, j’ai lu :

demons2Démons, tome 2, Royce Buckhingam : « Sauver le monde ? La routine !  La statue du Troll de Seattle a disparu. La retrouver est une mission pour un Gardien de démons : la sculpture en béton est une entité chaotique de catégorie nuisible. Encore une fois, c’est Nat qui s’y colle. Des suspects ? Un journaliste bizarre et bien trop curieux, une jeune fille au look de hippie et au comportement louche, et des démons élémentaires en pleine ébullition. Il faudra trois chèvres, une bonne dose de ruse et une Coccinelle bariolée pour résoudre l’énigme de cette disparition ! Nat rempile pour un sale boulot, mais les démons, c’est son affaire ». Comme je te le disais la semaine dernière, je ne m’attendais pas à grand-chose avec cette suite, et j’avais raison. Alors que j’aurais pu comprendre le manque de développement des personnages dans le premier tome, pour cause de mise en place et d’introduction, je n’ai malheureusement constaté aucun progrès dans le second. Tout reste extrêmement superficiel et survolé, même les scènes qui auraient dû avoir une intensité dramatique conséquente. Ici, rien : je n’ai ressenti aucune empathie pour les personnages, les scènes d’action ne m’ont pas fait frémir, et les passages censés être drôles ne m’ont même pas arraché un sourire. Bref, c’était franchement moyen. La fin laisse supposer qu’il pourrait y avoir une suite, mais si elle existe, je n’ai pas l’intention de m’y intéresser. Note : 12/20, ça pourrait peut-être plaire à un-e gamin-e, et encore.

madame-butterfly-de-lacombe-964961450_MLMadame Butterfly, Benjamin Lacombe : « L’inoubliable histoire de Madame Butterfly, souvent contée sous différentes formes (le célèbre opéra de Giacomo Puccini, la pièce de David Belasco ou le récit intimiste de Pierre Loti), vous est ici présentée dans une version totalement inédite et magistrale. Benjamin Lacombe réinterprète ce drame amoureux, narré à la première personne par un Pinkertown rongé par le remord d’avoir brisé les ailes de la délicate femme papillon, et nous entraîne dans un Japon révolu, à la beauté et l’exotisme intacts. Madame Butterfly est aussi un livre d’artiste de grand format et à la fabrication exceptionnelle. Tissus, papiers précieux et reliures à la japonaise pour ce livre-objet où s’épanouissent d’éblouissantes peintures à l’huile d’un côté et de l’autre se déploie, sur près de 10 mètres de long, une fresque au crayon et à l’aquarelle ». Offert par Daria et Le Gritche pour mon anniversaire, je ne saurais te dire à quel point ce bouquin est un objet merveilleux : il faut l’avoir entre les mains pour apprécier sa qualité. L’histoire en elle-même, tout le monde la connaît, et j’aurais préféré qu’elle soit moins résumée, mais ici ce qui importe vraiment c’est le travail d’illustration et d’édition, tellement beau que je ne pense pas le prêter un jour à qui que ce soit. Note : 17/20 (je ne mets pas plus à cause du texte, plaisant mais anecdotique).

Sunk, David Calvo et Fabrice Colin : « Sunk est un monde qui coule. On ne sait pas très bien si c’est l’eau qui monte ou si c’est l’île qui descend, mais soyons honnête, ça ne change pas grand-chose au problème : les habitants paniqués grimpent vers des hauteurs toujours plus étroites et mal fréquentées, et le processus de destruction suit inexorablement son cours. Sous l’œil attentif du mystérieux Sémaphore, Arnaud et son frère Sébastien (mythomane imaginatif et magicien complexé) font comme tout le monde : ils sauvent leur peau. Dans un univers d’Orques épaulards, de bateaux en pierre, de canards et de bicyclettes rouillées, ils rivalisent d’inventivité pour retarder l’inéluctable – en inventant des religions, par exemple. Ou en se mouchant. Mais face à la mer hérissée de dents pointues, face à la Roue De la Fortune Tueuse, face surtout à l’ineptie congénitale de leurs compatriotes, nos amis ont-ils la moindre chance ? Inutile d’envoyer des SMS, c’est pas vous qui décidez. Inspirée par des écrivains français oubliés depuis longtemps, parfaitement documentée, hantée par les fantômes de Jacques Tati, Marcel Pagnol et Robert E. Howard, cette parabole initiatique, contenant de vraies recettes de pizza inédites, trimbalera le lecteur téméraire de villes boueuses en révélations fracassantes, avec en son cœur une seule devise: si le naufrage est inévitable, détends-toi, ami, et reprends donc un Picon bière ». Offert pour mon anniversaire par Doudou (ce me semble), c’est, pour reprendre les mots de ma femme « le Colin d’anniversaire » de cette année (oui, tous les ans on m’offre du Colin, et je suis loin de m’en plaindre). Bon, alors. Inutile de te raconter ce qui se passe dans ce bouquin : le résumé t’a paru n’impesque ? C’est normal : l’histoire est complètement absurde, le comportement des personnages aussi, et nos deux anti-héros sont un psychopathe et un rêveur invétéré qui n’a lui non plus pas toute sa tête. Cela dit, j’ai adoré, même si soyons clairs, c’est certainement pas à mettre entre toutes les mains (il y a du cul, du sang, et des choses tellement dures que je me serais presque crue dans un Thomas Day sous champis). J’ai beaucoup ri au début (même si parfois jaune, mais je suppose que c’était fait exprès), j’ai grincé des dents au milieu et j’ai (beaucoup) pleuré à la fin. Te voilà prévenu-e. Note : 16,5/20.

