Un post featuring : des prises de têtes, du tatouage, les livres de la semaine, des inquiétudes.

Mon petit taupinet tondu, sache que tu as échappé hier à un déversement totalement impudique et inutile de mes états d’âme torturés. Tu me seras donc bien entendu éperdument reconnaissant-e de t’avoir épargné tout ça, même si tu ne sauras jamais ce à quoi tu as échappé (bon, Mi elle sait, mais c’est ma meuf alors c’est un peu son job de me supporter).

En vrac :

J’ai repris rendez-vous pour un autre tatouage le 27, et je trépigne un peu d’impatience. Il y a peu de chances que je te montre le résultat vu que ce n’est pas un lettrage cette fois-ci, mais je sais que tu es sympa et que tu partageras ma joie quand il sera terminé, même si tu ne sais pas à quoi il ressemble. De toute façon si on se connaît, tu auras bien assez tôt l’occasion de le voir.

J’attends toujours que mon autre tatoueur me recontacte après le rendez-vous dessin reporté de la dernière fois (au cas où tu ne l’aurais pas encore compris, j’ai une liste conséquente de projets).

La drogue a refait surface dans ma vie (pas de la vraie drogue, hein) (je me comprends) (statut crypto-torturé bonjour !).

Le chat de ma mère a survécu, on saura aujourd’hui normalement si elle est tirée d’affaire, mais je suis putain de soulagée.

Frangine n°1 va me donner le tome 2 d’Elinor Jones et je lui en suis particulièrement reconnaissante, vu à quel point j’avais aimé le premier (bon après il faudra évidemment que j’achète les autres pour compléter la collection).

Anthelme Hauchecorne entre dans mon Panthéon personnel des gens les plus cools du monde (après Amanda Palmer et Neil Gaiman, évidemment, mais quand même pas loin derrière), puisque après ma mini-chronique de son recueil Baroque’n’Roll, il m’a gentiment envoyé le dossier de presse de son prochain roman, et je devrais recevoir le dit roman en avant-première. En plus, le mec reverse ses droits d’auteur à des associations : la classe ultime.

Ce qui fait une parfaite transition pour la récap’ des bouquins de la semaine.

La semaine dernière, j’ai lu :

La main d’Obéron, cycle des Princes d’Ambre tome 4, Roger Zelazny : bon, bah je me doutais bien que Ganelon en savait plus que ce qu’il voulait bien le faire croire (et qu’il était plus que ce qu’il voulait bien montrer). Ce qui me conforte dans l’idée que Corwin est quand même un tout petit peu niais, pour un multi-centenaire, puisque ça faisait quand même deux tomes que je m’en doutais fortement. Bref, on assiste à la résolution de la plus grosse partie de l’intrigue initiée dans le premier tome, à savoir qui a fait le premier gros coup de pute, qui a retourné sa veste et qui a essayé d’écarter ce pauvre Corwin d’Ambre en tout premier lieu. L’auteur se perd toujours en considérations métaphysico-philosophiques qui retardent l’avancement de l’intrigue principale, mais ce n’est pas trop dérangeant une fois qu’on a admis que les Ambriens ne savent pas faire simple (et puis il doit avoir un gros problème avec Freud, à le mentionner tout le temps comme ça). Note : 14/20, un page-turner efficace comme d’habitude, un cliffhanger qui donne envie de lire la suite, comme d’habitude.

Une danse avec les dragons, Le Trône de fer tome 15, George R. R. Martin : je me permets de le répéter mais AAAAAAAHHHHH. George Martin, if you ever read me, I hate you so much right now >_< C’est pas compliqué, quand j’ai refermé le bouquin (je l’ai quand même fait durer une semaine, bel exploit), j’ai poussé un hurlement de bête à l’agonie et j’ai failli taper du pied et me rouler par terre comme une gamine qui fait un caprice. Si tu es familier-e avec l’univers du Trône de fer, tu te douteras facilement qu’il y a encore des morts, des gens dont on ne sait pas s’ils sont morts, et des cliffhangers àlacon un peu partout. Maintenant il ne reste plus qu’à attendre la publication du tome 6, et si ça met autant de temps que pour celle du tome 5, je pense que je vais mourir de frustration. Ah oui, et GROSSE CLASSE BARRISTAN SELMY. Voilà. Note : 17/20 (parce que je suis frustrée).

