Un post featuring : de la neige, du froid, des couvertures en polaire, du thé, de la bouffe, du champagne, les livres de la semaine et probablement plein de trucs que j’oublie.

Mon petit caribou des bois, à moins de vivre dans une grotte ou sous les tropiques, tu as bien dû te rendre à l’évidence : cette semaine, IL NEIGE. C’est plutôt kewl parce que ça veut dire qu’il fait froid (et moi j’aime le froid) (quand je pense qu’il y a trois ans mon système nerveux détestait ça), mais d’un autre côté ça craint un peu parce que la neige à Paris ça devient vite moche, mouillé, boueux et glissant. En bon gros marronnier de saison, les journaux titrent que la France est paralysée à cause de deux centimètres de poudreuse, comme si la même chose n’arrivait pas toutes les putains d’années. J’en conclue que tous les ans les gens sont frappés d’amnésie, je ne vois pas d’autre explication.

L’autre côté kewl de la neige, en dehors du froid, c’est que ça file un bon prétexte pour rester chez soi à ne rien foutre, du coup j’ai pu pas mal avancer dans mes lectures. Cette fois encore, beaucoup de BD, puisque j’ai éclusé le stock que Mi et Andro ont laissé chez moi dimanche dernier, vois plutôt.

La semaine dernière, j’ai lu :

Or not to be, Fabrice Colin : si depuis la semaine dernière tu te demandais si je trouverais un jour un bouquin de Fabrice Colin que je n’aime pas, eh bien, ce n’est pas celui-ci en tout cas. Je ne saurais même pas te résumer le bouzin, tout ce que je peux dire c’est que c’est magnifiquement bien écrit, que je n’ai probablement pas tout compris à ce que Colin voulait dire, que ça parle de Shakespeare, de tragédie grecque, de complexe d’Oedipe, Eros et Thanatos, de schizophrénie et de miroirs (Amleth – Thelma), de fées, de temples romains, d’allégories, d’amnésie et d’anciens dieux. Et que c’est magique et triste. Avec tout ça, te voilà bien avancé-e, hein ? Deal with it et cours te l’acheter. Note : 18/20.

Les fusils d’Avalon, cycle des Princes d’Ambre tome 2, Roger Zelazny : il fallait bien continuer à faire mes devoirs comme une brave rôliste consciencieuse. Un tome un peu plus long que le premier, avec un peu plus d’action et des personnages plus développés, qui se termine sur un cliffhanger intéressant. Ça se lit toujours aussi facilement, un peu trop peut-être car j’ai parfois eu l’impression d’avancer excessivement vite dans l’intrigue – comme le héros du livre, Corwin, qui donne l’impression de ne rencontrer aucune vraie difficulté, ou qui se laisse prendre au piège avec une naïveté déconcertante pour un type qui a vécu des siècles. Néanmoins, comme ça reste un page-turner redoutablement efficace, nul doute que d’ici un mois ou deux j’aurai terminé la série sans trop de difficultés. Note : 14/20.

City hall, tomes 1 et 2, Rémi Guérin et Guillaume Lapeyre : « Imaginez un monde où tout ce que vous écrivez prendrait vie. Imaginez maintenant qu’un individu utilise cette arme avec les plus sombres desseins… À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle, les forces de police de City Hall n’ont d’autre choix que de faire appel à deux des plus fines plumes de Londres : Jules Verne et Arthur Conan Doyle ! ». Alors, c’est steampunk, ça rassemble des tas de trucs cool (Jules Verne, Conan Doyle, Mary Shelley et Malcom X dans la même histoire c’était casse-gueule, mais ça le fait), l’histoire est très chouette et le dessin aussi, mais malheureusement je n’adhère pas trop au format manga, qui n’est soit pas adapté, soit pas assez maîtrisé : beaucoup de planches sont très fouillis et manquent de lisibilité. Il aurait peut-être fallu de la couleur ou plus d’ombrages, je ne sais pas, mais c’est dommage car le scénario vaut vraiment le coup. Note : 14/20, à cause du format.

The Sherlock Holmes story, tome 1, Kwon Kyo-Jeong : avant toute chose je tiens à dire que j’ai lu ce premier tome absolument vierge de tout préjugé. N’empêche, je ne pense pas lire le second tome : l’enquête passe au second plan et l’histoire se concentre sur la relation ambigüe entre Holmes et Watson, un fantasme récurrent chez pas mal de meufs monde apparemment. Avant même de lire des critiques ou des résumés de ce manhwa a posteriori, je me doutais que ça allait virer yaoi ou au moins au shonen-ai (pas dans ce tome cela dit). Je n’ai rien contre dans l’absolu, mais ici je n’en vois vraiment pas l’intérêt, surtout quand ça bouffe complètement le côté policier de l’histoire. De plus, comme l’ont dit Mi et Andro, Watson a vraiment une gueule et une attitude caricaturales de über-uke, ce qui a tendance à m’agacer parce que je n’aime pas les personnages complètement soumis. J’étais contente de voir apparaître sa fiancée à la fin du volume, mais si c’est pour qu’elle fasse office de figurante, bof. Bref, pas mal mais sans plus, vraiment. Note : 12/20.

