C’est lundi, que lisez-vous ? #45

Publié: 29 juillet 2013 dans ...Quoi de neuf ?, Je suis une lectrice compulsive, Ma vie (ma Lose, mon poisson rouge), Séries addict

Un post featuring : pleiiiiiin de bouquins. Plein.

OMG. Dix livres lus cette semaine. Mais que m’arrive-t-il ? Eh bien, il m’arrive que comme il a fait une chaleur épouvantable toute la semaine, je suis restée cloîtrée chez moi dans le noir à ne rien faire d’autre que bouquiner entre deux douches froides, parce que si je sortais, j’allais probablement décéder. Du coup, j’ai plein de trucs à te dire sur mes lectures.

La semaine dernière, j‘ai lu :

Les rois des sables, George RR Martin : « De retour d’un voyage d’affaires extraplanétaire, Simon Kress découvre avec amusement que ses piranhas se sont entredévorés et que des deux créatures exotiques qui vivaient sur sa propriété, seule une subsiste. En quête de nouveaux familiers pour alimenter ses jeux cruels, Simon va mettre la main sur une colonie de rois des sables, d’étranges insectes intelligents capables de bien des surprises… Six nouvelles – inédites pour la plupart – qui nous rappellent que l’auteur culte du Trône de fer est aussi à l’aise avec les textes courts et incisifs de la science-fiction qu’avec les immenses sagas de fantasy ». Comme je te le disais la semaine dernière, ce recueil est un gros coup de cœur. J’ai tendance à préférer la fantasy et le fantastique à la SF d’une manière générale, et il se trouve que ces nouvelles réussissent à allier les trois, d’une certaine façon. Plus que de la hard-SF, de l’anticipation ou du space-opera classiques, Martin réussit à insuffler beaucoup de poésie, d’onirisme et de symbolique dans ses textes, avec une étonnante modernité quand on sait que la plupart d’entre eux ont été écrits dans les années 1970. J’ai l’impression que c’est plus un ensemble de réflexions sur la religion, la spiritualité, la civilisation et plus globalement, la condition humaine (ou plus exactement, ce qui définit l’humanité). Bref, c’est très très beau, et je t’encourage vivement à te jeter dessus. Note : 18/20.

L’histoire d’un guerrier, tomes 1 et 2, Oh Se-Kwon : « Moi, Hong Gildong…je vais vous faire vivre une véritable aventure de fantasy et de SF à la coréenne ! ». OK. C’est donc l’histoire de deux types, a priori des mercenaires ou des chasseurs de primes, qui décident de venir à la rescousse d’une damoiselle en détresse. Évidemment, la jeune fille en question s’avère être la fille d’un marchand très riche et très puissant, et attire donc les convoitises de tous les clans et tous les bandits du coin. Quant à nos deux mercenaires, ils sont en réalité des guerriers puissants au passé relativement trouble. Il y a effectivement de la fantasy et de la SF, ce qui donne au graphisme un style un peu étrange mais pas désagréable, mais aussi des arts martiaux (le côté « à la coréenne », je suppose). Je ne peux pas dire que j’ai détesté, mais c’est définitivement trop plein de clichés pour que j’accroche (rien que la damoiselle en détresse, inutile, à moitié nue et dotée de nichons plus gros que sa tête, ça m’a refroidie). Est-ce que je vais me procurer et lire la suite ? Non, l’histoire est sans originalité. Note : 11/20.

Crash, tomes 1 et 2, Erica Sakurazawa : « Kazuya est mannequin. Le voilà qui se réveille un petit matin à l’hôtel avec une femme dont il ne connaît même pas le nom. Tant pis, ce ne sera pas la première et on l’attend au studio. Comme d’habitude, il est en retard et ferait bien de prendre garde à la concurrence, comme ce jeune loup de Tatsuhiko que l’on dit très ambitieux. Mais voilà que son regard tombe sur une femme, celle de sa nuit d’avant. Que fait-elle là ? ». Alors, il faut que tu saches, j’aime beaucoup Erica Sakurazawa. Elle a un trait que je trouve à la fois très brouillon et en même temps très pur et expressif. Elle a également le don de raconter à la fois les petites choses et les grands bouleversements de l’existence avec beaucoup de simplicité et d’émotions. Ce josei choral (en général elle se concentre sur un seul personnage, la plupart du temps féminin, ici non) ne raconte pas grand-chose au final, à part l’évolution des trois personnages principaux, mais c’est très bien fait, avec beaucoup de sensibilité. Est-ce que je vais me procurer et lire la suite ? Non, car c’est un diptyque et que l’histoire est donc complète. Note : 15/20.

