C’est lundi, que lisez-vous ? #62

Publié: 9 décembre 2013 dans ...Quoi de neuf ?, Fangirlisme acharné, Je suis une lectrice compulsive, Ma vie (ma Lose, mon poisson rouge)

Un post avec dedans : de l’avant-première, les lectures de la semaine.

Alors, tu pourrais croire qu’avec la liste qui suit, j’ai bombardé question bouquins ces derniers jours. Il n’en est rien, puisque j’ai privilégié les lectures courtes, mais bon, ça fait toujours du bien de voir un billet un peu plus étoffé que lors des dernières éditions, n’est-ce pas.

La semaine dernière, j’ai lu :

arlisArlis des forains, Mélanie Fazi: « Arlis est orphelin. Il a été recueilli par Emmett et Lindy, des forains. Entouré, entre autres, de Jared, le cul-de-jatte, et de Katrina, la fille aux serpents, il vit une enfance singulière, mais heureuse, sur les routes qui le mènent de ville en ville. L’arrivée des forains à Bailey Creek ne passe pas inaperçue et, comme souvent, Arlis est le centre d’intérêt de tous les enfants de la ville. Et plus particulièrement de Faith, la fille du pasteur. Elle fera découvrir à Arlis d’étranges rituels et lui ouvrira les portes d’un monde plein de mystères…et de dangers ». Comme je te le disais la semaine dernière, ce livre est une relecture, mais c’était une bonne idée de se replonger dedans, car si je me rappelais parfaitement l’atmosphère qui se dégageait du bouquin, j’en avais oublié les détails. Cette seconde lecture a comme je m’y attendais été très agréable. Le style de Mélanie Fazi ne s’embarrasse pas de fioritures, mais réussit à poser une ambiance en quelques phrases, ce qui pour moi est gage de grande qualité. Il a été très facile pour moi d’avoir à nouveau 11 ans et de me retrouver avec Arlis au milieu des champs de blé entourant une petite ville au milieu de nulle part. Ça sent la poussière et le soleil, et la fin de l’innocence. Arlis est en quête d’identité (littéralement) et ne la trouvera qu’au sortir de l’enfance – je pense que finalement, au-delà de l’aspect surnaturel, c’est ce qu’il faut retenir du bouquin : la sortie de l’enfance et la découverte du monde et de soi. En plus, ça se lit très vite, donc fonce, tu peux y aller les yeux fermés. Note : 17/20.

L’automate de Nuremberg, Thomas Day : « Ai-je une âme, Père ? Telle est la question que Melchior Hauser, le célèbre automate joueur d’échecs, veut poser à son créateur, Viktor Hauser. De la cour de Russie au quartier juif de Nuremberg, des brumes londoniennes aux chaleurs de l’Afrique, il part à la recherche de ses origines, mais sa quête pourrait bien lui réserver des surprises… ». Ce très court roman (120 pages environ) est également une relecture – je t’avoue que j’ai été moyennement motivée ces derniers temps pour chercher à lire du neuf (en ce moment la lecture qui me passionne le plus c’est Science et vie, je devrais peut-être chercher du côté de la SF, va savoir). Mais là encore, c’était une bonne idée de le relire, d’une part parce que Thomas Day est un de mes auteurs préférés, d’autre part parce que j’avais complètement oublié la fin. Si tu es familier-e avec l’œuvre de Day, tu sais sans doute que généralement, ça pue le sang, les tripes et l’ultra-violence. L’automate de Nuremberg fait partie des exceptions : il y est essentiellement question de l’âme, de Dieu, et de ce qui fait un être humain. Il y a beaucoup de poésie dans cette uchronie (Napoléon n’est pas mort à Sainte-Hélène et Thomas Day nous offre une hypothèse intéressante sur l’identité de Kaspar Hauser, par exemple), beaucoup de tristesse aussi, et Melchior y est probablement beaucoup plus humain que beaucoup d’entre nous. Si tu ne connais pas Thomas Day, ce livre ne te donnera peut-être pas un réel aperçu de son univers, mais c’est un bon bouquin pour commencer en douceur. Note : 17/20.