Les voleurs de rêves, Doctor Who, Steve Lyons : soyons clairs, je suis une vraie groupie quand il s’agit de DW. Peut-être pas autant que d’autres membres de la Taupinière, mais je suis quand même bien atteinte. Bref, je suis bon public quoi. En toute logique, le roman m’a donc plu, mais je trouve quand même que la structure narrative est très classique : j’avais compris à peu près dès le début de quoi il retournait et j’ai senti venir le twist de fin à deux kilomètres. Je n’ai donc pas été surprise, mais ça reste quand même une bonne histoire, plutôt bien fichue. Petit bémol : je trouve que Rose et Jack ne sont pas assez mis en valeur, dans le sens où même s’ils ont évidemment leur utilité dans l’intrigue, on n’apprend rien sur eux ni sur leur psychisme, que je ne trouve pas assez creusé (même chose pour Nine, mais c’est moins gênant puisqu’il a toujours ce côté deus ex machina – donc moins accessible). Malgré tout, un chouette bouquin qui se lit très facilement et rapidement. Note : 14/20.

Contes du chat maître zen, Henri Brunel : petit bouquin très court et hyper facile à lire (en une demi-heure c’est plié), bourré d’illustrations naïves, acheté lors de ma dernière expédition au musée Guimet. Des petites histoires philosophiques sans prétention, accessibles à tout le monde, le genre de truc idéal pour passer le temps dans le métro ou dans une salle d’attente. Une bonne introduction au bouddhisme et au zen pour ceux qui n’y connaissent absolument rien (comme c’est mon cas), instructif sans être indigeste, voire un petit peu léger. Je ne suis pas über-fan du style d’écriture, mais vue son extrême simplicité, ce n’est pas non plus quelque chose de dérangeant. Note : 14/20.

J’ai commencé :

Brasyl, Ian McDonald : e-book acheté lors du dernier week-end promotionnel de Bragelonne, j’en ai lu quelques pages lorsque j’ai eu terminé mes Contes du chat maître zen. Je ne sais pas si je vais le continuer cette semaine car ça a l’air d’être un roman assez dense, au style plutôt particulier, puisque ça mêle fiction d’anticipation et pseudo-roman historique avec a priori des histoires mises en parallèle. Je sens que ça peut être hyper intéressant, mais c’est peut-être pas ce que j’ai envie de lire là maintenant tout de suite. En tout cas pour ce que j’en ai lu, ça a l’air d’être une vision assez intrigante du Brésil, très loin des habituels clichés. À suivre, je pense que ça peut valoir le coup.

Conte de fées à l’usage des moyennes personnes, Boris Vian : très court roman de jeunesse de Vian commencé lors d’un moment de désœuvrement total, c’est un bouquin qui m’a été offert pour mon anniversaire/Noël. C’est drôle et absurde, comme beaucoup de ce qu’a fait Boris Vian, et je pense qu’en une demi-heure je l’aurai torché. Je t’en dirai plus la semaine prochaine mais à l’heure où je t’écris, je me dis que je l’aurai même sûrement terminé avant la publication de ce post (c’est ça décrire ses billets à l’avance, que veux-tu) (dire que je pourrais rattraper mon retard de séries pendant ce temps-là…).

Les cours du chaos, cycle des Princes d’Ambre tome 5, Roger Zelazny : en fait je me demande si j’aime vraiment ce cycle ou si c’est juste parce que je veux absolument connaître la suite malgré la naïveté de Corwin et les circonvolutions de l’auteur. Quoi qu’il en soit, l’univers est d’une richesse telle qu’il y a toujours quelque chose à apprendre, et justement on devrait aborder dans ce tome ce qui est pour moi l’intérêt principal de la saga : l’origine de tout, les Cours du Chaos. D’un point de vue rôlistique (notamment, mais aussi par pure curiosité intellectuelle), ça m’intrigue beaucoup de savoir le pourquoi, le comment, le quand, les conséquences, tout quoi. Non, je ne suis pas du tout obsessionnelle, c’est faux.