J’ai lu aussi :

Est-ce que tu sais qu’il y a statistiquement 9 milliards de planètes habitables dans notre galaxie ? Personnellement, je trouve ça über-cool.

Cette semaine, je lis :

Aucune idée. J’ai sorti un Tanith Lee de ma bibliothèque (lui aussi offert pour mon anniversaire), mais en vérité je ne sais pas du tout si je vais le lire. Je suppose que ce sera la surprise.

Je te laisse, j’ai rendez-vous à la médecine du travail.

——————–

Humeur du jour : stressée.

État du Neurone : embrumé.

État du Poual : électrique.

Coup(s) de gueule du moment : oh, le premier tiers des impôts qui tombe, j’en avais vachement besoin, tiens.

Coup(s) de cœur du moment : je te rappelle que je vais voir Depeche Mode en concert mercredi, alors je ne peux pas être complètement de mauvaise humeur, tout de même. 

Dans les z’yeux : la fin de la saison 2 de Ripper street aurait pu être chouette, si ça n’avait pas été aussi la fin de la série. Je suis dégoûtée.

Dans les z’oreilles : oh bah allez, je vais faire ma groupie, hein. Depeche Mode – Should be higher (live).

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Un post avec dedans : la honte.

Oui. Oui, je sais, je crains. Deux semaines sans poster de lundi lecture, alors qu’en plus, j’ai lu. C’est nul.

Je ne vais même pas me chercher d’excuses, la seule que j’ai c’est que je suis crevée et malade, mais comme je le suis tout le temps on peut pas vraiment dire que ce soit une variable, hein.

Bref, je ne te fais pas attendre plus longtemps, voici le résumé de mes dernières lectures.

Depuis la dernière fois, j’ai lu :

 h2g25Globalement inoffensive (H2G2, tome 5), Douglas Adams : « Pauvre Arthur Dent ! Apprendre qu’on est devenu père sans avoir… enfin rien fait pour ça, voilà de quoi ébranler le flegme le plus involontaire de toute la Galaxie ! Suffisamment, en tout cas, pour aller se saouler sur une lointaine planète, dans un modeste bar tenu par une légende – toujours ! – vivante du rock’n roll…Pas de panique ! Car l’imprévisible Guide du voyageur galactique, décidément irremplaçable, dévoilera enfin tous les mystères d’une odyssée digne des plus belles pages de Marx – Groucho Marx – ; entre autres, les raisons de la destruction approximative de la Terre, cette petite planète honteusement qualifiée de globalement inoffensive ». Dernier tome de la “trilogie en cinq tomes” qui narre les aventures d’Arthur Dent et ses copains. Je ne vais pas me répéter, mais comme d’habitude c’est absurde, drôle et parfois grinçant, voire terriblement pessimiste (je ne veux pas te spoiler mais la fin, finalement très logique, laisse un drôle de goût). Globalement, j’ai passé un très bon moment, et si tu aimes la SF et les délires à la Terry Pratchett, c’est l’idéal pour se reposer le neurone et rigoler un bon coup. Note : 16,5 /20.

simonLe très gros livre de Simon’s cat, Simon Tofield : Bon, là, clairement, je triche. Il n’y a aucun texte dans cette BD, à l’instar de toutes les autres BD et vidéos Simon’s cat, je me suis donc contentée de regarder les images comme une gamine en petite section de maternelle. Ce qui ne veut pas dire que je me suis ennuyée, loin de là : je retrouve bien l’ambiance des vidéos, et l’ensemble est très vivant malgré l’absence totale de texte pour interpréter les dessins (un peu comme pour le manga Gon, si jamais ça t’inspire quelque chose). Bon, après c’est peut-être mon côté mémère à chats qui s’exprime, va savoir. Note : 15/20.

