Archives de la catégorie ‘Des fois, j’ai des opinions’

Bon. Ça va sûrement être un article bordélique et mal articulé, et j’espère ne rien dire de travers. Pardon d’avance si c’est le cas et si je blesse quelqu’un sans le vouloir.

À vrai dire, je ne pensais pas que je posterai aussi tôt ici. J’ai même passé une bonne partie de la nuit à me demander si c’était bien pertinent, surtout après avoir relayé le plus d’infos possible sur mon Tumblr depuis hier après-midi, y compris le fameux « Je suis Charlie » qui, les premières émotions passées, a commencé à faire débat, pour de très bonnes (non, il ne faut pas en faire des saints) comme de très mauvaises raisons (non, ils ne l’avaient pas mérité).

Je ne suis pas vraiment Charlie. Je n’aime pas spécialement ce journal, qui se veut de gauche mais qui, dans sa volonté de satire, utilise les mêmes arguments que ceux qu’il veut ridiculiser (représenter Boutin et Barjot en « gouines », c’est basiquement taper sur les homophobes en tapant en même temps sur les homos, donc je vois pas trop la logique, par exemple). La plupart du temps, leurs dessins ne me font pas rire, et depuis plusieurs années ce journal ressemblait de plus en plus à ceux qu’ils voulaient dénoncer. Je veux croire (parce que je suis une Bisounours sous mes airs de Reine des glaces) que l’intention restait bonne, mais la forme ne me plait pas du tout.

Je ne suis pas vraiment Charlie. Je ne suis pas caricaturiste pour la presse, je n’ai jamais été menacée de mort pour mes idées, et personne, jamais, ne m’a empêchée de m’exprimer, quel que soit le sujet. Je n’ai jamais été obligée d’aller au travail avec la boule au ventre et un garde du corps. Je ne suis pas vraiment Charlie parce que je n’ai jamais eu à vivre ça, je n’ai jamais été confrontée à ce genre de violence. Je ne peux pas comprendre ce que les victimes et leurs familles ont vécu, même si je peux l’imaginer.

Mais n’empêche, je suis quand même aussi un tout petit peu Charlie. Parce que même si, fondamentalement et théoriquement, la liberté de la presse est garantie en France, ainsi que la liberté d’expression, il n’en reste pas moins que des gens ont été tués pour des putains de dessins, pour simplement avoir fait leur job. Et ça ne devrait jamais arriver nulle part, peu importe à quel point on n’est pas d’accord avec les opinions exprimées dans les dits dessins. Oui, tu vas me dire, le racisme, le sexisme et l’homophobie ne sont pas des opinions mais des délits, et je suis d’accord : j’ai envie de te répondre qu’il y a aussi des lois pour ça, et que ce serait bien qu’elles soient mises en application de temps en temps. Genre, pour commencer, quand Zemmour et ses potes promeuvent la haine de l’autre en prime-time à la télé. Je dis ça, hein…

Et personne ne devrait avoir à mourir pour ses idées. Oui, oui, y compris les connards brainwashés qui ont tiré, et à propos de qui Marine Le Pen s’est empressée de rappeler qu’elle était en faveur du rétablissement de la peine de mort, parce que, n’est-ce pas, c’était évidemment la chose la plus intelligente à dire à ce moment-là – tu le sens mon gros sarcasme ?

Le pire dans tout ça, au-delà bien entendu des morts, de la violence et de la tragédie qui nous ont tou-t-e-s laissé-e-s en deuil et sous le choc, ce sont les conséquences inévitables qui vont en découler.

Ça a déjà commencé. Alors qu’hier la classe politique dans son ensemble ou presque a fait preuve d’une certaine unité et de sobriété, dès aujourd’hui, les conséquences se font sentir. Malgré les appels à ne pas faire d’amalgame, des lieux de culte ont été attaqués, et les musulmans de France sont sommés de se désolidariser des actes perpétrés hier, voire de s’excuser pour quelque chose qu’ils n’ont pas fait. Alors que bon, personne n’a jamais demandé aux protestants de se désolidariser des actions du KKK, parce que ça tombe sous le sens, et dès qu’on nous demande à nous, Blancs, de nous excuser pour l’esclavage, on est les premiers à hurler qu’il ne faut pas nous juger sur les actions de nos ancêtres. Apparemment ça marche pas pour tout le monde, et encore moins quand tu es musulman.

