Un post featuring : un seul bouquin, mais quand tu vas lire ma critique, ça ne te surprendra pas.

Bon. Je dois t’avouer que j’ai failli ne pas poster de lundi lecture aujourd’hui, parce que j’ai bien l’impression de couver une crève assez carabinée : pour te dire, cette nuit, j’avais le nez tellement bouché que mes propres ronflements m’ont réveillée, et depuis que je suis levée je lutte pour ne pas retourner au lit, tout en avalant les litres de thé et de lait chaud au miel pour tenter de réhydrater ma gorge desséchée. Ajoute à ça une séance particulièrement dense de tatouage mardi qui m’a un peu mise sur les rotules et l’anniversaire de Doudou samedi qui a fini de m’achever, et tu comprendras que le Neurone a eu un peu de mal à suivre.

La semaine dernière, j‘ai lu :

même pas mortMême pas mort (Rois du monde, tome 1), Jean-Philippe Jaworski : « Je m’appelle Bellovèse, fils de Sacrovèse, fils de Belinos. Pendant la Guerre des Sangliers, mon oncle Ambigat a tué mon père. Entre beaux-frères, ce sont des choses qui arrivent. Surtout quand il s’agit de rois de tribus rivales… Ma mère, mon frère et moi, nous avons été exilés au fond du royaume biturige. Parce que nous étions de son sang, parce qu’il n’est guère glorieux de tuer des enfants, Ambigat nous a épargnés. Là-dessus, le temps a suivi son cours. Nous avons grandi. Alors mon oncle s’est souvenu de nous. Il a voulu régler ce vieux problème : mon frère et moi, il nous a envoyés guerroyer contre les Ambrones. Il misait sur notre témérité et notre inexpérience, ainsi que sur la vaillance des Ambrones. Il avait raison : dès le début des combats, nous nous sommes jetés au milieu du péril. Comme prévu, je suis tombé dans un fourré de lances. Mais il est arrivé un accident. Je ne suis pas mort ». J’ai donc enfin réussi à faire suffisamment fonctionner le Neurone pour terminer ce roman, et c’est tant mieux, parce que je m’en serais voulue de passer à côté : c’est un très bon bouquin, mais il faut parfois s’accrocher. L’histoire est passionnante et louvoie entre passé, présent et futur, rêve et réalité (le côté fantastique y est d’ailleurs présent au sens premier du terme, à savoir qu’on peut lire au premier degré et penser comme Bellovèse que les dieux et la magie existent, ou bien considérer les éléments fantastiques comme une vision déformée de la réalité via des rêves, des hallucinations dues aux drogues ou à la maladie, ou une méconnaissance de certains phénomènes aujourd’hui explicables de façon rationnelle). Le style est absolument impeccable et la langue extrêmement riche ; certain-e-s auront sûrement besoin de lire avec un dictionnaire ou Wikipedia ouverts à côté – pas de jugement de valeur ici, ça a clairement été mon cas, n’y connaissant absolument rien en tribus celtes, j’ai fini par prendre le parti de lire l’histoire comme s’il s’agissait d’un bouquin de fantasy pure et de me renseigner sur les différents peuples après ma lecture, pour ne pas couper mon élan. Cela dit, il n’est pas nécessaire d’être calé-e en Histoire pour apprécier le récit : il suffit de savoir que ça se passe en Gaule pré-romaine, une période assez floue et peu étudiée à cause d’un manque de tradition écrite (ce qui, en revanche, te donnera sûrement envie d’en savoir plus après avoir refermé le bouquin), mais incroyablement bien retransmise par Jaworski, dont on sent la passion jusque dans ses dédicaces : si tu as la chance de pouvoir faire signer ton ouvrage, il te pondra comme ça, au débotté et de mémoire, une phrase dans une langue dont tu n’as probablement jamais entendu parler, mélange d’étrusque et de runes celtiques, ce qui te donne une idée de l’implication du bonhomme dans ses recherches (comme dirait ma femme, j’aurais un peu beaucoup kiffé l’avoir comme prof d’Histoire). Bref, c’est très dense et il ne faut clairement pas s’y attaquer quand on est fatigué ou qu’on a envie de débrancher le cerveau, mais le plaisir vaut vraiment l’effort et j’ai hâte de pouvoir lire le tome 2, qui devrait sortir en 2014. Note : 17/20, facile.

J’ai lu aussi :

Les Inrocks et comme toujours Tumblr. Bien qu’en ce moment, Tumblr, j’ai du mal à tout lire (trop de notifications, et les gens auxquels je suis abonnée sont particulièrement prolifiques).

Cette semaine, je lis :

La chasse sauvage du Colonel Rels, Armand Cabasson, également achetée lors de la soirée de rentrée des Indés de l’Imaginaire. Je n’ai lu pour le moment que la première nouvelle, mais ça a l’air pas mal du tout. À suivre ! (et pour le reste, on verra bien, mais ma PàL étant inépuisable, j’aurai sans doute des trucs à lire jusqu’à ma mort)

Je te laisse, je retourne agoniser dans mon coin.

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Humeur du jour : enrhumée.

État du Neurone : aspirinisé.

État du Poual : agonisant.

Coup(s) de gueule du moment : …lave-linge de l’Enfer, épisode 5244. Non seulement le tuyau d’évacuation est ENCORE percé, mais en plus, l’essorage et le séchage ne fonctionnent plus. Youpi.

Coup(s) de coeur du moment : l’anniversaire de Doudou samedi, plein d’alcool, de musique de pétasse et de chaussures volantes. C’était beau <3

Dans les z’yeux : ghniii, Downton Abbey reprend aujourd’hui \o/

Dans les z’oreilles : Marina and the Diamonds – How to be a heartbreaker (spéciale dédicace à la Taupinière <3 ) (musique de pétasse, je t’avais prévenu-e).

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