Cette semaine, je lis :

Je finis bien sûr le Boris Vian et le Zelazny, mais ensuite je sais pas trop, étant donné que j’ai un peu tendance à ouvrir des bouquins au hasard en ce moment. Comme je te le disais je compte laisser de côté Brasyl pour le moment, j’ai pas envie de me gâcher une lecture potentiellement très sympa juste parce que je suis pas d’humeur. Du coup j’imagine que je vais piocher au pif dans ma bibliothèque et voir ce que ça donne.

Je te laisse, je retourne faire mumuse avec mes chats, mes bijoux faits-main, ma kiné et mes cosmétiques hand-made pour les cheveux.

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Humeur du jour : gravement perturbée.

État du Neurone : en vrac, voir point précédent. En plus je dors mal.

État du Poual : bio.

Coup(s) de gueule du moment : ah oui, le loyer sans l’APL tout de suite ça devient un peu plus douloureux…

Coup(s) de cœur du moment : un médiéviste tatoué de partout dans The Voice, en prime-time sur TF1. Les miracles existent. Et évidemment l’adoption par l’Assemblée de l’article 1 du projet de loi sur le mariage pour tous \o/

Trucs de greluche : le sans silicones, sans SLS et sans ALS, c’est bien. Mais j’ai décidé que ça suffisait pas encore, du coup j’ai joyeusement fait cramer la cébé sur Aroma-zone pour me fabriquer mon premier thermo-protecteur bio (en attendant que ma frange apprenne à se coiffer toute seule sans fer à lisser). Prochaine étape : la coloration non chimique.

Nouveaux-thés (et la bouffe qui va avec) : le sans théine, c’est putain de difficile (d’ailleurs je suis incapable de ne pas boire du tout de thé, même si j’essaie de réduire – putain, on dirait presque que j’arrête de fumer, ahah), surtout que les infusions à la base j’aime pas trop ça. Mais Jardin d’Alix de la maison Théodor, c’est franchement pas mal du tout. J’ai aussi refait du bœuf Strogonoff qui cette fois-ci ressemblait à du vrai bœuf Strogonoff (et c’était très bon), et je me suis essayée à la Vatrouchka (soit l’ancêtre du cheesecake, un peu) (et ça aussi c’était très bon).

Dans les z’yeux : je vais pas te soûler avec, tu l’as sûrement déjà vu trois millions de fois, mais Paperman  m’a fait verser un torrent de larmes (je suis un peu sensible en ce moment).

Dans les z’oreilles : le dernier Depeche Mode – Heaven. En boucle, tout le temps.

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commentaires
  1. Bienvenue dans la cohorte des lecteurs qui vont insulter George Martin sur son blog pendant les deux prochaines années en lui conseillant de moins regarder de football ricain, de veiller à avoir une alimentation saine, et à écrire la fin de son de bouquin !

  2. ChrisTais dit :

    « Elinor Jones » comporte trois tomes donc tu y es presque. Si l’esthétique est à tomber par terre, je ne suis pas toujours fan de l’histoire. On en reparlera quand tu auras lu la fin.

    « Le trône de fer », je n’ai lu pour l’instant que les deux premiers intégraux. Avant d’attaquer la suite, il va falloir que je dessine des schémas pour pas me paumer.

    • Myschka dit :

      Oh, le Trône de fer, on finit par s’y faire question intrigues multiples, ça va, j’arrive à m’y retrouver.

      Pour Elinor Jones, évidemment je peux pas juger tant que j’ai pas lu les deux autres tomes, mais le premier m’avait vraiment beaucoup plu.

  3. J’étais complètement passée à côté de Depeche Mode, merci merci merci de l’avoir mise dans ton post ! *.*
    Sinon, tes coups de gueule et de coeur sont les miens, cette semaine ^^

    • Myschka dit :

      Mais de rien ! Je suis très impatiente de pouvoir écouter leur nouvel album (encore un peu de patience), mais s’il est à la hauteur de Heaven ça devrait être de la bonne.

      Pour le reste, je vois qu’on est solidaires :)

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