(ou comment la Lose, cette fourbe, a décidé qu’elle s’était absentée un peu trop longtemps)

Un post avec dedans : de la déprime, du thé, de la (bonne) série, et des bosses, guest starring : la Lose.

Ahem. Comment te dire ? Loin de moi l’idée de comparer le niveau de la journée d’hier à celui d’une journée basique millésime 2009, mais il faut bien le reconnaître : hier était une authentique journée de merde.

Pour remettre les choses dans leur contexte, il faut quand même admettre qu’en ce moment, je ne vais pas très bien. Je pense que je vis plus mal que prévu cette histoire de congé longue maladie, parce que ça me renvoie des années en arrière, à une période dont je n’aime pas me souvenir, celle où je ne voyais pas le bout du tunnel et où j’avais fini par croire que je n’irais jamais mieux, que je finirais ma vie en passant la moitié du temps à l’hôpital, et l’autre moitié à récupérer avant de refaire une poussée qui me renverrait à l’hôpital, et tout ça ad nauseum (et au-delà).

Heureusement j’avais tort, et je ne doute pas que les choses finiront par aller mieux (du moins je me persuade que les choses iront mieux un jour) (on fait ce qu’on peut, hein). Mais le fait est que je ne vais pas bien, et que ça me déprime un peu. Un peu beaucoup, même. Et étrangement, quand je vais mal, plutôt que de m’enfoncer dans la dépression, j’ai tendance à chercher inconsciemment le conflit, et de trouver n’importe quel prétexte pour me mettre en colère (on a les mécanismes de défense qu’on peut, hein).

Avant-hier, par exemple, j’ai quand même pété un plomb et fait une crise de larmes sous le prétexte foireux que le boyfriend avait encore touché à mes livres sans ma permission. Alors certes d’ordinaire ça a le don de m’agacer prodigieusement (oui je sais, dit comme ça j’ai bien conscience que je fais un peu psychopathe, cela dit je te jure que j’ai une raison tout à fait logique de réagir comme ça) (un jour si tu veux je t’en parlerai), mais de là à me transformer en drama-queen de compétition, il y a un pas que je n’avais jusqu’alors jamais franchi.

Étant donné que je ne suis ni en syndrome pré-menstruel, ni enceinte en mode Dalek-hormonate, je pense que c’est la preuve que je ne prends pas les choses aussi sereinement que j’aimerais bien le croire.

Du coup, hier, quand les chats m’ont réveillée au bout de 7 heures de sommeil alors qu’en ce moment il m’en faut 10, je l’ai pas très bien pris. Quand le facteur a sonné ensuite, j’ai moyennement apprécié, mais enfin j’ai fait avec. Quand un de mes voisins a décidé de mettre la musique à fond, je me suis dit que j’étais mal barrée. Quand les chats ont continué à me harceler, que j’ai fini par admettre que je ne rendormirais jamais et que j’ai ouvert mon colis supposément rempli de merveilleux ustensiles de cuisine, j’étais déjà de mauvais poil. Quand je me suis aperçue que la moitié des dits ustensiles étaient cassés, j’étais atteinte du syndrome de La Tourette. Quand les chats ont cassé une lampe (pas une ampoule hein : carrément la lampe entière), j’ai limite commencé à insulter ma mère pour avoir eu l’idée de me mettre au monde. Quand la partie d’Agone a été annulée à la dernière minute, je me suis demandée si je subissais un retour de karma qui s’était trompé de destinataire. Et quand, en voulant rebrancher un truc, je me suis cogné le front contre le rebord du bureau, j’ai éclaté en sanglots comme une débile (comme je te l’ai dit je ne vais pas très bien, je crois que ça a été la goutte qui a fait déborder le vase).

Donc forcément, quand j’ai fait un malaise alors que je m’apprêtais à sortir ce soir pour décompresser, j’ai pas franchement été étonnée, et j’ai décidé qu’après une journée comme ça, la seule solution était de commander chez l’italien (on sait jamais, j’aurais pu m’ébouillanter en faisant cuire des pâtes, au point où j’en étais) et d’hiberner sous les couvertures en regardant des séries.

Ouais, vraiment, journée de merde.

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Humeur du jour : grrrr.

État du Neurone : absent.

État du Poual : plat.

Coup(s) de gueule du moment : et comme si ça suffisait pas, le livreur est arrivé avec presque trois quarts d’heure de retard \o/

Coup(s) de cœur du moment : euh…

Nouveaux-thés (et la bouffe qui va avec) : la box Envouthé de novembre est nettement mieux que celle du mois dernier (big up pour le Thé du Loup, absolument merveilleux). Et la Thé box est toujours parfaite.

Lecture(s) instructive(s) (ou pas) : avec tout ça, chuis même pas sûre d’avoir un lundi lecture à partager avec toi demain.

Dans les z’yeux : je ne connaissais pas Raising Hope. J’avais tort : c’est très (très) drôle.

Dans les z’oreilles : je sais pas si je te l’ai déjà dit (probablement, mais on va dire que non), quand je suis déprimée j’ai tendance à écouter des trucs bien vénères histoire d’entretenir encore plus ma colère. Donc, logiquement : Bérurier noir – Vivre libre ou mourir (version Viva Bertaga forcément).

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