C’est lundi, que lisez-vous ? #25

Publié: 11 mars 2013 dans ...Quoi de neuf ?, Je suis une lectrice compulsive, Ma vie (ma Lose, mon poisson rouge)

Un post featuring : les bouquins de la semaine, et pas grand-chose d’autre puisque je t’ai déjà tout dit hier.

Je dois avouer que je suis plutôt fière de moi : trois bouquins et trois BD, après une semaine aussi riche en activités, c’est un score particulièrement honorable.

Vois donc plutôt.

La semaine dernière, j’ai lu :

Le cabaret vert, Estelle Valls de Gomis : « Sous-titré « Déités disparues et esthètes immoraux », Le Cabaret Vert est un recueil de dix-huit nouvelles fantastiques empreintes de vampirisme, de mythologie et de décadentisme. Dix huit textes raffinés et élégants aux accents de dix-neuvième siècle, période si chère à l’auteur par sa littérature et ses thèmes. Des dandies, des marquises, des vampires et des dieux grecs entremêlent ici leurs destinées, et délivrent leur parfum de temps jadis pour tenter de vous ensorceler et de vous inviter à les suivre à travers les siècles comme si, vous aussi, vous pouviez traverser le temps ». Hum. Je dois dire que je suis assez mitigée. Les nouvelles que j’ai préférées portaient sur la mythologie grecque, mais m’ont laissé un goût d’inachevé et auraient mérité peut-être d’être plus développées. J’ai trouvé la plupart de celles portant sur le vampirisme assez inintéressantes. D’autres encore m’ont parues plutôt incohérentes, et d’une manière générale, les personnages auraient tous mérité un peu plus d’épaisseur. Je ne sais pas trop quoi en penser, à part que je n’adhère pas vraiment au style de l’auteur, qui m’a donné l’impression d’essayer d’écrire comme un écrivain du XIXème siècle, sans vraiment y parvenir. Plutôt une déception, donc. Note : 12/20.

Des fleurs pour Algernon, Daniel Keyes :  » « Si l’opération réussi bien je montrerai a cète souris d’Algernon que je peux être ossi un télijen quelle et même plus. Et je pourrai mieux lire et ne pas faire de fotes en écrivan et apprendre des tas de choses et être comme les otres. » Charlie Gordon a 33 ans et l’âge mental d’un enfant de 6 ans. Il voit sa vie bouleversée le jour où, comme la souris Algernon, il subit une opération qui multipliera son Q.I. par 3. Charles va enfin pouvoir réaliser son rêve : devenir intelligent. Au jour le jour, il fait le compte rendu de ses progrès. Mais jusqu’où cette ascension va-t-elle le mener ? ». J’ai décidé d’acheter ce livre parce que ma femme m’en avait parlé plusieurs fois comme d’un roman qui l’avait marquée. Je ne regrette pas de l’avoir fait : au-delà de l’aspect SF, relativement anodin (il n’y a guère que l’opération qui relève de la science-fiction), c’est effectivement un bouquin marquant, voire traumatisant, et d’une modernité époustouflante, encore à notre époque. En fait, c’est à lire surtout pour le traitement et la place des personnes « différentes », quelles qu’elles soient, au sein de la société. J’ai eu le cœur brisé pour Charlie dès les premières pages, puis pour Algernon, et cette sensation ne m’a pas quittée de toute ma lecture, surtout que la fin est parfaitement insoutenable pour la petite chose sensible que je suis (petite chose sensible qui regarde Brain Dead au petit déjeuner avec une gueule de bois et sans sourciller, mais qui pleure toutes les larmes de son corps quand un animal meurt dans un dessin animé – normal, quoi). Un gros gros coup de cœur. Note : 18/20.