Perles noires, Adam Possamaï : « Que feriez-vous si vous receviez, un jour, une lettre venue de l’Enfer, vous proposant d’assassiner la personne de votre choix ? Et quelle serait votre réaction si vous découvriez, dans le désert blanc de l’Antarctique, une cathédrale de glace habitée par un étrange prêtre ? Comment vous comporteriez-vous devant le mets insolite figurant au repas que vous partagez avec un artiste un peu trop narcissique ? Ne seriez-vous pas abasourdi par l’étonnante vengeance que prépare une brillante élève envers son professeur d’occultisme ? Ou par le surprenant stratagème mis au point par un amant pour éliminer le mari de sa dulcinée ? ». J’ai acheté ce recueil de nouvelles l’année dernière lors d’une soirée des éditions Asgard/Midgard/Lokomodo aux Caves Alliées. Ayant eu une première impression mitigée avec les productions de Lokomodo, j’étais plutôt réticente à entamer ce bouquin, que j’ai ouvert un peu en désespoir de cause. Eh bien, c’est plutôt une bonne surprise. Je ne suis pas super fan du style de l’auteur, mais j’ai trouvé la plupart des histoires plutôt plaisantes : la folie, l’absurde et le cynisme grinçant s’y côtoient avec une certaine jubilation qui est loin d’être désagréable, et une grande majorité d’entre elles sont largement inspirées de mythes ou d’histoires populaires (Alice au pays des merveilles, mythologie grecque, vampirisme, etc), ce qui en donne une relecture intéressante. Note : 14/20, à cause du style auquel je n’ai pas trop accroché.

Rozen Maiden, tomes 1, 2 et 3, Peach – Pit : « Jun est un jeune garçon de 14 ans renfermé qui vit seul avec sa sœur. Il passe ses journées entières enfermé dans sa chambre à commander des choses sur internet. Un jour, heureux gagnant d’un tirage au sort, il reçoit une lettre pour le moins bizarre. Il y est écrit : « Voulez-vous la remonter? ou Ne voulez vous-pas la remonter? ». Jun, jouant le jeu, entoure « Vous la remontez » et dépose la lettre dans le deuxième tiroir de son bureau. Peu de temps après, il trébuche sur une valise marron qui n’était pourtant pas dans sa chambre au départ. Jun l’ouvre et y découvre une poupée, très réaliste, et une clef. Il remonte la poupée, qui se met aussitôt à lui parler ! ». Là aussi, c’est une série de bouquins que j’ai ouverts un peu par hasard, sans trop savoir à quoi m’attendre. Étonnamment, malgré le pitch un peu foireux et la peur de tomber sur un truc vaguement pervers à base de poupées plus vraies que nature (ce qui n’est pas du tout le cas), je me suis surprise à enchaîner les trois premiers volumes de ce seinen sans vraiment m’en rendre compte. Le dessin est vraiment joli, l’histoire prenante, et outre les allusions à Alice au pays des merveilles (oui, encore), il y a surtout, je trouve, une très forte référence à Pinocchio et une réflexion plutôt pertinente sur l’humanité et ce qui fait de nous des êtres vivants. Est-ce que je vais me procurer et lire la suite ? Oui, si je réussis à trouver les tomes suivants, actuellement en rupture de stock ; en tout cas je vais au moins essayer de trouver les scans. Note : 15/20.

Le dernier chant d’Orphée, Robert Silverberg : « On dit qu’il pouvait, par son chant, charmer les animaux et les arbres. Sa voix fit chavirer les sirènes elles-mêmes. Mais son cœur appartenait à Eurydice, et lorsque la mort vint la lui ravir, Orphée se présenta aux portes des enfers, armé de sa seule lyre, afin de reprendre à Hadès l’âme de sa bien-aimée ». Comme le titre et le résumé l’indiquent, une relecture du mythe d’Orphée, que j’ai trouvée remarquablement bien écrite. Le roman est très court (c’est presque plus une novella qu’un roman) et se lit très facilement, il y a une réflexion plutôt intéressante sur le fatalisme, la spiritualité et la religion, notamment le monothéisme (quand on sait que Silverberg, bien que de confession juive, affirme qu’il ne croit en rien, ça fait réfléchir). En bonus, une longue interview en fin d’ouvrage qui t’en apprendra plus sur l’auteur, si tu ne le connais pas déjà. Note : 16/20.

Batwoman, tome 0 – Élégie, Greg Rucka, J.H. Williams III et Jock : « Élevée dans la tradition militaire par son père, Kate Kane aspirait à devenir un des membres les plus éminents de l’armée américaine, jusqu’au jour où son homosexualité fut dénoncée par un de ses condisciples. Désireuse de protéger les innocents, en souvenir du meurtre de sa mère et de sa sœur, elle trouva en Batman un modèle et mit sa fortune et ses connaissances au service de la justice, pour devenir… Batwoman ! ». Prêté par ma femme, cette préquelle de la nouvelle série Batwoman est également un gros coup de cœur. Le dessin est superbe, le scénario haletant, et le personnage de Batwoman hyper intéressant et extrêmement bien construit (je t’invite d’ailleurs, si tu n’es pas trop au courant, à aller lire cet excellent article qui retrace l’historique de Batwoman). On est très loin des héroïnes hypersexualisées qu’on retrouve souvent dans les comics, sans pour autant tomber dans l’excès inverse : en gros, Kate Kane est un vrai personnage qui n’est défini ni par son sexe, ni par son genre, ni par sa sexualité, et ça fait un bien fou à la féministe que je suis. Est-ce que je vais me procurer et lire la suite ? Oui, sans aucune hésitation. Note : 18/20.