Princesse Sara, tome 1 – Pour une mine de diamants, Nora Moretti, Audrey Alwett et Claudia Boccato : bon, qui ne connaît pas l’histoire d’origine ? Comme probablement toutes les gamines de France, j’ai vu la série et lu le roman quand j’étais petite (la série animée est d’ailleurs étonnamment fidèle au bouquin), et j’étais très curieuse de voir ce qu’allait donner la BD. Eh bien sache que c’est un petit coup de cœur : Sara fait level-up bien comme il faut, il y a des automates (et donc une grosse ambiance steampunk, ce que j’aime beaucoup), Becky est noire (un détail qui j’espère sera creusé par la suite – aborder la question du racisme en plus de celle du mépris de classe, ce serait intéressant), et c’est loin d’être aussi niais que dans mes souvenirs. Ça faisait un moment que j’entendais chanter les louanges de cette série, je comprends maintenant pourquoi. Note : 15/20 pour commencer.

Elinor Jones, tome 1 – Le bal d’hiver, Algésiras et Aurore : « Miss Bianca sait tout faire. C’est grâce à elle si trois fois par an, les bals Tiffany sont devenus les soirées les plus courues d’Angleterre. Les Tiffany seront bientôt une société de renommée mondiale. Bianca ira très loin, Miss Jones, et à ce moment-là, nous verrons qui a eu assez de force et de volonté pour la suivre ». Elinor Jones, couturière talentueuse, est engagée au sein de la maison Tiffany. Bien vite, elle se rend compte que les apparences sont trompeuses et que l’image idyllique renvoyée par les Tiffany n’est que de la poudre aux yeux. Ah. Inutile de faire durer le suspense, c’est un énorme coup de cœur : le dessin, les couleurs, la subtilité des personnages, le scénario, tout me plaît dans ce petit bijou, et j’ai hâte de pouvoir lire la suite. Note : 17/20.

Tir-Nan-Og, tome 1 – L’exode, Fabrice Colin et Elvire De Cock : « On m’a trouvé près d’une bouche d’égout, affamé et en pleurs, âgé de quelques jours. A onze ans, ma mère adoptive est morte du typhus et son jules m’a flanqué dehors. Rien de tel pour vous apprendre à vous battre, croyez-moi. C’est là que je suis entré dans la bande des Irlandais dont les parents venaient tous du vieux continent attirés par le rêve de l’Amérique. Moi, ça faisait longtemps que je ne rêvais plus. J’avais tort ». Ça va être difficile de faire une critique de cette série, puisqu’elle a été arrêtée après le deuxième tome. Je ne saurai donc jamais ce qu’elle a dans le ventre. Cependant, ce premier volume est un bon tome d’introduction, un peu frustrant car il laisse entrevoir énormément de choses sans les dévoiler (mais comme justement c’est un tome d’introduction ça ne m’a pas gênée). Andro m’a dit que le deuxième tome laissait la même impression, je le lirai quand même à l’occasion mais du coup je ne pense pas qu’il y ait grand-chose à en dire. À lire quand même pour New York, les gamins paumés, les sidhes, les pistes lancées, et le très beau dessin. Note : 14/20.

Memento mori, tome 1, Rann : « Dans un village d’apparence tranquille se terre un lourd secret…Calliste, dont la famille est tributaire de ce mystère et Mallaury, un jeune homme de la capitale, se retrouvent plongés au coeur d’une intrigue qu’ils n’imaginaient pas. Quand un groupe d’hommes masqués enlève Eïlis, sa jeune soeur, devant elle, Calliste les poursuit dans la forêt. Soudain, une mystérieuse force s’empare de sa soeur, et précipite Calliste dans un autre monde, devant un étrange château…Pourquoi ces hommes en voulaient-ils à Eïlis ? Qui est donc Fléau, le terrifiant maître des lieux ? Se pourrait-il qu’il soit lié d’une quelconque façon à ce village ? ». Des sorcières, une possible relecture de La Belle et la Bête (du moins c’est ce que j’en ai déduit), un très joli trait plein de finesse, pour un premier tome prometteur mais peut-être un peu trop désordonné (beaucoup d’infos balancées en peu de temps, pas vraiment d’explications, mais en même temps pour un premier volume c’est assez logique). Note : 14/20, en attendant de voir ce que donnera la suite.

J’ai (à peine) commencé :

Le signe de la licorne, cycle des Princes d’Ambre tome 3, Roger Zelazny : je continue sur ma lancée, mais quand je dis que j’ai à peine commencé ce bouquin je déconne pas, j’ai dû en lire deux pages. Ça prend la suite directe du tome précédent, pas grand-chose à en dire pour le moment, si ce n’est que j’espère avoir très vite des infos supplémentaires sur le personnage de Dara (même si bon, en vrai je me suis spoilée et je sais qui elle est ; ce que je ne connais pas, ce sont ses intentions), ainsi que sur Benedict. Pour le reste, j’imagine que ce sera dans la droite lignée des volumes précédents, en espérant que Corwin sera un peu plus aware cette fois-ci.