Le plus triste dans tout ça c’est que les islamophobes ne comprennent pas qu’en réagissant ainsi, ils jouent le jeu des terroristes. Évidemment que les gens en France vont continuer à dessiner et faire des blagues de mauvais goût, si le but de ces attaques c’était de faire taire la presse, alors ils ont manqué leur coup, parce que les journalistes ne se tairont pas, et Charlie Hebdo n’est certainement pas mort. Mais je crois que le véritable but de ces terroristes était surtout de créer un fossé entre la communauté musulmane et le reste de la population. Après tout, ils veulent amener le Djihad partout où ils peuvent. Et pour le coup, en attaquant des musulmans qui n’ont rien à voir dans l’histoire, les islamophobes réagissent exactement comme ces extrémistes le souhaitaient. Bien joué, vraiment.

Aujourd’hui, je suis immensément triste. Depuis hier j’ai les larmes aux yeux en permanence de voir des flics partout jusque dans ma résidence, de savoir qu’à côté de chez moi on a utilisé des armes de guerre contre des crayons et des stylos, de voir une religion entière stigmatisée encore plus qu’elle ne l’était déjà. J’ai peur pour les musulmans de France, et ça va peut-être te sembler horrible dit comme ça, j’ai plus peur pour eux que pour les rédactions des autres journaux qui ont été mises sous surveillance policière.

Parce que qui va les protéger, eux ?

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Un post featuring : de la glande, trop de chaleur, une déception cinématographique, le retour du lave-linge de l’enfer, et des mojitos.

Mon colibri de Birmanie, je ne sais pas si mes récap’ de la semaine t’ont manqué, mais si c’est le cas, behold, j’ai de nouveau des trucs à raconter.

De lundi à mercredi j’ai pas fait grand-chose à part (enfin) retourner chez la kiné, continuer mon marathon studios Ghibli, et enchaîner quelques épisodes de Copper, Under the Dome et Orange is the new black. Enfin, je crois. Je me souviens plus trop bien, à vrai dire (mais je suis fatiguée). Je suis a peu près sûre d’avoir terminé les scans de Subaru et d’avoir commencé la suite, en revanche.

Jeudi on est allés en troupeau au cinéma voir Percy Jackson – La Mer des Monstres. Ce fut, comme tu t’en doutes, une déception. Je passe sur les incohérences grosses comme mon cul par rapport au bouquin (si tu as l’intention de le voir je ne vais pas te spoiler mais y a des choix que j’ai vraiment pas compris). Mais ce qui m’a vraiment déçue, c’est le traitement du personnage d’Annabeth, et comme je suis une grosse relou jamais contente, je vais t’expliquer pourquoi.

Attention, pavé féministo-égalitariste :

Dans la série de bouquins, j’adore ce perso. D’une manière générale, j’aime beaucoup le traitement des personnages dans Percy Jackson (et surtout les Héros de l’Olympe), notamment au niveau de la représentation des personnes de couleur et des personnages féminins : Piper est native américaine, Léo est hispanique, Frank est sino-canadien, Hazel est afro-américaine, et ils sont tous des personnages-clés de la série, avec autant d’importance et de représentation que les personnages blancs (et dans le spin-off, les Kane Chronicles, les deux personnages principaux sont afro-américains). Dans les films, Grover est noir (je ne me rappelle plus pour les bouquins, me semble que c’est pas précisé, si c’est le cas j’ai oublié), mais il est surtout là pour jouer l’élément comique (dans les livres, il mène une quête importante qui l’occupe pendant plusieurs tomes, pourtant cet aspect est complètement oblitéré dans les films). Premier mauvais point, auquel j’avais pas fait gaffe de prime abord parce que j’aime beaucoup Grover et que c’est aussi un personnage drôle dans les livres, mais avec le recul c’est assez frappant.

Pour en revenir à Annabeth, dans les bouquins, c’est un peu Hermione Granger version demi-déesse badass (sans pour autant être une Mary-Sue) : c’est une bête en stratégie, c’est un puits de connaissances, et en plus elle sait se battre et survivre en milieu hostile, tout en ayant une vraie personnalité et de vraies faiblesses. On sait qu’elle est jolie mais ce n’est jamais mis en avant : elle n’est jamais définie par son apparence (dans le même ordre d’idée, Clarisse a été remarquablement embellie et « féminisée » dans le film, ce qui là non plus ne sert à rien puisque dans les livres elle est décrite comme très athlétique et pas vraiment attirante – bien qu’on puisse être athlétique et attirante, ou athlétique et « féminine », ou tout autre combinaison – , sans qu’elle soit pour autant définie par son apparence). Dans le film, Annabeth ne sert à rien. Mais genre, à RIEN. Elle pourrait être remplacée par une lampe sexy (voir ici pour la référence) que ça changerait que dalle au scénario. Le seul moment où elle a un tout petit peu d’importance, c’est quand elle se transforme en damoiselle en détresse, ce qui là non plus ne sert absolument pas le scénario du film, alors qu’a contrario dans le bouquin ce passage n’est pas gratuit. Deuxième mauvais point.

