Un post avec dedans : les lectures de la semaine, et à l’heure s’il te plaît. Et puis un peu de fangirlisme, aussi.

La semaine dernière, j’ai lu :

demons2Démons, tome 2, Royce Buckhingam : « Sauver le monde ? La routine !  La statue du Troll de Seattle a disparu. La retrouver est une mission pour un Gardien de démons : la sculpture en béton est une entité chaotique de catégorie nuisible. Encore une fois, c’est Nat qui s’y colle. Des suspects ? Un journaliste bizarre et bien trop curieux, une jeune fille au look de hippie et au comportement louche, et des démons élémentaires en pleine ébullition. Il faudra trois chèvres, une bonne dose de ruse et une Coccinelle bariolée pour résoudre l’énigme de cette disparition ! Nat rempile pour un sale boulot, mais les démons, c’est son affaire ». Comme je te le disais la semaine dernière, je ne m’attendais pas à grand-chose avec cette suite, et j’avais raison. Alors que j’aurais pu comprendre le manque de développement des personnages dans le premier tome, pour cause de mise en place et d’introduction, je n’ai malheureusement constaté aucun progrès dans le second. Tout reste extrêmement superficiel et survolé, même les scènes qui auraient dû avoir une intensité dramatique conséquente. Ici, rien : je n’ai ressenti aucune empathie pour les personnages, les scènes d’action ne m’ont pas fait frémir, et les passages censés être drôles ne m’ont même pas arraché un sourire. Bref, c’était franchement moyen. La fin laisse supposer qu’il pourrait y avoir une suite, mais si elle existe, je n’ai pas l’intention de m’y intéresser. Note : 12/20, ça pourrait peut-être plaire à un-e gamin-e, et encore.

madame-butterfly-de-lacombe-964961450_MLMadame Butterfly, Benjamin Lacombe : « L’inoubliable histoire de Madame Butterfly, souvent contée sous différentes formes (le célèbre opéra de Giacomo Puccini, la pièce de David Belasco ou le récit intimiste de Pierre Loti), vous est ici présentée dans une version totalement inédite et magistrale. Benjamin Lacombe réinterprète ce drame amoureux, narré à la première personne par un Pinkertown rongé par le remord d’avoir brisé les ailes de la délicate femme papillon, et nous entraîne dans un Japon révolu, à la beauté et l’exotisme intacts. Madame Butterfly est aussi un livre d’artiste de grand format et à la fabrication exceptionnelle. Tissus, papiers précieux et reliures à la japonaise pour ce livre-objet où s’épanouissent d’éblouissantes peintures à l’huile d’un côté et de l’autre se déploie, sur près de 10 mètres de long, une fresque au crayon et à l’aquarelle ». Offert par Daria et Le Gritche pour mon anniversaire, je ne saurais te dire à quel point ce bouquin est un objet merveilleux : il faut l’avoir entre les mains pour apprécier sa qualité. L’histoire en elle-même, tout le monde la connaît, et j’aurais préféré qu’elle soit moins résumée, mais ici ce qui importe vraiment c’est le travail d’illustration et d’édition, tellement beau que je ne pense pas le prêter un jour à qui que ce soit. Note : 17/20 (je ne mets pas plus à cause du texte, plaisant mais anecdotique).

Sunk, David Calvo et Fabrice Colin : « Sunk est un monde qui coule. On ne sait pas très bien si c’est l’eau qui monte ou si c’est l’île qui descend, mais soyons honnête, ça ne change pas grand-chose au problème : les habitants paniqués grimpent vers des hauteurs toujours plus étroites et mal fréquentées, et le processus de destruction suit inexorablement son cours. Sous l’œil attentif du mystérieux Sémaphore, Arnaud et son frère Sébastien (mythomane imaginatif et magicien complexé) font comme tout le monde : ils sauvent leur peau. Dans un univers d’Orques épaulards, de bateaux en pierre, de canards et de bicyclettes rouillées, ils rivalisent d’inventivité pour retarder l’inéluctable – en inventant des religions, par exemple. Ou en se mouchant. Mais face à la mer hérissée de dents pointues, face à la Roue De la Fortune Tueuse, face surtout à l’ineptie congénitale de leurs compatriotes, nos amis ont-ils la moindre chance ? Inutile d’envoyer des SMS, c’est pas vous qui décidez. Inspirée par des écrivains français oubliés depuis longtemps, parfaitement documentée, hantée par les fantômes de Jacques Tati, Marcel Pagnol et Robert E. Howard, cette parabole initiatique, contenant de vraies recettes de pizza inédites, trimbalera le lecteur téméraire de villes boueuses en révélations fracassantes, avec en son cœur une seule devise: si le naufrage est inévitable, détends-toi, ami, et reprends donc un Picon bière ». Offert pour mon anniversaire par Doudou (ce me semble), c’est, pour reprendre les mots de ma femme « le Colin d’anniversaire » de cette année (oui, tous les ans on m’offre du Colin, et je suis loin de m’en plaindre). Bon, alors. Inutile de te raconter ce qui se passe dans ce bouquin : le résumé t’a paru n’impesque ? C’est normal : l’histoire est complètement absurde, le comportement des personnages aussi, et nos deux anti-héros sont un psychopathe et un rêveur invétéré qui n’a lui non plus pas toute sa tête. Cela dit, j’ai adoré, même si soyons clairs, c’est certainement pas à mettre entre toutes les mains (il y a du cul, du sang, et des choses tellement dures que je me serais presque crue dans un Thomas Day sous champis). J’ai beaucoup ri au début (même si parfois jaune, mais je suppose que c’était fait exprès), j’ai grincé des dents au milieu et j’ai (beaucoup) pleuré à la fin. Te voilà prévenu-e. Note : 16,5/20.

J’ai lu aussi :

Est-ce que tu sais qu’il y a statistiquement 9 milliards de planètes habitables dans notre galaxie ? Personnellement, je trouve ça über-cool.

Cette semaine, je lis :

Aucune idée. J’ai sorti un Tanith Lee de ma bibliothèque (lui aussi offert pour mon anniversaire), mais en vérité je ne sais pas du tout si je vais le lire. Je suppose que ce sera la surprise.

Je te laisse, j’ai rendez-vous à la médecine du travail.

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Humeur du jour : stressée.

État du Neurone : embrumé.

État du Poual : électrique.

Coup(s) de gueule du moment : oh, le premier tiers des impôts qui tombe, j’en avais vachement besoin, tiens.

Coup(s) de cœur du moment : je te rappelle que je vais voir Depeche Mode en concert mercredi, alors je ne peux pas être complètement de mauvaise humeur, tout de même. 

Dans les z’yeux : la fin de la saison 2 de Ripper street aurait pu être chouette, si ça n’avait pas été aussi la fin de la série. Je suis dégoûtée.

Dans les z’oreilles : oh bah allez, je vais faire ma groupie, hein. Depeche Mode – Should be higher (live).

 

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