Un post featuring : du très bon, du pourri, des romans, des novellas, des manga et tout un tas d’autres trucs.

Mon oiseau de Komodo, je sais, je suis à la bourre et hier encore j’ai omis de te régaler avec le récit palpitant de ma vie (tout aussi palpitante). Il faut dire que quand tu restes enfermée chez toi à cause de la chaleur, et que donc tu ne vois personne (pour te dire, ça fait deux semaines que je suis pas allée chez la kiné), t’as pas grand-chose à dire. Mais du coup, t’as plein de choses à lire !

La semaine dernière, j‘ai lu :

Leçons du monde fluctuant, Jérôme Noirez : « Parce qu’il nourrit une passion esthétique – mais néanmoins coupable aux yeux de ses contemporains – pour les toutes jeunes filles, Charles Lutwidge Dodgson est exilé dans les contrées lointaines de Novascholastica. Dans cette colonie britannique perdue au milieu de l’océan Indien, où les frontières du réel, du rêve et de la mort se confondent et se chevauchent, il ne prendra jamais le pseudonyme de Lewis Carroll, rencontrera des personnages étranges et, toujours, poursuivra le fantôme de son Alice ». Bon, je suis très fan de Jérôme Noirez, je partais donc avec un a priori positif – et je n’ai pas été déçue. Le résumé ne rend pas justice au roman, puisque, au-delà de l’exil de Dodgson, il y aussi et surtout, en parallèle, la quête de Kematia, petite fille noire décédée à la suite d’une excision, dans le monde des morts. Leurs destins vont finir par se croiser et se rejoindre à la fin de l’histoire, évidemment (ça m’a un peu fait penser à la façon dont Haruki Murakami construit beaucoup de ses romans), tout comme le rêve et la réalité (et les vivants et les morts) ne cessent de s’entrecroiser au fil des pages. Il est difficile de vraiment résumer le bouquin sans trop spoiler, mais Noirez développe une mythologie, des personnages et un univers très intéressants, avec beaucoup de poésie et sans aucun manichéisme (bien que le personnage de Dodgson m’ait été très peu sympathique). Bref, une très bonne lecture que je te recommande sans hésitation. Note : 17/20.

Subaru – Danse vers les étoiles, tomes 1, 2 et 3, Masahito Soda : « Subaru n’est encore qu’une enfant lorsque son frère succombe à une terrible maladie. Écorchée vive, l’héroïne de ce conte moderne va pourtant refuser de se laisser anéantir et se lancera à corps perdu dans la danse. Sublimant sa douleur, elle va extraire de cette profonde blessure la substance qui lui permettra d’accomplir sa destinée, quitte à entraîner dans son ballet forcené une ribambelle de personnages aussi marginaux qu’attachants ». Bien que le titre et le résumé puissent laisser croire à une histoire niaise et grandiloquente, ce n’est pas du tout le cas. Bien évidemment, comme beaucoup de manga consacrés à un sport ou une passion, certaines choses sont très exagérées, mais la force du dessin (qu’au départ j’ai moyennement apprécié, mais qui finalement rend parfaitement justice au scénario), des personnages et de l’histoire font que ces « défauts » passent complètement à la trappe. J’ai été complètement happée par ces trois premiers tomes, que j’ai lus à la suite sans m’arrêter ; et j’ai été très frustrée de ne pas avoir la suite. La grande qualité de cette série, à mon sens, ce sont les personnages, très humains, avec leurs forces et leurs faiblesses (surtout leurs faiblesses), absolument pas stéréotypés. Est-ce que je vais me procurer la suite ? Dès que j’ai des sous, oui. Est-ce que je vais lire la suite ? Oui, bien évidemment. Note : 16/20.

Shiritsu, tome 1, Mayumi Yokoyama : « L’infernale En Nonomiya vient de se faire renvoyer de son précédent lycée et se trouve inscrite de force dans une école privée pour jeunes filles de bonne famille… à peine arrivée, elle se retrouve rapidement mêlée à des bagarres ! Commence alors une nouvelle vie pleine de surprises pour notre héroïne motivée ». Tout comme Galism (de la même auteure), c’est frais et rigolo, sans prise de tête. Cela dit, une seule série du genre est bien suffisante, et la personnalité de l’héroïne est beaucoup trop proche de celles des sœurs de Galism pour que je trouve ça intéressant, sans parler des éternels clichés de la jeune fille en fleur qui sort avec le voyou au grand cœur. Est-ce que je vais me procurer la suite ? Non. Est-ce que je vais lire la suite ? Non plus, à moins de me retrouver en période de disette littéraire, Galism étant suffisant. Note : 12/20.