Bref, Hollywood : you’re doing it SO wrong.

Sinon, après, on a glandé à Cluny puis on est allés picoler à la Rhumerie, et c’était bien (les acras de morue étaient bons, les mojitos aussi, et le Zombie tapait bien sur le crâne).

Vendredi, le Troll a dû repartir dans sa cambrousse, ce qui est moyennement drôle, et le lave-linge de l’enfer a de nouveau décidé de me briser les ovaires, ce qui est encore moins drôle.

Hier, j’ai encore bu des mojitos. Et du saké (pour aller avec le resto jap), le tout avec un voisin, et c’était bien cool.

Et aujourd’hui, je voulais passer voir Doudou chez le tatoueur (notamment pour voir les locaux de la deuxième boutique), mais à la place j’attends Darty – les plages horaires de six heures, ou comment te faire perdre une demie-journée pour rien.

Je te laisse, je cherche encore à déterminer si je vais bouger ce soir ou pas.

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Humeur du jour : fatiguée.

État du Neurone : vaseux.

État du Poual : serpillière.

Coup(s) de gueule du moment : or donc, le lave-linge de l’enfer. En même temps c’pas comme si j’avais pas l’habitude, hein.

Coup(s) de cœur du moment : le retour d’une vie sociale à peu près décente et le raccourcissement des phases d’autisme.

Lecture(s) instructive(s) (ou pas) : j’avance doucement dans le tome 1 de Dôme et j’ai commencé la suite de Subaru, mais le lundi lecture de demain sera beaucoup plus léger que les précédents.

Dans les z’yeux : Orange is the new black, donc. Si tu n’as pas eu l’occasion de regarder, je t’invite à le faire sans plus tarder, parce que c’est une très bonne série.

Dans les z’oreilles : Indochine – Dancetaria.

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Un post featuring : pas grand-chose, en fait (à part de l’autisme primaire).

Mon hérisson du Gabon, cette semaine, j’ai décidé que le monde extérieur, c’était surfait, et je suis basiquement restée enfermée chez moi à me morfondre. C’est pas bien du tout.

Donc, je pétais la forme.

De lundi à jeudi, je n’ai adressé la parole qu’à mes chats (bon, j’exagère, c’est faux, mais pas loin), et j’étais tellement crevée que je ne suis sortie de chez moi que pour me ravitailler et faire mes séances de kiné. Ah si, tout de même, mardi je suis retournée chez mon tatoueur pour définir ce que je voulais pour le prochain : deadline pour le dessin le 14 juillet, puis ensuite, je vais en chier pendant de longs mois, je suppose (mais ça va être cool).

Vendredi j’ai eu une poussée de sociabilité et j’ai reçu Myrhyn à dîner, ce qui m’a fait du bien et m’a rappelée que des fois, les gens, c’est cool.

Samedi je suis retombée dans mon marasme physique et émotionnel mais j’ai quand même essayé de communiquer, même si c’était uniquement via mon pécé ou mon téléphone. Il en a résulté un débat intéressant sur Facebook, tu en sauras plus dans la section Dans les z’yeux de ce billet.

Aujourd’hui, du coup, ben, j’ai rien fait non plus, à part me cultiver en écoutant un replay de France Culture sur Mata Hari et en faisant des headwalls à répétition devant un documentaire sur l’alimentation et les pro-raw food (bizarrement quand on me dit que je vais guérir de la SEP juste en mangeant bio, végétarien et cru je rigole un peu jaune).

Je te laisse, faut que j’aille recouvrer figure humaine.

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Humeur du jour : grumpy.

État du Neurone : vaseux.

État du Poual : friche.

Coup(s) de gueule du moment : grumph.

Coup(s) de cœur du moment : demain.

Nouveaux-thés (et la bouffe qui va avec) : Thé box spéciale Japon avec beaucoup de Genmaicha.

Lecture(s) instructive(s) (ou pas) : semaine entièrement consacrée à Dan Wells, on en reparle demain.

Dans les z’yeux : terminé Smash, Misfits (enfin, reste l’épisode de Noël) et vu deux épisodes sur six de la dernière saison de Being Human UK (les avantages d’être dans une période où on n’a pas envie de sortir de chez soi). Vu également un documentaire intéressant qui tourne pas mal sur les blogs vegan en ce moment : Gros, malade et presque mort. J’adhère clairement pas à tout et y aurait beaucoup à dire, mais je me suis déjà largement exprimée sur le sujet sur Facebook et ce serait trop long à synthétiser ici – cela dit, je partage parce que ça vaut le coup de regarder.