dwL’armée oubliée (Doctor Who), Brian Minchin : « Le Docteur et Amy font face à un nouvel ennemi : les Vykoïdes. Armés jusqu’aux dents, ces terribles soldats sont bien décidés à faire des humains leurs esclaves. Même s’ils ne mesurent que sept centimètres de haut ! Lorsque Manhattan se retrouve isolé du reste du monde par un champ de force, Amy a vingt-quatre heures pour trouver le Docteur et sauver la ville. Jusqu’où est-elle prête à aller pour libérer New York ? ». Un e-book acheté lors des promos massives de Bragelonne l’année dernière. C’est le troisième roman DW que je lis et les premiers m’avaient pas mal plu, sans toutefois me transcender (pas évident de retranscrire l’ambiance de la série), mais enfin j’avais passé un bon moment avec des scénarios qui tenaient la route et des personnages globalement conformes à ce que j’en voyais dans le show. Cette fois-ci, ça a été un peu différent : si l’histoire reste sympathique et Eleven assez fidèle à lui-même, j’ai positivement détesté Amy. Alors, je sais que pas mal de fans de DW ne la portent pas dans leur cœur, mais en ce qui me concerne, même si ce n’est pas mon compagnon préféré, à la base, je l’aime bien et j’adore le duo qu’elle forme avec Rory. Ici Rory est absent et Amy est juste imbuvable, imbue de sa personne, superficielle, ses dialogues manquent de naturel…en gros, crispante. C’est vraiment dommage, car du coup ça m’a complètement gâché la lecture. Note : 13/20.

mauvais genreMauvais genre, Chloé Cruchaudet : « Paul et Louise s’aiment, Paul et Louise se marient, mais la Première Guerre mondiale éclate et les sépare. Paul, qui veut à tout prix échapper à l’enfer des tranchées, devient déserteur et retrouve Louise à Paris. Il est sain et sauf, mais condamné à rester caché dans une chambre d’hôtel. Pour mettre fin à sa clandestinité, Paul imagine alors une solution : changer d’identité. Désormais il se fera appeler Suzanne. Entre confusion des genres et traumatismes de guerre, le couple va alors connaître un destin hors norme. Inspiré de faits réels, Mauvais Genre est l’étonnante histoire de Louise et de son mari travesti qui se sont aimés et déchirés dans le Paris des Années folles ». J’ai vu tourner pas mal de critiques élogieuses de cette BD sur la blogo ces dernières semaines, du coup quand l’autre jour avec la Taupinière on est passées à la librairie près de chez Andro, c’est naturellement que je suis repartie avec. Déjà, c’est un bel objet, avec une couverture magnifique et un papier de qualité ; ensuite, les dessins sont très beaux, il faut s’habituer au style assez particulier mais j’ai adoré les couleurs, en noir et blanc avec juste des traces de rouge (rouge à lèvres, robes, sang, le tout est évidemment très symbolique). Quant à l’histoire, le pitch de départ me plaisait de base, et je n’ai pas été déçue : le ton utilisé par l’auteure permet de rentrer tout de suite en immersion dans les mœurs de l’époque, et l’histoire se déroule de façon très fluide. Il y a bien évidemment pas mal de choses qui m’ont mise mal à l’aise, et je pense que c’était le but, mais je ne sais pas si ce que j’ai trouvé dérangeant était effectivement ce qui devait l’être (la violence de Paul, notamment : j’aurais aimé le voir comme une figure positive et ce n’est clairement pas le cas, ce qui me laisse un sentiment ambigu quant à la morale – ou son absence – de l’histoire). La fin, absolument logique, m’a également laissé une impression étrange et un peu amère, probablement conditionnée par mon éducation moderne, mais quoi qu’il en soit, ça reste une très bonne lecture. Note : 16/20.

mugcakeMug cakes, Lene Knudsen : « Qu’est-ce que ça veut dire « mug cake » : un gâteau tasse, ça sonne tout de suite beaucoup moins sympa que l’anglais. Qu’est-ce que c’est ? Un gâteau cuisiné directement dans une tasse au micro-onde. Pour quelle occasion ? Entre 2 séries, au retour du lycée, au retour de l’école, une soirée entre amis, juste une envie de sucré… Les gâteaux individuels prêts en 5 minutes chrono. À cuire dans des « mugs ». Cuisson au micro-ondes. Recettes données pour 2 mug cakes. 30 recettes originales avec des ingrédients de base : des fondants, des brownies, des minis crumbles, des carrot cakes et même des cookies… pour des envies de gâteaux minute ». Offert par Myhryn pour mon anniversaire, il était dans ma wishlist depuis un petit moment. Un joli petit bouquin, qui se lit en une demi-heure chrono, avec de chouettes photos et des recettes sympa et réalisables par un enfant de quatre ans, je n’en demandais pas plus. J’ai vu qu’il existe un deuxième bouquin concernant les mug cakes en version salée, je pense que j’y jetterai un œil un de ces jours. Note : 15/20.

