Un post featuring : un lundi lecture tardif, une lente agonie.

Oui, alors, comment te dire. J’ai objectivement vécu des périodes beaucoup moins cool, mais je dois reconnaître que cette semaine a quand même été particulièrement éprouvante, et que j’ai vraiment eu beaucoup de mal à sortir du lit, et encore plus de chez moi.

Mais tu n’es pas là pour m’écouter me lamenter sur ma vie (ou peut-être que si, auquel cas je te renvoie en bas de l’article, comme d’habitude), on va donc détailler ce que j’ai malgré tout réussi à lire depuis la dernière fois.

La semaine dernière, j‘ai lu :

La chasse sauvage du colonel Rels, Armand Cabasson : « Lorsque la fantasy se perd dans les méandres de l’Histoire…on peut voir le roi Peste mener ses troupes dans un Londres ravagé par la maladie. Partir à la rencontre de Giacomo Mandeli, peintre de génie contraint de travailler pour l’Inquisition. Suivre les Vikings de Knut affrontant les armées anglo-saxonnes, ou, alors que la guerre de Sécession fait rage, vivre la dernière chasse sanglante du colonel Rels. Russie, Japon, Irlande, Espagne, États-Unis…Armand Cabasson nous entraîne dans un périple à travers l’Histoire, les légendes et les guerres, pour nous offrir des moments de fantasy forts, puissants, servis par une poésie sauvage ». Recueil de nouvelles acheté lors de la soirée de rentrée des Indés de l’Imaginaire. Je partais sans aucun a priori, ne connaissant pas du tout l’auteur avant de l’avoir rencontré, et disons-le tout de suite, j’ai plutôt aimé ce bouquin. Les nouvelles traitent toutes de sujets qui m’intéressent et sont très bien menées, le livre est assez court, très rapide et facile à lire, et l’interview de Cabasson en fin d’ouvrage est assez éclairante pour la compréhension de ses personnages. En revanche, si le style de l’auteur est fluide et agréable, je l’ai trouvé parfois un peu simple comparé à ceux de Niogret et Jaworski (les deux autres auteurs présents à la soirée), ce qui m’a un peu surprise vu que je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus « littéraire » (avec des milliers de guillemets, hein, mais il est vrai qu’on accuse souvent les auteurs de littérature de genre de se contenter de raconter des histoires sans faire particulièrement attention au style ; du coup, je sais pas, je m’attendais peut-être à quelque chose d’un peu plus élaboré, même si objectivement rien ne m’a gênée dans l’écriture de Cabasson). En bref, j’ai passé un moment très agréable avec ce bouquin. Note : 15,5/20.

Burlesque Girrrl, tomes 1 et 2, François Amoretti : « GIRRRL ou GRRRL. GRRRL comme le nom d’un groupe de rockabilly improbable. GRRRL comme une référence directe au Riot Grrrl, mouvement musical aux idées féministes, à la croisée du punk-rock et du rock alternatif. GRRRL enfin comme Violette, une jeune pin-up, la vingtaine, pulpeuse et tatouée, incarnation ROCK et burlesque des effeuilleuses Dita Von Teese aux Etats-Unis et Devil Doll en France. Bassiste dans un groupe, modèle pour sous-vêtements, elle alterne shootings et concerts, et compose ses morceaux à l’occasion. Une fille pas comme les autres et délicieusement GRRRL ». Alors, c’est un peu compliqué pour moi de parler de ce diptyque, parce que je te jure que dès le départ, je partais avec un a priori hyper positif et j’étais plus que prête à tomber irrémédiablement amoureuse de Violette, le personnage principal (même si le résumé de l’éditeur – et non pas celui de la quatrième de couv’ qui se résume à « Une pin-up. Du rock’n’roll. Des bagnoles » – m’a un peu gênée dans le sens où Violette est décrite comme une fille « pas comme les autres », comme si LaFâme (TM) était une entité unique et les meufs toutes pareilles sauf quelques « élues », mais bref, parenthèse féministe refermée, je vais prendre le parti d’interpréter cette phrase dans le sens où Violette a effectivement un look et un parcours un peu en dehors des sentiers battus, tout comme ses copines et les mecs de son groupe, et ne pas faire ma râleuse invétérée). J’ai lu des dizaines de critiques ultra-élogieuses un peu partout sur le net avant de me décider à les acheter (budget réduit, tout ça). Et honnêtement, je ne vais pas dire que je regrette mon achat parce que oui, le dessin est magnifique, les couleurs par Nephyla (dont j’aime beaucoup le travail en général) superbes, et Violette infiniment attachante. Sans parler de tout ce qu’il y a autour de l’histoire en elle-même, les préfaces écrites par deux effeuilleuses burlesques, les fan-arts et les interviews à la fin de chaque volume, qui offrent une vraie profondeur à l’univers décrit dans la BD et sont très intéressants, surtout pour les gens comme moi qui ne connaissent pas grand-chose à ce milieu (je veux dire, je suis tatouée, je porte parfois des jolies robes, mais le rockab’ et les bagnoles vintage pimpées, de base, c’est pas trop trop mon kiff). Oui, MAIS. Mais j’ai trouvé que l’histoire était super rapide et aurait mérité un développement beaucoup plus long (un troisième tome ou des volumes de 96 pages au lieu de 50, par exemple), ce qui fait que l’ensemble m’a laissé une impression de superficialité un peu décevante, alors que le sujet méritait bien plus de profondeur à mon avis. Mais je n’ai pas aimé du tout les dialogues, qui manquaient selon moi (tu connais mon obsession à ce sujet) cruellement de naturel. Et je trouve ça vraiment dommage, parce que tout partait d’une idée de départ vraiment intéressante, et parce que Violette est un personnage qui aurait mérité beaucoup plus. Ce qui fait de cette BD une demie-déception, alors que j’avais vraiment espéré un coup de cœur. Tant pis. Note : 14/20, pour le graphisme fabuleux et pour Violette et ses potes ainsi que pour tout ce qu’il y a autour de l’histoire, mais malheureusement pas plus, à cause de la narration.