Dans les z’oreilles : attention, midinette qui s’exprime. J’ai un peu chouiné lors du dernier épisode de Smash, et je me suis repassé cette séquence au moins une bonne quinzaine de fois, ahah -_-‘.

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Un post featuring : de la haine profonde, des trucs de meuf (cela dit, ami couillu, tu as le droit de te sentir concerné aussi, si tu es un minimum aware de la vie intérieure des femmes de ton entourage).

Je sais que je suis une poissarde de compétition, mais quand même, des fois, je me dis que je dois avoir accumulé des points de karma négatif à la pelle dans une autre vie. C’est pas possible autrement.

Cet après-midi j’avais rendez-vous avec une énième gynéco, en espérant très fort que celle-là serait la bonne, qu’elle ne me demanderait pas de me foutre intégralement à poil au milieu de son cabinet (comme la dernière, par exemple, qui a trouvé tout à fait naturel de me demander de me peser, en face de son bureau, porte ouverte, alors que je portais en tout et pour tout…ma paire de chaussettes. Normal), qu’elle ne me casserait pas les couilles avec mon non désir d’enfant, qu’elle arrêterait de me soûler avec la clope (et encore, j’ai la chance de ne pas être en surpoids parce que je connais des copines qui s’en prennent plein la tronche à chaque consultation pour 500 grammes en trop), et surtout, qu’elle serait celle qui accepterait enfin de me poser un stérilet.

Il faut dire que j’ai la Lose avec tout ce qui est hormonal : j’ai pu expérimenter au fil de mes diverses pilules, la prise de poids (classique tu me diras, mais 5kgs en un mois ça fait quand même un peu beaucoup), la libido en berne (déjà que de base avec une SEP t’es moyennement aidée…), l’acné, les chutes de cheveux, les migraines (encore plus foudroyantes que d’habitude), et même l’allergie au soleil. J’ai également réussi l’exploit de tomber enceinte sous patch (et non, il n’était pas décollé, contrairement aux fielleuses insinuations que j’ai pu recevoir en pleine gueule) (je ne sais pas pour toi, consœur de galère, mais j’ai souvent l’impression que les gynécos considèrent les femmes comme des débiles profondes, ou au mieux des ados attardées).

Bref, tu l’auras compris, c’est pas vraiment l’amour fou entre les hormones et moi, surtout que régulièrement, Neuro se retrouve à me filer des trucs qui ne sont pas forcément compatibles (récemment, les anti-narcoleptiques de l’enfer dont je te parlais le mois dernier, mais aussi certaines anti-dépresseurs qu’il a pu me prescrire par le passé)…ceci sans penser à m’en informer, bien entendu, parce que c’est vrai que quand t’es malade t’as obligatoirement aucune vie sexuelle.

En toute logique, tu me diras, il me faut donc une contraception non hormonale, et surtout une contraception sûre, parce que je n’ai pas le droit de tomber enceinte avec le traitement que je prends. Bon, les capotes c’est bien gentil mais pas super fiable, du coup ça fait quelques années que je me bats (littéralement) pour avoir un stérilet. Au cours des dix dernières années, je crois que j’ai eu droit à tout :

– Le pro-life qui préfère me charcuter et me dire que je suis malformée (c’est le seul, hein…alors soit les autres étaient aveugles, soit il était vraiment de mauvaise foi) plutôt que de me poser le stérilet (en insistant à mort sur le fait que c’était la porte ouverte à toutes les MST qui passent, parce qu’évidemment je ne suis qu’une écervelée). Ah oui, et qui ne s’est même pas rendu compte que j’étais enceinte (ou alors qui a trouvé plus sympa de ne rien me dire, des fois que sur un malentendu j’aurais décidé de le garder malgré mon traitement).

– Celle qui a une génération de retard et qui me dit que comme j’ai pas eu d’enfants ça va pas être possible (visiblement, elle n’avait jamais entendu parler des stérilets adaptés aux nullipares).

– La pro-hormones qui alors que je lui dis que je ne supporte pas ma pilule actuelle me file la même en plus fort, très incompatible avec la clope, et qui préfère m’engueuler pendant une demi-heure parce que je fume, plutôt que de me dire que ce serait mieux si j’arrête et de me filer un truc qui ne risque pas de me provoquer d’embolie pulmonaire ou d’AVC.

– La connasse qui m’a donc demandé de retirer TOUS mes vêtements, porte ouverte, avec n’importe qui qui peut regarder, et qui me parle comme si j’étais une teubée de pas avoir réussi à trouver un-e gynéco qui voulait bien me poser un stérilet (comment te dire…si les précédents avaient voulu je serais pas là, hein. Du coup j’y suis pas retournée, j’aurais peut-être dû, mais ça m’a coupé toute envie de revenir la voir).

…et j’en passe.

