C’est lundi, que lisez-vous ? #28

Publié: 1 avril 2013 dans ...Quoi de neuf ?, Je suis une lectrice compulsive, Ma vie (ma Lose, mon poisson rouge), Séries addict

Un post featuring : des livres, des-vrais-des-tatoués (je vais très bien…).

Mon chaton de l’Aveyron, je suis heureuse de pouvoir enfin te proposer un lundi librairie qui a de la gueule. Avoue, ça faisait longtemps.

La semaine dernière, j‘ai lu :

La tour des illusions, Anthelme Hauchecorne : « Fuyant un mari machiste et violent, Myriam trouve refuge auprès d’une communauté de sans-abri. Avec sa fille Charlotte elle partage leur squat, entre beuveries, bastons et camaraderie. Elle fait la rencontre de Justin, indécrottable poivrot qui la prend sous son aile. Peut-elle compter sur lui ? Mais a-t-elle seulement le choix ? Ensemble, ils essaient de survivre dans cette Cour des Miracles régie par Hugues, patriarche trop gentil pour être honnête. Mais la rue n’est pas un dîner de gala, aussi doivent-ils se méfier du Diablotin et de sa bande de voyous défoncés. Quels secrets cache Justin ? Comment a-t-il atterri ici ? Quand cinquante SDF disparaissent sans laisser de traces, le mystère s’épaissit. Myriam devra trouver seule les réponses, en passant par les ténèbres et la folie…De troublantes expériences menées au cœur de l’inquiétante tour d’un milliardaire, un laboratoire souterrain, des égouts où même des mercenaires endurcis regimbent à s’aventurer, des créatures meurtrières. Horreur, trahison, cynisme…Jusqu’où ira-t-elle pour retrouver sa fille ? « . OK, donc ça parle de savants fous, d’expériences scientifiques atroces qui finissent mal, de l’impuissance des faibles, de la condition des sans-abris, du cynisme des puissants. C’est contestataire, noir et désespéré, ça se finit mal pour tout le monde (aucune rédemption possible, pour personne) et ça laisse un goût de cendres dans la bouche. Ça, c’est pour ce que j’ai aimé. Par contre, on voit bien que ce roman a été écrit avant Âmes de verre, et ça se ressent au niveau de l’écriture, moins aboutie, et plus maladroite. De plus, je ne sais pas si c’est le cas pour la version papier, mais la version e-book est bourrée de fautes qui piquent les yeux. Editeurs, par pitié : engagez des gens pour corriger les bouquins, merci. Note : 14,5/20.

Contrepoints, anthologie dirigée par Laurent Gidon : « Peut-on écrire des histoires dans lesquelles il n’y aurait ni guerre, ni conflit, ni violence ? Un vrai défi qu’ont relevé avec talent, sensibilité et humour neuf des plus belles plumes de l’imaginaire en France sous la direction de Laurent Gidon ». Recueil de nouvelles offert pour l’achat de deux bouquins chez Actu SF (une maison que je te recommande vivement), la participation de Thomas Day et David Bry a été un argument suffisant pour que je me le procure (ça, et le fait que c’était gratuit). Là encore, difficile de juger une anthologie rassemblant des histoires et des auteurs très différents, mais dans l’ensemble c’est une lecture agréable…et assez reposante, finalement (pas de guerre, pas de violence, des fois ça fait du bien), même si certains auteurs ont préféré contourner les obstacles (je pense notamment à Thomas Day qui a préféré expliquer que franchement, non, les trucs bisounours lui ça l’intéressait pas, il préférait regarder Youporn et jouer à des jeux vidéos ultra-violents parce que c’était plus rigolo). Un exercice de style plutôt intéressant, donc. Note : 15/20, certaines nouvelles sont vraiment très chouettes.