Galism, soeurs de choc, tomes 1 et 2, Mayumi Yokoyama : « Les trois sœurs Ugajin s’apprêtent à vivre un paradis de lycéennes ! Ou du moins, c’est ce qu’elles croient l’espace d’un instant… En effet, leurs parents aventuriers partent, les laissant seules dans une maison vacante. Mais voilà que débarque chez elles Mitsuoka Tensai, ancien proviseur et fondateur de leur lycée, qui s’avère également être le généreux sponsor de la dernière expédition de leurs parents ! Endettées, nos trois héroïnes se retrouvent forcées de devenir les justicières de l’ombre chargées de maintenir l’ordre dans le lycée ». Série également ouverte au hasard, autant te dire que vu le pitch, ça me semblait plutôt mal barré. Eh bien non ! Alors certes, l’histoire n’est pas crédible pour deux sous, il y a pas mal de clichés (le beau mec sérieux et ténébreux, le voyou au grand cœur…), c’est n’importe quoi, mais c’est du n’importe quoi assumé. Et pour un shôjo c’est loin d’être complètement niais : les héroïnes sont débrouillardes, assument leur sexualité (ou leur non-sexualité d’ailleurs) et leur mode de vie, c’est frais, c’est rigolo, ça se lit sans faim. Est-ce que je vais me procurer la suite ? Pas sûr, je suis fauchée. Est-ce que je vais lire la suite ? Sans doute, puisque j’ai trouvé des scans en anglais. Note : 13,5/20.

J’ai commencé :

Leçons du monde fluctuant, Jérôme Noirez : une uchronie centrée sur Charles Dodgson, qui ne deviendra jamais Lewis Carroll (eh oui, encore Alice revisitée…), dans une Angleterre victorienne où l’éducation est la nouvelle religion d’Etat. Je n’ai lu pour le moment que trois chapitres, mais j’aime beaucoup ce que fait Noirez en général, donc je pense y trouver mon compte sans trop de problèmes. Il y aura sans doute des relents steampunk, une frontière floue entre la réalité et l’illusion, une bonne dose de fantastique, bref, je devrais passer un chouette moment. On en reparle la semaine prochaine si j’ai réussi à suffisamment mobiliser les ressources de mon Neurone.

Cette semaine, je lis :

Hmm. Je vais tenter de terminer le Noirez, ensuite je ne sais pas trop. Je sais qu’en se basant sur la liste de bouquins que j’ai lus cette semaine ça ne se voit pas tellement, mais j’ai vraiment le Neurone en vrac à cause de la chaleur.

Je te laisse, je vais tenter de convaincre mes jambes que ce serait bien de me laisser marcher sans hurler de douleur.

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Humeur du jour : zombie.

État du Neurone : à l’étouffée.

État du Poual : relevé.

Coup(s) de gueule du moment : tu te doutes bien que j’ai un peu de mal à dealer avec la chaleur de ces derniers jours. Vivement que ça s’arrête.

Coup(s) de cœur du moment : le neurone d’Arch est définitivement tatoué à Percy Jackson. Mouhahaha.

Dans les z’yeux : je sais que j’avais dit que j’essaierai de rattraper mon retard en matière de séries. C’était sans compter ma femme et ses insinuations perfides (oui, parfaitement). Du coup, à cause d’elle j’ai commencé Hemlock Grove et j’en suis déjà à la moitié de la première saison.

Dans les z’oreilles : Omnia – Wytche’s brew.

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commentaires
  1. Bonjour! J’espère que tu verras ce message.
    Comme tu as arrêté d’aller sur fanfiction, je tente de te joindre ici tout simplement pour te remercier d’une fic absolument géniale que je viens de terminer: Cher jour. J’ai commenté les 70 chapitres un à un, avec un plaisir évident! Tu m’as transportée! Alors, merci beaucoup beaucoup beaucoup! ^^
    Désolée si ça n’a pas de rapport avec ton blog! :S J’ai envoyé le même message sur fb, au cas où. ^^’

    • Myschka dit :

      Hello, et merci pour ton commentaire. Je suis désolée, je n’ai pas vu les reviews que tu m’as laissées, mais je suis ravie que Cher journal t’ait plu ! C’est très gentil à toi d’avoir commenté les 70 chapitres (quel courage !), merci beaucoup. (en revanche je n’ai pas eu ton mp sur fb, mais c’est sûrement parce que mon profil est en partie privé)

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