Aujourd’hui, celle que j’ai vue ne m’a pas demandé de me déshabiller. En fait, elle ne m’a même pas examinée, elle avait pas le temps. Et quand j’ai évoqué le stérilet, elle a aussi refusé. Le motif ? « oui, vous comprenez, avec votre SEP, vous prenez un traitement immunosuppresseur, vous allez choper n’importe quelle infection ». On me l’avait encore jamais faite, celle-là, tiens. J’ai eu beau essayer de lui expliquer que c’était qu’une perfusion par mois, qu’il y avait quand même peu de risques, elle n’a rien voulu entendre et a commencé à s’emballer en me parlant de risques de stérilité (euh…).

Quand je lui ai dit que vraiment, les hormones et moi, c’était vraiment pas une bonne idée, elle m’a sorti « bah dans ce cas vous restez aux capotes, hein ». Je lui ai dit que j’aurais quand même aimé un truc en plus histoire de ne pas flipper à chaque fois que je décide de m’envoyer en l’air, elle m’a répondu « les ovules, éventuellement ». OK. Merci, ça m’aide vraiment.

Bon, en vrai elle a quand même insisté pour me prescrire une pilule, moins violente que celles que j’ai eues avant, mais une pilule quand même. « On sait jamais, puis si vous supportez bien on va essayer l’implant ». Oui, les dix méthodes hormonales précédentes n’ont pas marché, mais on sait jamais, en effet.

Je te jure, je suis à deux plaquettes de demander une ligature des trompes, sans déconner.

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Humeur du jour : rage.

État du Neurone : désespoir.

État du Poual : hirsute, bis.

Coup(s) de gueule du moment : hum.

Coup(s) de cœur du moment : hum, bis.

Trucs de greluche : j’avais mis de grands espoirs dans le maquillage minéral Lily Lolo. Je suis un peu déçue (mais j’ai des nouvelles rangers qui sont très bien, ça compense un peu).

Lecture(s) instructive(s) (ou pas) : Des fleurs pour Algernon, Daniel Keyes. J’en suis même pas à la moitié et je trouve ça déjà assez insoutenable (mais sinon c’est bien, hein).

Dans les z’oreilles : Joy Divsion – She lost control (bon, pas encore, mais ça ne saurait tarder).

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Un post featuring : les livres de la semaine (enfin !), des kilomètres à pied, du foutage de gueule, du cinéma, du craquage de slip.

Ami-e lecteur-trice, j’ai passé une fin de semaine plutôt éprouvante, et je ne te cache pas que je suis complètement à la ramasse. Je m’excuse d’avance si ce billet est complètement décousu, mets ça sur le compte de la fatigue.

Vendredi le VDG m’a fait passer une journée proprement cauchemardesque, je t’en reparle dans le coup de gueule du moment, tu verras c’était épique.

Samedi j’ai comaté comme une grosse larve après 10h de sommeil bien mérité, en me traînant lamentablement entre mon canapé et mon bureau. Tout ce que j’ai pu faire c’est lire un bouquin et regarder le dernier épisode de Glee, pour te dire à quel point c’était la déchéance physique.

Dimanche en revanche j’étais carrément au taquet (preuve que je commence peut-être à récupérer un peu mieux – enfin, j’hyperbole un chouïa mais je préfère être optimiste) et j’ai enchaîné la manif’ en faveur du mariage pour tous avec Brian, le marché de Nowel aux Caves (où le boyfriend a littéralement craqué son slip), puis enfin Skyfall au ciné.

Autant te dire que tout à l’heure, la kiné va un peu tirer la gueule en constatant mes courbatures.

Mais trêve de bavardages, passons aux livres de la semaine : cette fois-ci, j’ai un peu plus de matière à te proposer !

La semaine dernière, j’ai lu :

Le passage de la nuit, Haruki Murakami : rien à dire, c’est beau, poétique, onirique, philosophique, un peu fantastique et un poil désespéré, comme tous les Murakami (que veux-tu, je suis fan). Note : 16/20.

