Adaptation en milieu hostile

Publié: 26 mars 2013 dans ...Quoi de neuf ?, Fangirlisme acharné, Ma vie (ma Lose, mon poisson rouge)

(ou comment j’ai survécu à un concert de Foals)

Un post featuring : des litres de sueur, des courbatures, de la bonne musique.

Mon hibou du Pérou (quoi ? C’est quand même plus mignon que mon phacochère du Finistère, hein), comme tu le sais si tu as lu mon précédent post, hier soir je suis allée à l’Olympia pour assister au concert de Foals, un groupe que j’aime beaucoup et que je suis avec plus ou moins d’assiduité depuis…bah, 2007, à peu près leurs débuts, en fait.

Il y a toujours deux ou trois titres de Foals dans ma playlist, mais je n’avais jamais eu l’occasion de les voir en concert, du moins jusqu’à présent.

Eh bien, je ne regrette pas.

Passons rapidement sur le before surréaliste. Opéra n’étant pas réputé pour ses restos pas (trop) chers, ma femme et moi avons en désespoir de cause atterri dans l’antre de l’étrange, telles des Dora l’Exploratrice de l’extrême : l’American Dream Café, un endroit magique où le kistch le plus hardcore se mêle à l’humour vaseux des serveurs et à une carte défiant toutes les lois de la cohérence. La prochaine fois que je voudrai payer un burger plus de 10€, j’irai au Coolin ou au Moosehead, au moins je sais que j’en aurai pour ma thune.

Bref, le concert. L’Olympia, c’est bien, parce que c’est une petite salle, du coup même si tu n’es pas au premier rang, tu as quand même un bon aperçu de la scène ; une chance, puisque en plus d’être médiocre sur le plan gustatif et hideux sur le plan décoratif, l’American Dream Café est également assez lent au niveau du service, nous sommes donc arrivées alors que la première partie était déjà bien entamée. Jagwar Ma, c’était sympathique, dans le genre groupe de jeunes brittons qui savent à peine jouer mais font de la musique efficace pour sautiller partout. C’est ce que j’appelle une bonne première partie, qui remplit son contrat : chauffer la salle pour la tête d’affiche.

Cela dit, je ne suis pas certaine que le public ait eu vraiment besoin d’être chauffé : je ne sais pas si c’est l’âge moyen, plutôt très jeune, mais ça faisait longtemps que je n’avais pas vu une audience aussi…remuante, ahah (comme dirait ma femme, même au Cernunnos le public était moins survolté). Ne nous voilons pas la face, je suis en passe de devenir une vieille conne, et les mouflets bourrés qui te bousculent, qui fument dans la salle (et pas que du tabac), et qui renversent leur bière partout, arrivée à un certain point, j’ai du mal (cependant la palme de la connassitude revient à une quadra qui s’est permise de s’appuyer sur moi et de me pousser durant l’entracte tout en râlant parce que mon sac la gênait – lorsque mon sac ne l’a plus gênée, elle a continué à pousser, manque de bol moi aussi je peux être une connasse, et j’ai gagné). Mais j’ai eu moins de mal que ce que j’aurais pensé.

Les mouvements de foule et les divers pogos au moment de l’arrivée de Foals sur scène nous ont permis de nous approcher suffisamment pour rester dans les premiers rangs, ce qui était cool pour bien voir, mais beaucoup moins cool pour la survie de nos organes vitaux (tout va bien, je n’ai que quelques bleus et courbatures à déplorer, mais le nombre de malaises dans le public a été assez intéressant à observer).

Il faut dire que je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi punchy. Foals, c’est très dansant en version studio, mais en live, ça dépote à peu près 10 000 fois plus, tout en restant techniquement impeccable. J’ai dû perdre autant de litres de sueur en presque deux heures de concert qu’en une soirée entière à la péniche, et inutile de te dire que j’ai un peu l’impression qu’un rouleau compresseur m’est passé dessus, mais ça valait le coup, parce que ça faisait bien longtemps que je ne m’étais pas défoulée comme ça.

On pourrait regretter que le groupe soit un peu statique sur scène (en dehors du deuxième guitariste, et du batteur qui a fait preuve d’une remarquable bonne volonté pour rester visible derrière sa grosse caisse), mais personnellement, ça ne m’a pas trop gênée, parce que le chanteur rattrapait largement. Il faut dire que Yannis Philippakis est un véritable fou furieux, qui en plus d’exsuder un charisme assez impressionnant (dont je me serais pas franchement doutée juste en regardant les clips), n’a pas hésité à se jeter dans la foule à plusieurs reprises ou à escalader des enceintes à la stabilité franchement précaire (je rappelle que ce n’est pas un groupe de metal, hein).

Bref, c’était chouette, j’ai dansé, j’ai jumpé, j’ai même un peu filé des coups aux relous, j’ai vidé une bouteille d’eau d’un demi-litre en 12 secondes en sortant de la salle, j’ai eu l’impression d’avoir 15 ans de nouveau (sauf qu’au lieu de m’écrouler comme une loque sur mon lit toute habillée en rentrant, j’ai pris une douche), et putain mine de rien ça fait du bien.

Et maintenant, puisque j’ai très peu dormi cette nuit à cause d’un rendez-vous médical atrocement tôt, je vais aller décéder sous mes couvertures, ahah.

Je te laisse, je vais larver devant le replay de Top Chef.

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Humeur du jour : groupisante.

État du Neurone : agonisant.

État du Poual : serpillère time again.

Coup(s) de gueule du moment : rien à déclarer.

Coup(s) de cœur du moment : ma nouvelle gynéco est une perle, je l’aime d’amour et je vais enfin avoir ce putain de stérilet \o/

Dans les z’yeux : rien de mieux qu’un peu de reality-show pour se reposer le neurone (j’ai des épisodes de Miami ink à rattraper en plus de Top Chef).

Dans les z’oreilles : promis, après ça, j’attends un peu avant de te re-soûler avec Foals. Mais quand même, il faut que je partage avec toi le final du concert, avec la participation de Jagwar Ma, une version merveilleuse de Two steps, twice (qui s’avère en plus être une de mes chansons préférées et qui m’a laissée carrément à bout de souffle tellement j’ai sauté dans tous les sens).

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