demons1Démons, tome 1, Royce Buckhingam : « Nat est devenu gardien de démons depuis que son mentor a disparu, il y a un mois. Mais ce n’est pas si dur, après tout. La plupart des démons sont pénibles mais inoffensifs. Enfin, sauf la Bête enfermée dans la cave. Et puis Nat a des instructions claires. Par exemple : pas de fille quand on est gardien. Sauf que un soir Nat oublie ses bonnes résolutions et tout part en vrille : la maison est cambriolée et la Bête s’échappe ». Encore un e-book qui traînait dans mes fichiers. J’ai probablement dû l’acheter en promo, parce que vue la couverture (franchement moche), y a pas moyen que je l’aie payé au prix fort fixé par Castelmore (non, presque 8 boules pour un e-book, je ne trouve pas ça raisonnable, je paye mes livres de poche moins que ça, merde). Bref. A première vue je pensais que c’était un bouquin jeunesse rigolo et un peu puéril. Il s’avère que c’est plutôt de l’urban fantasy/young adults, version testostéronée : il y a du sang, des chatons morts et des jurons, le personnage principal est un garçon de seize piges pas vraiment adapté socialement, et son sidekick est un punk SDF de treize ans. L’un dans l’autre l’histoire est plaisante et se lit toute seule, très rapidement (220 pages à peu près, c’est pas non plus la mer à boire mais j’ai dû mettre à peu près une heure et demie à le finir, pour te dire à quel point ça se lit presque sans y penser). Le style en revanche est franchement basique et manque parfois de punch, notamment dans les scènes d’action, ce qui est quand même dommage considérant le public a priori visé (l’auteur a écrit les romans pour ses fils, on sent parfois les stéréotypes genrés bien lourds). Ce n’est clairement pas le chef d’œuvre du siècle mais enfin, vu que mon cerveau a du mal à se connecter en ce moment, ça fait parfaitement l’affaire. Note : 14/20.

J’ai commencé :

demons2Démons, tome 2, Royce Buckhingam : « Sauver le monde ? La routine !  La statue du Troll de Seattle a disparu. La retrouver est une mission pour un Gardien de démons : la sculpture en béton est une entité chaotique de catégorie nuisible. Encore une fois, c’est Nat qui s’y colle. Des suspects ? Un journaliste bizarre et bien trop curieux, une jeune fille au look de hippie et au comportement louche, et des démons élémentaires en pleine ébullition. Il faudra trois chèvres, une bonne dose de ruse et une Coccinelle bariolée pour résoudre l’énigme de cette disparition ! Nat rempile pour un sale boulot, mais les démons, c’est son affaire ». Bon, comme tu t’en doutes, j’ai décidé d’enchaîner directement avec la suite. Je ne m’attends pas à grand-chose de mieux, mais enfin ça fera passer le temps.

J’ai lu aussi :

Les trucs habituels. Tu savais qu’il y avait des trous noirs dans les océans ?

Cette semaine, je lis :

J’essaie de finir Démons, mais honnêtement vu mon état de fatigue, je ne suis même pas certaine d’y parvenir, te voilà prévenu-e, 2014 commence bien mal en ce qui concerne mes capacités de lecture.

Je te laisse, et on se retrouve tout à l’heure pour une (ou deux) recette(s).

——————–

Humeur du jour : malade.

État du Neurone : en congé.

État du Poual : flou.

Coup(s) de gueule du moment : RIP micro-ondes, RIP mixeur, RIP compte en banque (coucou, j’ai presque 2000 boules à payer au Trésor Public et je sais pas pourquoi vu que la personne à contacter ne répond pas au téléphone). Et sinon, les trucs habituels.

Coup(s) de cœur du moment : euh. Comment dire, pas trop. Bon, y a peut-être une participation à un projet, mais je ne te dis rien pour le moment parce que je ne sais pas du tout ce que ça va donner (ni même si ça va donner quelque chose).

Dans les z’yeux : l’avantage quand tu regardes des trucs du genre The Voice UK ou Ink Master en VO non sous-titrée, c’est que ça te permet à la fois de débrancher le cerveau ET de pratiquer ton anglais. Sinon, vu le pilote de Looking : effectivement, ça ressemble beaucoup à Girls version gay et trentenaire. A voir sur le long terme, pour le moment je réserve mon avis. Je pense aussi tenter Black Sails parce que ça parle de pirates et que j’en peux plus d’attendre Crossbones, mais comme c’est une production Starz, j’ai un peu peur que ça tombe très vite dans le n’importe quoi à base de sang, de tripes et de partouzes (comment ça, je viens de te décrire GoT ? J’vois pas du tout de quoi tu parles). Et à part ça, Gravity j’ai trouvé ça plutôt chouette, et la troisième saison de Sherlock m’a au final laissée un peu songeuse (avec un cliffhanger de fin de saison complètement fumé).

Dans les z’oreilles : Fallulah – Out of It.

Rendez-vous sur Hellocoton !