Flibustière !, Johan Héliot : « 1797 Aristide Dumas embarque à La Rochelle avec sa femme et sa fille à destination des Caraïbes. Peu avant leur arrivée, sa femme meurt en mettant au monde un garçon, et leur navire, La Destinée, est abordé par un corsaire. Le destin d’Alexia est scellé. À douze ans, déguisée en garçon, elle rejoint la communauté des frères Lafitte, célèbres flibustiers établis à l’embouchure du Mississipi, pour garantir sa survie et celle de son jeune frère… » Bon, c’est très clairement un bouquin jeunesse, mais il est passionnant (beaucoup de détails historiques, un peu didactique mais énormément d’action, une héroïne attachante et débrouillarde) et se lit excessivement vite. Je suis ravie qu’il s’agisse d’une série car la fin m’a laissée un peu frustrée de ne pas savoir ce qui allait se passer pour Alexia et sa famille. Big up en outre pour l’hommage à Alexandre Dumas. Je conseille ce bouquin à absolument tout le monde (pour les gamins, ça dépend de leur maturité, il paraît que c’est conseillé plutôt à partir de 10 ans, mais c’est le genre de trucs que je lisais déjà à 8 ans et je considère pas avoir été particulièrement aware) (bon, peut-être un peu plus que le Kevin de base), pour peu que la flibuste, l’action et l’histoire t’intéressent un minimum. Note : 16/20.

J’ai continué :

Faërie, Raymond Feist : je suis presque à la fin de ce pavé interminable. Je sais pas, ça devait pas être le bon moment pour le lire, parce que techniquement je ne devrais pas lutter à ce point. Surtout que dans l’absolu, ce bouquin me plaît.

J’ai commencé :

Le rire de Zorro, Martin Winckler : très très intéressant. Une étude de l’influence du personnage de Zorro dans la culture populaire occidentale (comics, séries télé et films de super-héros notamment). Bien écrit, plaisant à lire et fourmillant d’informations sans pour autant devenir encyclopédique-chiant, on y apprend beaucoup de choses. J’en suis à un peu plus de la moitié (je le lis au compte-goutte, c’est un livre plutôt court) et j’aime beaucoup.

Cette semaine, je lis :

J’espère pouvoir terminer Faërie (parce que là ça commence à bien faire), je pense finir sans trop de souci Le rire de Zorro, et je compte entamer Yellow Submarine n° 128 – Londres, ville de l’imaginaire, fanzine un peu hybride entre guide et recueil de nouvelles, que m’a prêté Mi cette semaine et qui a l’air plutôt inspirant. Ce sera déjà pas mal, sachant que j’ai un peu trop tiré sur la corde ce week-end, et que je prévois encore un peu de marche mardi pour l’expo sur le thé au musée Guimet, je risque d’être moyen fraîche et dispose pour la lecture.

Allez, je te laisse, j’ai kiné.

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Humeur du jour : sereine.

État du Neurone : courbatu.

État du Poual : aussi.

Coup(s) de gueule du moment : ah, le VDG…comment te dire ? Me coller une consultation neuro à 8h30 du matin, bon. Me faire recevoir par Neuro bien-aimé à 9h15, Neuro qui s’eclipse plusieurs fois durant la consultation pour des urgences, puis qui me dit que franchement me voir le matin ça l’arrange pas (je te rassure monsieur, moi non plus ça m’arrange pas, on m’a pas laissé le choix, tu pouvais aussi décider me venir me voir dans ma chambre dans l’après-midi, c’est un peu toi qui décides à la base), j’ai déjà trouvé que c’était d’un comique un peu opaque. Je m’étais consolée en me disant que puisqu’on me faisait venir tôt, la perfusion allait passer tôt aussi. Ou pas : 14h30…parce qu’on avait oublié de valider le protocole \o/ Ajoute à ça une première infirmière qui fait passer la perf en dehors de la veine (« oh, c’est pas bon, votre bras commence à gonfler »…ok, t’es super rassurante comme meuf) ; puis une seconde qui me perfuse dans mon bras tatoué et qui en me retirant la perf fait sauter le cathéter et gicler du sang partout. Glamour toujours. Et je te passe les détails du repas (mais le poisson pané bouilli, c’est concept). Bref : une bonne journée. (en plus je suis fauchée – heureusement que je suis payée en avance ce mois-ci !)

Coup(s) de cœur du moment : heureusement, ce week-end et surtout ce dimanche, j’ai un peu rattrapé la Lose de vendredi. Une agréable manif’ (ça faisait vraiment chaud au cœur de voir des familles, homo et hétéros, des petits vieux, des jeunes, et tout ça dans la bonne humeur), des tonnes de bonnes choses achetées aux Caves, un chouette ciné. Et mon tatouage continue de bien cicatriser.

Dans les z’yeux : donc, Skyfall. Je suis pas über-fan des James Bond en général, et j’ai tendance à penser que Daniel Craig ressemble plus à un tueur du KGB qu’à un espion anglais et flegmatique, mais celui-là, j’ai franchement beaucoup aimé. Si tu ne l’as pas encore vu, je te conseille d’y aller, j’ai passé un très bon moment.

Dans les z’oreilles : IAMX – The Unified Field. J’avoue que pour le moment je ne sais pas trop quoi penser de ce nouveau single, je m’étais habituée à des choses un peu plus…brutes ?