Contes désenchantés, David Bry : « Une auberge, quatre troubadours, la bière qui coule à flots. Prenez place, voyageurs, et venez écouter les histoires que vont vous conter Robin, Fargo, Bartholomé et Deirdre l’Estrange. Des contes souvent drôles, sarcastiques ou bien mélancoliques, mais toujours emplis de justesse et de sagacité. Des contes oui, mais des contes… désenchantés ! ». À mi-chemin entre roman et recueil de nouvelles, un sympathique petit livre qui se laisse lire facilement et avec plaisir. Les contes ne finissent jamais comme on s’y attendrait et l’histoire parallèle est plutôt drôle. Ça casse pas trois pattes à un canard, mais on sent bien l’influence rôliste de l’auteur (ce qui ravit l’amatrice de JDR en moi), le style est fluide et agréable sans être particulièrement recherché, bref c’est un bon page-turner, parfait pour s’occuper dans le métro. Note : 14/20.

Toxic, tome 1, Orpheelin : (oui bon, j’ai mis la couv’ du tome 2, mais c’est parce que j’ai pas réussi à trouver celle du 1) prêté par Andro, un manga auto-édité plutôt sympa à lire. Illy ne peut pas mourir, et ça commence à la gonfler sévèrement. Après une énième tentative de suicide, elle croise le chemin de Faust, un type plutôt intelligent physiquement, pas tout à fait humain, et à la morale très très élastique, affublé d’un chat qui pourrait être la réincarnation d’un dictateur connu. Je ne peux pas en dire plus pour l’instant sur l’histoire, étant donné que le tome est très court et met clairement en place le scénario. Mais c’est pas mal, suffisamment en tout cas pour que j’aie envie de lire la suite. Je regrette toutefois quelques fautes d’orthographe assez violentes pour ma rétine, et j’espère que ça ne va pas virer bit-litt cliché. Note : 13/20 pour le moment.

Ash, tomes 1 et 2, François Debois et Krystel : « 1850. Royaume de Bohème. Ash est libérée d’une prison souterraine où elle croupit depuis quatre siècles. Qui est-elle et pourquoi a-t-elle été enfermée ? La seule chose dont la jeune fille soit sûre, c’est que son origine est intimement liée à un secret très convoité : celui de la vie éternelle ». Série complète en deux tomes, recommandée par Frangine, achetée samedi à l’occasion du festival BD au féminin d’Igny, et dévorée quasi-aussitôt. En dehors de la fin qui m’a passablement frustrée parce que très ouverte, je trouve que c’est un vrai petit bijou : déjà le graphisme, qui est magnifique, mais également le scénario, passionnant (bien que je n’aurais pas craché sur plus de développements, voire un tome supplémentaire), avec un personnage principal particulièrement attachant. Ma femme m’a dit que la collection 1850 chez Soleil était vraiment très bien, ce diptyque semble lui donner entièrement raison. Note : 16/20.

Cette semaine, je lis :

Je sais pas trop, mais Mi et Andro m’ont menacée de me filer le premier tome de Percy Jackson (oui, je dis « menacée » parce qu’apparemment, si je commence, je ne vais pas m’arrêter avant d’avoir fini la série, et ça va encore me faire prendre du retard dans ma PAL qui ne cesse déjà de s’alourdir).

Je te laisse, je dois me re-tartiner de Cicaplast et déterminer si mes jambes accepteront de me porter jusqu’au concert de Madness ce soir (c’est vraiment pas gagné).

——————–

Humeur du jour : vaseuse (ah bah oui, tu fais la folle toute la semaine, forcément le week-end tu fais le tour du cadran et tu pleures ta maman).

État du Neurone : embrumé.

État du Poual : bobtail croisé cocker.

Coup(s) de gueule du moment : qu’il est difficile de prendre certaines décisions…

Coup(s) de cœur du moment : …heureusement, il y a la vodka, les copines, la Frangine, et la mousse au chocolat.

Dans les z’yeux : Miami ink, parce que je ne suis pas du tout obsessionnelle, c’est faux.

Dans les z’oreilles : Siouxsie and the Banshees – Happy house.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publicités
commentaires
  1. Mi dit :

    Mousse au chocolat \o/

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s