Les ballons dirigeables rêvent-ils de poupées gonflables ?, Karim Berrouka : « Il y a des nains furieux qu’on leur ait dérobé leur or, Jack qui n’est pas très pressé de monter à son haricot, Cloclo qui se réincarne dans le métro et des jeunes filles habillées de blanc qui hantent les routes la nuit…Mais il y aussi des enquêtes glauques et angoissantes, l’enfer des combats à Falloujah et des ombres qui, chaque soir, dansent pour leur public. Entre fantasy et fantastique, Karim Berrouka nous propose un livre où le rire se mélange à l’effroi. Des délires les plus fous aux atmosphères les plus sombres, peut-être bien, au fond, que les ballons dirigeables rêvent parfois de poupées gonflables… ». Bon. Déjà, il faut que tu saches, j’ai un gros faible pour Karim Berrouka : outre le fait qu’il a une plume assez bandante, il fit également partie d’un de mes groupes fétiches quand j’étais ado (Ludwig von 88 pour ne pas les nommer). Du coup je suis peut-être pas objective, et la groupie en moi a très envie de crier au génie. Mais je vais être raisonnable, et te dire que j’ai vraiment beaucoup aimé, les nouvelles drôles (Concerto pour une résurrection et Éclairage sur un mythe urbain : la Dame Blanche dans toute sa confondante réalité m’ont fait hurler de rire) comme celles qui sont (beaucoup) plus sombres, même si j’ai été un peu déçue de voir que j’avais déjà lu deux des textes dans d’autres anthologies (L’histoire commence à Falloujah – que par ailleurs j’avais adorée – dans Fées dans la ville, et Dans la terre dans Élément 1 : Terre). En bonus, une interview complètement barrée de l’auteur la fin de l’ouvrage. Ça se lit sans faim, vraiment. Note : 16,5/20.

Desolation Road, Jérôme Noirez : « Californie, 1930. Dans le quartier des femmes de la prison de San Quentin, une jeune fille de dix-sept ans attend le jour de son exécution. Elle s’appelle June, a une bouille d’ange, parle avec maladresse et timidité. Elle raconte ce qui l’a menée là, sur la route de la désolation qu’on emprunte un jour et qu’on ne peut plus jamais quitter : une passion absolue, déchirante pour un garçon nommé David, une histoire d’amour ponctuée par le vol, le kidnapping et le meurtre à travers la Californie de la Grande Dépression, en compagnie des parias, des criminels et des fantômes. Quand le journaliste venu l’interviewer demande à June ce qu’est l’amour à ses yeux, elle répond : « De la poussière et des étoiles, monsieur. » Le long de la desolation road, il n’y a rien d’autre à contempler ». Jérôme Noirez est aussi un auteur que j’aime très fort au fond de mon petit cœur de groupie, et il ne m’a pas déçue cette fois encore. C’est bien écrit, triste et empreint d’une résignation terrible, un peu dans la même veine que son L’Empire de l’invisible, c’est un beau portrait d’une époque troublée, et heureusement que la toute fin laisse entrevoir une lueur d’espoir, sinon c’est le genre de bouquin à éviter si tu déprimes. Note : 16/20.

J’ai continué :

La cité à la fin des temps, Greg Bear : je ne sais toujours pas trop où part ce bouquin. Comme je le disais la dernière fois, je le lis par petits bouts, dans le métro, avec beaucoup de plaisir, mais je pense que je serais incapable de me poser dans mon canapé pour le finir d’une traite, ce qui n’est pas un problème puisqu’il peut se lire comme un feuilleton (un peu comme Le trône de fer, chaque chapitre se consacre au point de vue d’un personnage, personnages dont je ne doute pas que les destins vont finir par se croiser – d’ailleurs ça a déjà un peu commencé). Je trouve qu’il y a une certaine poésie dans ce roman, ce qui n’est pas pour me déplaire – une fin du monde douce-amère, presque tranquille.

J’ai commencé :

Gueule de truie, Justine Niogret : j’ai découvert Justine Niogret l’année dernière avec Chien du heaume, un roman médiéval-pas-vraiment-fantastique que j’ai littéralement adoré. Lors du dernier Salon du livre, je comptais juste m’acheter la suite, Mordre le bouclier, mais j’ai vu ce bouquin, j’ai lu la quatrième de couverture qui parle d’un monde post-apocalyptique, d’Inquisition et de quête d’identité, et j’ai craqué. Je suis si faible. Mais j’ai un très bon a priori, déjà parce que le style d’écriture de Justine Niogret est un vrai régal, ensuite parce qu’elle a vraiment un don pour poser une ambiance et raconter des histoires. Ça devrait bien se passer.

Cette semaine, je lis :

J’espère pouvoir finir Gueule de truie, et ensuite, j’hésite. Trop de bouquins dans ma PàL, ça me donne le tournis.

Je te laisse, je retourne compter mes bleus et râler contre les courbatures de l’enfer.

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Humeur du jour : courbatue.

État du Neurone : grumph.

État du Poual : racines apparentes.

Coup(s) de gueule du moment : ce serait redondant de reparler des courbatures de l’enfer, hein ?

Coup(s) de cœur du moment : ce fut quand même, globalement, un très bon week-end.

Dans les z’yeux : DW et GoT, forcément.

Dans les z’oreilles : Rah. Après moultes tergiversations, Maximum the Hormone – Koi no mega lover, parce que ça faisait au moins une semaine que je ne t’avais pas balancé un truc improbable.

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