J’ai lu aussi :

Les Inrocks, Tumblr, et le Hors-série Science et vie consacré à la conquête spatiale (notamment Mars), absolument passionnant.

Cette semaine, je lis :

Cœurs de rouille, de Justine Niogret. Du steampunk cette fois-ci, et je ne doute pas que je vais kiffer, comme d’habitude avec cette auteure.

Je te laisse, je retourne comater.

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Humeur du jour : toujours enrhumée.

État du Neurone : ibuprofénisé.

État du Poual : sans commentaire.

Coup(s) de gueule du moment : pff. Par quoi je commence ? Mon rhume carabiné qui m’a transformée en zombie doublé d’une usine à sécrétions pulmonaires ? Hiroshima dans mon utérus histoire de bien me casser par-dessus ? Le magnifique bouton de fièvre qui a profité d’un terrain plus que favorable (du coup) pour venir orner ma lèvre ? Ma cébé perdue qui m’a forcée à faire opposition auprès de ma banque un samedi (si quelqu’un la trouve, il-elle va pouvoir se faire plaisir en attendant mardi, hein, ça va être pheune) alors qu’il me reste en tout et pour tout 50 cts dans mon portefeuille ? Je sais pas, tu choisis, mais perso je commence à penser que j’aurais peut-être pas dû sortir de chez moi DU TOUT la semaine dernière.

Coup(s) de cœur du moment : heureusement, les gérants des Caves sont des amours qui m’ont permis de boire du thé à crédit pendant la très chouette partie de JDR à laquelle j’ai participé samedi après-midi (on est tous morts sauf le Troll qui a fait son sournois pour vaincre sans péril ni gloire, ahah). Et Doudou a aimé mes cookies coco-choco que je lui ai apportés hier pour le réconforter après sa séance de tatouage, alors tout n’est pas complètement perdu.

Dans les z’yeux : le pilote de Marvel agents of S.H.I.E.L.D était très attendu, et perso je l’ai trouvé très bien. Sinon je rattrape mon retard sur les films Marvel avec le visionnage de Captain America, et Iron Man 2 et 3. Autrement, niveau séries, les nouveautés de la rentrée ne m’inspirent pas des masses, et j’ai toujours pas rattrapé mon retard sur celles en cours (je pense que je ne le rattraperai jamais, de toute façon).

Dans les z’oreilles : Amanda Palmer – The bed song, histoire de bien déprimer, tiens.

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commentaires
  1. Cécile D. dit :

    J’ai adoré « Coeurs de rouille » ! Hâte de savoir ce que tu en penses :)
    De mon côté, faut que je me plonge dans le recueil de Cabasson…

    +1 pour le pilote de Agents of SHIELD. Perso, j’ai beaucoup aimé. Simple et efficace, drôle et plein de clins d’oeil, ça promet pour la suite ^^

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