Un post avec dedans : de la profondeur (de bonnet).

Il paraît qu’au mois d’octobre, on est censé promouvoir le dépistage du cancer du sein, je m’en vais donc te parler nichons. Les miens, parce que basiquement je ne connais qu’eux de façon suffisamment intime pour t’en causer, et que bon, ceux de ta mère sont peut-être très chouettes mais on n’a pas été présentés.

Bref. Le dépistage, donc.

Tu dois le savoir depuis que tu viens ici, j’ai une SEP qui me pourrit régulièrement l’existence mais en gros la plupart du temps j’arrive à peu près à gérer. Sauf que de base, j’ai aussi et surtout un potentiel de Lose particulièrement élevé, qui d’ailleurs s’est exprimé avec enthousiasme pendant des lustres, notamment au cours de la funeste année 2009 (après ça s’est calmé, mais 2009 c’était quand même bien moisi comme millésime).

Or donc, en 2009, je vivais des trucs pas très cool, et du coup je pesais pas loin de 20 kilos de moins que maintenant (et je ne suis pas en surpoids, donc forcément c’était pas terrible), ce qui fait que mon neurologue préféré se demandait sérieusement si je ne me laissais pas mourir de faim (non). Ce qui fait aussi que j’arborais fièrement un petit bonnet B (en gonflant les poumons).

On va dire que le point positif, c’est que comme j’avais plus un gramme de graisse pour enrober tout ça, le jour où j’ai senti un truc suspect dans le nichon droit, je l’ai bien senti. Je suis pas du genre hypocondriaque et je vais rarement chez le médecin sauf pour ma SEP : pour tout te dire, le gynéco, à part un frottis tous les trois ou quatre ans quand j’y pensais, je m’en passais très bien vu que je n’ai jamais eu de soucis (pour te vendre encore plus de rêve, la seule fois où j’ai cru m’être chopé une mycose, en fait c’était une allergie due à conservateur dans mon gel douche) (glamour, je sais). Même quand je prenais la pilule, je passais par un-e généraliste pour avoir mon ordonnance.

Sauf que bon, cette fois-ci j’ai bien flippé ma race et je suis allée faire vérifier tout ça. Alors rassure-toi, j’ai juste un adénofibrome (une tumeur bénigne à surveiller régulièrement, mais rien de très inquiétant), mais si ça se trouve ça aurait pu être autre chose et si je n’avais pas autant maigri à ce moment-là je ne m’en serais peut-être jamais aperçue (ce qui aurait été ballot si ça avait été quelque chose de plus grave, vue la régularité avec laquelle je me faisais palper les boobs à l’époque).

Donc voilà, je ne vais pas t’enjoindre de passer une mammographie dans les jours qui suivent, mais quand même. Faire checker ça par un-e gynéco de temps en temps, ça peut pas faire de mal, et si il ou elle te dit que ce serait mieux que tu fasses des examens complémentaires, il vaut mieux suivre son conseil. Parce qu’on sait jamais. Je vais pas t’inciter non plus à t’acheter un Chubby stick rose ou que sais-je encore pour soutenir la recherche, après tout tu fais bien ce que tu veux (mais les Chubby sticks, c’est le bien et si ça peut te donner bonne conscience, pourquoi pas) (mais cela dit je préférerais que tu ailles te faire tripoter le nichon par un-e pro).

C’était la fin de la minute moralisatrice, tu peux t’en retourner vaquer à tes occupations.

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Humeur du jour : il est 18h et je ne suis toujours pas réveillée. Joie.

État du Neurone : il est 18h et je ne suis toujours pas réveillée.

État du Poual : oh, un poulpe !

Coup(s) de gueule du moment : il est 18h et je ne suis toujours pas réveillée, bordel.

Coup(s) de cœur du moment : le mois Neil Gaiman sur le forum <3

Trucs de greluche : eh mais en fait, la BB cream, quand c’est de de la vraie, c’est vachement bien.

Lecture(s) instructive(s) (ou pas) : Alpha et Omega de Patricia Briggs c’est chouette, je t’en parle lundi.

Nouveaux-thés : ma Thé box n’est toujours pas arrivée. Je suis frustration.

Dans les z’yeux : je cherche avec acharnement Single Father avec David Tennant, mon dealer habituel a enlevé les liens. Sinon, Arte a programmé une soirée sur le mouvement goth le 3 novembre. Il y a des chances pour que ce ne soit pas un énième ramassis de clichés débiles, donc je pense que je vais regarder.

Dans les z’oreilles : Bauhaus – She’s in parties.

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Un post avec dedans : de la mauvaise humeur, des livres, un anniversaire, des mini-Attila, et puis d’autres trucs aussi mais là j’ai pas d’idée.