Le chevalier errant, suivi de L’épée-lige, George RR Martin : « Qu’il joute ou qu’il guerroie, le chevalier errant n’a d’autres attaches que celles de son cœur, d’autre code que celui de l’honneur. Il loue ses services aux nobles causes et prend la défense des opprimés. Une ligne de conduite qu’a toujours suivie ser Arlan de Pennytree, et qu’il s’est efforcé d’inculquer à son écuyer, Dunk. Mais la rencontre de ce dernier avec un garçon étrange, qui se fait appeler l’Oeuf, changera jamais son destin ». Bon, tu sais déjà que je suis fan au dernier degré de George Martin. Tu sais aussi que depuis que j’ai lu tous les tomes du Trône de fer, je me morfond telle une âme en peine en attendant que la suite soit écrite et publiée. Pour patienter, je me suis donc penchée sur ce qui est considéré comme un prélude à la saga. On retrouve bien évidemment ce qui fait la force du Trône de fer, et donc j’ai beaucoup aimé, mais j’ai trouvé que ces deux novellas étaient beaucoup moins sombres – ce qui est plutôt reposant ; que ce soit bien clair, j’adore la façon dont Martin martyrise ses personnages, j’adore l’atmosphère du Trône de fer, mais le côté très chevaleresque et presque naïf de Dunk (sans parler de l’Oeuf, qui ressemble à ce que pourrait être devenue Arya si elle avait été un garçon et que la guerre ne faisait pas rage partout dans Westeros) a quelque chose de très rafraîchissant. Alors évidemment ça ne finit pas bien comme dans les contes de fées, il n’y a pas vraiment de gentils, on est toujours à Westeros et la vie est loin d’être drôle tous les jours, mais ça fait du bien aussi, parfois, de ne pas voir ses personnages préférés mourir à tour de bras. Note : 17/20.

La vie en rose, tomes 1 et 2, Yun Kouga : la vie quotidienne d’un jeune couple au milieu des années 90 au Japon. Que dire…je n’ai pas aimé du tout. Le dessin est certes plutôt joli, mais la traduction est mauvaise, bourrée de fautes d’orthographe et de coquilles, et le papier est de mauvaise qualité. Ça, c’est pour la forme. Sur le fond, l’histoire ne me parle pas vraiment, je ne me reconnais pas du tout dans les personnages que je trouve niais et horripilants. L’héroïne aurait pu me plaire de par sa volonté de vivre de sa passion et de faire passer son métier avant sa vie domestique, mais elle est tellement immature et petite fille gâtée que ça gâche tout. C’est un diptyque, donc il n’y a pas de suite, mais même si ça avait été le cas, je ne l’aurais pas lue, et encore moins achetée. Note : 5/20.

Claws of darkness, journal d’un chasseur de vampires, tome 1, Josev et Jerry Cho : « Santa Anna, Mexique, petite ville ravagée par la violence. Les tensions, déjà vives entre bandes rivales, ont encore augmenté avec le meurtre d’un des seigneurs du crime local. Et lorsqu’un étranger à l’allure mystérieuse arrive en ville, la situation devient explosive. Mais Nicholas Bane n’est pas un vulgaire chasseur de primes. Il traque sans relâche les vampires et les loups-garous ». Un format surprenant, entre le comic et le manga, pour une BD chinoise au dessin magnifique. Côté histoire, rien de très original, mais c’est pas mal fichu et ça se laisse lire facilement. Est-ce que je vais me procurer la suite ? Si elle n’est pas en rupture de stock (la publication date de 2006) et si j’ai des sous, peut-être. Est-ce que je vais lire la suite ? S’il existe des scans disponibles, probablement. Note : 13/20, surtout pour le dessin.

J’ai continué :

J’ai continué à lire Galism, en ligne et en anglais. C’est toujours rigolo mais évidemment ça ne casse pas trois pattes à un canard, ça confirme donc que je n’achèterai pas la suite.

Cette semaine, je lis :

De nouveaux scans sont sortis en anglais pour Brides Stories \o/ En attendant de pouvoir acheter la suite en français, je vais bien évidemment me jeter dessus. Sinon, Arch m’a ramené un bouquin assez intrigant, Miss Peregrine et les enfants particuliers, de Ransom Riggs. C’est un gros pavé, donc je ne sais pas si je l’aurai terminé pour lundi prochain, mais ça a l’air chouette.

Je te laisse, je retourne me battre avec mon pécé, qui a décidé de se suicider, visiblement.

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Humeur du jour : vivement l’orage.

État du Neurone : vide.

État du Poual : bouclé et plein d’épis.

Coup(s) de gueule du moment : oh bah comme d’habitude hein, la chaleur, mon compte en banque anémique, la machine à laver de l’enfer, le pécé suicidaire, tout ça.

Coup(s) de cœur du moment : mouahahaha, j’ai gagné l’intégrale des Percy Jackson grâce à un concours Facebook \o/ (bon, je les ai déjà en e-books, mais en version papier c’est la classe).

Dans les z’yeux : terminé Hemlock Grove, dont la fin de saison me donne très envie de voir la suite. Terminé également Elementary, qui s’avère finalement plutôt pas mal, surtout pour Watson et Moriarty. Presque terminé Girls, dont je préfère la saison 2 à la première, même si définitivement j’ai du mal à éprouver de l’empathie pour les personnages. Là, j’hésite entre Orphan Black et Orange is the new black, même si me connaissant ce sera sûrement les deux. Sinon, côté films, je suis en train de me constituer lentement mais sûrement l’intégrale des studios Ghibli, dont j’ai bien l’intention de me faire un marathon un de ces quatre – récemment j’ai vu Si tu tends l’oreille, une jolie histoire pas sortie en France (avec en guest star un personnage du Royaume des chats). À part ça, Les mondes de Ralph, c’trop choupinet <3, et j’ai enfin vu Hunger Games (pas trop mal comme adaptation, et Jennifer Lawrence est super, mais je trouve dommage qu’on lui ait fait édulcorer Katniss, beaucoup moins sympathique dans les bouquins, mais tellement plus intéressante). Et évidemment, si tu es fan de DW, tu dois déjà savoir qui est le douzième Docteur. J’aurais préféré une femme, mais bon, on verra.

Dans les z’oreilles : Les Négresses Vertes – Voilà l’été (de circonstance, n’est-ce pas ^^).

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