Cette semaine, je lis :

J’en sais foutre rien. Figure-toi que ce week-end il y avait de nouveau une opération e-books Bragelonne, tu te doutes bien que j’ai encore craqué mon slip. Du coup, je me retrouve avec 53 nouveaux bouquins, soit plus du double de ce que j’avais acheté lors de la dernière promo, ce qui rajoute un nombre conséquent de possibilités. So many books, so little time, comme dirait Frank Zappa. Des fois, je te jure, je me fais peur.

Je te laisse, je m’en vais affronter la neige, le blizzard et les pingouins cannibales, et tout ça juste pour me faire martyriser par mon kiné (kiné-choupie me manque tellement). Tant d’abnégation, reconnais-le, ça force le respect.

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Humeur du jour : je songe sérieusement à hiberner jusqu’à ce que le boyfriend revienne et que la neige ait fondu (ou alors qu’elle tienne mais ne se transforme pas en boue – comment ça j’en demande trop ?).

État du Neurone : « tu sais, les anti-narcoleptiques c’est ni plus ni moins des amphétamines, c’est normal que ça ait des effets sur le cerveau », dixit Frangine n°1. Non mais je déconnais quand je disais que j’avais besoin de drogue pour tenir le coup, hein.

État du Poual : j’avais commandé des « craies » pour changer de couleur de cheveux sans les niquer toutes les deux semaines. En suivant les conseils de je ne sais plus quel blog, je les avais commandées sur Born Pretty. Alors certes le colis m’est parvenu sans encombre et les dites craies sont très bien…mais ça aurait été cool que quelqu’un précise quelque part qu’en fait, ce ne sont juste…que des simples pastels. Du genre que tu peux acheter dans n’importe quel magasin de fournitures d’art, quoi. Ça valait vraiment le coup de les faire importer du bout du monde, dis-donc.

Coup(s) de gueule du moment : oui donc, l’APL est calculée sur la base des revenus à N-2. NORMAL. (cela dit même comme ça, la baisse n’est pas justifiée, donc ça augure d’interminables démarches administratives dont je me serais bien passée)

Coup(s) de cœur du moment : naans et vin blanc chez Mi, champagne et petits fours chez la funky family (et le boyfriend commence à aller mieux \o/).

Trucs de greluche : la BB crème Missha est top. Et j’ai mes nouvelles creepers (imprimées dalmatien, trop belles).

Nouveaux-thés (et la bouffe qui va avec) : j’ai essayé de faire du bœuf Strogonoff l’autre jour. C’était très bon, mais ça ressemblait pas vraiment à du Strogonoff (j’ai dû me planter dans les proportions). Sinon, la nouvelle box Envouthé déchire tout et la maison Théodor est en passe de devenir un de mes fournisseurs chouchous.

Dans les z’yeux : je commence à remonter la pente niveau retard, mais c’est pas encore ça. Et comme je n’en ai jamais assez, j’aurais pu mater la fin de Fringe, mais à la place j’ai regardé le pilote de The Carrie diaries, la préquelle de Sex and the city. Bon, c’pas mal, c’est à regarder pour la bande-son et les looks, mais une fois de plus les clichés sont de sortie (évidemment la petite sœur rebelle-dépressive écoute forcément The Cure et Joy Division – cela dit on peut pas lui reprocher d’avoir mauvais goût, au moins). À voir sur la durée, si la série trouve son public (ni les ados qui n’en ont rien à branler des années 80, ni les quadras qui n’en ont rien à foutre des séries de teenagers, donc).

Dans les z’oreilles : Pony Pony Run Run – Hey you (oui bon ça va, me dis pas que ça te fait pas un peu plaisir des meufs en maillot de bain et du soleil).

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commentaires
  1. Lilou Black dit :

    Je prends note pour le Sherlock Holmes story. Le graphisme semblait sympa mais si les enquêtes sont réduites à la portion congrues pour laisser la place à du crypto-shonen-ai de fangirls, ça va difficilement convenir… c’est bien, ça me fait des économies.

    J’aime beaucoup cette Princesse Sara steampunk. La présence d’automates donne du cachet à l’histoire, c’est effectivement pas trop niais et pleurnichard dans les chaumières et les dessins sont magnifiques.

    • Myschka dit :

      En fait, je trouve que les graphismes ne sont pas si bien que ça (les femmes se ressemblent toutes, par exemple). une raison supplémentaire de ne pas l’acheter (à la rigueur l’emprunter à quelqu’un, pour la science, et encore, il y a tellement de trucs plus intéressants à lire sur Sherlock Holmes que bon…).

      Bah, Princesse Sara, de base le roman est pleurnichard et un peu niais donc c’est difficile de ne pas tomber dedans, au moins un peu. On verra par la suite, mais pour le moment je trouve ça chouette.

  2. Suliane dit :

    Pour les Elinor Jones, j’ai lu les 3. Je peux te dire que c’est vraiment bien et que ça finit au tome 3 mais je ne te dirai rien de plus, même sous la torture. Ah si, Aurore est a Angoulème cette année donc je vais essayer d’avoir une petite dédicace (hihihi).

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