Depuis que je me suis abonnée à Hellocoton, je me rends compte que je suis une super-mauvaise blogueuse. Je suis incapable de me tenir à un seul sujet, ça part toujours dans tous les sens, je suis pas régulière, bref, je suis à peu près certaine de ne jamais faire de Une, tout simplement parce qu’au-delà de mes qualités (réelles ou non) d’écriture, on ne saurait probablement pas dans quelle catégorie me mettre.

Là par exemple je vais te parler de bouquins mais je vais pas pouvoir m’empêcher de te causer de la dernière série que j’ai vue, de mes chats, des effets secondaires trop kikoolol de mes médicaments et d’autres sujets qui n’ont absolument rien à voir avec mon amour des livres. Mais c’est pas grave, et comme je ne suis plus à une incohérence près, j’inaugure aujourd’hui le fameux C’est lundi, que lisez-vous ?, en sachant pertinemment qu’à chaque fois que je ponds un post je te parle de ce que je lis en ce moment, ahah.

Bref, c’est lundi, et cette semaine je lis Les Dragons de Meereen de George RR Martin, parce que je crois que je ne me lasserai jamais du Trône de fer. Comme pour le tome précédent, le changement de traducteur fait que je trouve la lecture plus fluide, mais d’un autre côté, j’ai aussi l’impression qu’on perd en richesse de langage. Évidemment j’ai plaisir à retrouver mes personnages préférés, même si pour le moment je n’ai lu que quelques chapitres. Je sens que je vais le savourer lentement, celui-là.

J’ai également lu ce matin Vie de meuf en version bouquin. À ne pas feuilleter si on est déjà de mauvaise humeur, ça risque d’empirer. À côté de ça, ça fait pas de mal de se prendre un petit rappel comme ça dans la gueule.

Et comme, en plus de m’être ruinée à l’occasion de la soirée des éditions Asgard / Midgard / Lokomodo, Bragelonne a également fait exploser mon portefeuille à cause de son opération e-books à 1€, je me retrouve non plus avec sept, mais 33 livres en plus dans ma PAL. En trois jours. Tout. Va. Bien. Bref, je pense commencer avec Baroque’n’Roll, parce que la quatrième de couverture m’a fait hurler de rire.

Enfin, vu qu’a priori cette semaine je vais encore passer pas mal de temps emmitouflée dans une couverture à maudire mon système nerveux défaillant, je vais sans doute entamer d’autres livres, du genre Quadruple assassinat dans la rue de la Morgue de Cécile Duquenne, depuis le temps que je voulais l’acheter.

Bon, je te laisse, j’ai des bouquins à lire.

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Humeur du jour : frileuse.

État du Neurone : oui alors les anti-parkinsoniens, en fait j’suis pas sûre, hein…

État du Poual : boarf…

Coup(s) de gueule du moment : j’ai putain de froid. Il fait 20°C dehors, cet hiver j’ai arrêté de transpirer quand il a fait -10°C, et j’ai froid. Juste : pourquoi ? >_<

Coup(s) de cœur du moment : l’anniv de Brian samedi, c’était chouette, on a bien mangé, bien bu, et on s’est amusés à se balancer des cotillons à la gueule comme si on avait 12 ans.

Le point JDR : si tout se passe bien, ce weekend c’est Crime et Agone.

Trucs de greluche du moment : va falloir que je me rachète une éponge Konjac, vu que les chats ont décidé de jouer au foot avec la mienne…Celles de Bazar Bio sont bien, mais plutôt chères, une alternative ?

Lecture(s) instructive(s) (ou pas) : j’ai réussi à me retenir pendant une semaine entière après l’avoir reçu, mais je ne pouvais pas résister plus longtemps : Les Dragons de Meereen, évidemment (maintenant il va falloir le faire durer parce que le tome 15 n’arrivera pas avant janvier). Sinon j’ai aussi lu Vie de Meuf, le bouquin, qui se laisse feuilleter mais qui a tendance à me donner envie de me tirer une balle si je suis de mauvais poil.

Nouveaux-thés : Jardin des Hespérides, toujours dans ma Thé-box de ce mois-ci.

Dans les z’yeux : bon, Guys with kids, c’est pas terrible. Le jeu des acteurs est beaucoup trop sitcom, et le scénar’ du pilote m’a laissée de marbre (avalanche de clichés). Je pense que je vais zapper. Sinon, regarder DW entre groupies, c’est toujours agréable. Et Downton Abbey ça reprend aujourd’hui \o/

Dans les z’oreilles : j’aurais bien aimé te proposer Music people d’IAMX mais y a pas de clip officiel et les lives que j’ai trouvés étaient pourris. Donc à la place ça va être Ghosts of Utopia.

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