Raoul des crapauds, Sylvie Denis : une nouvelle de fantasy gratuite que j’avais téléchargée il y a quelques mois sur Emaginaire (si je me souviens bien). Malheureusement, il semble qu’elle soit liée à l’univers du roman Haute-École, que je ne connais pas du tout. Du coup, je n’ai pas compris grand-chose de cette histoire d’ancien élève de la dite école, forcé de suivre une meute de rats vers un ancien camarade mort. Voilà voilà. C’est bien écrit mais franchement, je pense que sans connaître le contexte, ça n’a pas grand intérêt. Note : 12/20.

La stratégie du requin, Jean-Claude Dunyach : « J’ai avalé l’appât, l’hameçon et la ligne. Puis, en remontant le fil, j’ai dévoré le pêcheur. C’est la faim qui nous sauve, disent les hackers, mais ils confondent gourmandise et appétit. Moi, je suis capable d’engloutir le monde. Et je commence à en avoir envie… ». Également une nouvelle, de SF cette fois, disponible gratuitement il y a quelques mois sur le même site que Raoul des crapauds. J’ai largement préféré celle-ci : je ne sais pas si la nouvelle est liée à un roman, mais elle se suffit à elle-même. Une très chouette allégorie de la définition de soi, où les plus grands hackers ont projeté leur conscience dans la « mer » des informations virtuelles. Le protagoniste de cette histoire s’identifie logiquement (si si, je te jure que c’est logique) à un requin, et comme cité dans le résumé, il commence à avoir envie d’avaler le monde. Ajoute à ça un style redoutablement efficace, et me voilà comblée. Note : 15/20.

Dame de Troll, Terry Pratchett : également une nouvelle gratuite, téléchargée sur le même site que les deux précédentes. Bien évidemment liée à l’univers du Disque-Monde, et mettant en scène Cohen le Barbare. Très drôle, comme il se doit avec Pratchett, grinçante et politique, comme souvent. Note : 16/20.

J’ai lu aussi :

FFnet et Science et Vie, essentiellement. Encore une fois je n’ai pas foutu les pieds sur Tumblr, ce qui est très mauvais pour mon karma de féministe enragée, ahah.

Cette semaine, je lis :

J’hésite entre Frankenstein et Anno Dracula. On verra, si ça se trouve ce sera tout à fait autre chose, d’autant que je recommence à bosser la semaine prochaine et qu’il va quand même falloir qu’à mon boulot ils se décident enfin à me répondre sur pas mal de trucs, du coup je vais peut-être même pas ouvrir un bouquin.

Je te laisse, je dois aller à l’avant-première du deuxième volet de The Hobbit au Grand Rex (ohwi, déteste-moi). Et si j’ai la foi demain, une nouvelle recette (voire deux).

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Humeur du jour : nerd.

État du Neurone : tolkienisé.

État du Poual : électrique.

Coup(s) de gueule du moment : ce qui est génial avec l’administration, c’est que ça t’apprend la patience. Je ne sais toujours pas si je vais pouvoir descendre voir ma grand-mère à Noël, mais je fais chaque jour un pas de plus sur la voie de la zénitude. On peut pas tout avoir dans la vie.

Coup(s) de cœur du moment : je vais voir le Hobbit en avant-première au Grand Rex, qu’est-ce qu’il te faut de plus ?

Dans les z’yeux : vu mardi Hunger Games 2 – L’embrasement. Eh bien je dois admettre que c’est plutôt une bonne adaptation du bouquin, et j’ai passé un très chouette moment.

Dans les z’oreilles : si je m’écoutais je te proposerais bien l’album entier de Nadine Shah, mais j’ai peur de te soûler. Du coup, un petit peu de garage-rock suédois ; rien de tel qu’une bande de meufs énervées pour commencer la semaine sur les chapeaux de roue : Tiger Bell – Boy there you go.

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