Un post avec dedans : de l’utilité de respecter les procédures hospitalières, de la résignation, de la douleur née d’un manque d’équipement, du fangirlisme primaire, et puis les livres de la semaine.

Bon, bah voilà. Vendredi j’étais à l’hôpital pour ma chimio mensuelle, avec une lettre de ma généraliste adressée à neuro bien-aimé (qui n’était pas là, évidemment), parce que quand même un épuisement pareil ça l’inquiète (et moi donc, chérie). Neuro n’étant pas là, le médecin de l’hôpital de jour a pris la décision de m’arrêter un mois entier avec séances de rééducation chez le kiné trois fois par semaine (pour la fatigue ça va pas changer grand-chose, mais pour ma jambe avec un peu de chance ça ira mieux). Au même moment, au boulot, on a commencé à considérer l’éventualité de me coller en congé longue maladie, histoire qu’en plus d’être malade, je ne sois pas trop fauchée. Ah, les joies d’être fonctionnaire : figure-toi que je savais même pas que c’était possible, et je commençais à me réhabituer à l’idée de bouffer des pâtes premier prix tous les jours en attendant d’être en état de gagner ma pitance.

Détail amusant : tout ceci s’est fait sans participation vraiment active de ma part, parce que j’étais tellement dans les vapes que j’ai percuté seulement un peu avant d’arriver chez Mi, soit une petite demi-heure après être sortie de l’hôpital. J’avais pas la même infirmière que d’habitude, et soit ils sont devenus vachement plus laxistes au VDG, soit elle était pas super au point niveau procédure. Normalement, ma chimio, ça se passe comme ça : d’abord la perfusion avec le traitement, durant laquelle on me colle un tensiomètre qui mesure mes constantes toutes les 20mn (ce qui me réveille en sursaut à chaque fois, et comme la chimio m’assomme complètement, ça me repose pas des masses, mais au moins je suis à peu près fonctionnelle quand on me relâche) ; ensuite, on « rince » le produit avec une perfusion de sérum phy’ pendant une heure. Il se trouve que vendredi, l’infirmière ne m’a pas posé de tensiomètre, ce qui fait que j’ai sombré dans le sommeil le plus profond dès que le produit est passé dans mes veines. Du coup, je me suis rendue compte un peu tard que j’avais quitté l’hosto une heure plus tôt que prévu, et qu’elle n’avait pas rincé le produit : alors, cause à effet ou pas j’en sais rien, mais le fait est que j’étais au radar tout le reste de la journée et que les infos ont eu du mal à se frayer un chemin jusqu’à un neurone opérationnel.

Bref. Tout ça pour dire que depuis vendredi après-midi, et tout le week-end, j’ai été complètement à l’ouest (bon, pas seulement à cause de la chimio, mais ça n’a pas aidé). Et que manifestement, je n’en ai pas encore terminé avec les toubibs.

Ça veut dire aussi que j’ai fait une intro super longue juste pour t’expliquer qu’en fait, j’ai quasiment rien lu cette semaine. Vois donc plutôt.

La semaine dernière, j’ai lu :

L’étrange vie de Nobody Owens, de Neil Gaiman : « Nobody Owens était presque encore un bébé quand sa famille a péri sous la lame du plus célèbre des tueurs de Londres, le Jack. La nuit du drame, il est cependant parvenu à se réfugier dans un cimetière, où un couple de fantômes l’a recueilli et l’a élevé comme l’un des leurs, sous l’oeil bienveillant de Silas, son ami ni vivant ni mort. Mais cette période heureuse est aujourd’hui révolue, car le Jack rôde toujours, et l’heure est venue d’aller l’affronter une bonne fois pour toutes. A l’extérieur ». Très chouette roman d’apprentissage. Il n’y a pas grand-chose à en dire, c’est du Gaiman, donc accessible au plus grand nombre et en même temps très loin de prendre les lecteurs pour des cons. J’aurais peut-être aimé plus de détails sur les Jack et les compagnons de Silas (voire sur Silas lui-même), mais étant donné que le roman se lit presque exclusivement du point de vue de Nobody, d’un autre côté c’est logique qu’on reste un peu dans le flou. En tout cas c’est une réussite. Note : 17/20.

Les enfants du rasoir, de Joe R. Lansdale : « Un coin sympa. Oui, ce lac bordé de pins aurait pu être un coin sympa pour des vacances. Idyllique, même. Becky et Monty sont venus s’y réfugier pour tenter de rebâtir leur couple et d’oublier l’horreur de ce viol dont Becky a été victime. Mais comment chasser pareil souvenir ? Becky fait d’horribles cauchemars, des visions qui lui semblent prémonitoires. Rien n’est fini, ça ne fait que commencer. Car même si l’auteur du viol s’est pendu en prison, il a laissé derrière lui un terrifiant héritage. Le démon qui le possédait va hanter ses acolytes. Ces derniers, des adolescents désaxés, croyant venger leur complice en poursuivant Becky, vont en fait devenir les instruments démoniaques de cette monstrueuse entité. Ils vont devenir les Enfants du rasoir ». Comme je le pensais la semaine dernière, c’est un roman horrifique classique, ni plus ni moins. Les personnages sont des archétypes, donc assez caricaturaux, l’intrigue est basique, la traduction est mauvaise (parfois à tel point que je devais me retraduire le texte en anglais pour comprendre certains passages), le roman clairement daté. Après, si on kiffe ce genre de littérature, ça se laisse lire sans avoir besoin de brancher le cerveau, et certains personnages (très) secondaires sont sympathiques. Note : 10/20.

J’ai commencé :

Si tu m’aimes…, de Katherine Quenot : alors là, je dois dire que ce bouquin me pose problème. Il m’a été offert par Mi à l’occasion du All Hallow’s read et je partais avec un a priori plutôt positif, étant donné que quand j’étais gamine, j’avais lu Blanc comme la nuit du même auteur, et que j’avais beaucoup aimé (bon, après je l’ai relu adulte et ça m’a moins impressionnée). Sauf que là, je déteste tellement le couple de personnage principaux que je ne sais pas si je vais réussir à le continuer. L’héroïne est tellement soumise à son mec que ça en devient insupportable, je n’arrive pas à m’identifier à elle, je n’arrive même pas à la comprendre, je suis incapable d’éprouver de la sympathie pour elle tellement son mari est détestable. Après, je me doute que ça ne va pas continuer sur cette lignée, mais je ne sais pas si je vais être capable de passer outre sans avoir envie de vomir toutes les deux lignes. À voir, donc…

Cette semaine, je lis :

Mémoires d’un maître faussaire, de William Haeney : « William est un faussaire spécialisé dans les livres. Il est doué pour l’écriture mais préfère griffonner incognito des poèmes pour un ami plus séduisant que lui et fabriquer des exemplaires factices de premières éditions de Jane Austen qu’il vend ensuite à des collectionneurs crédules. II n’est pas si mauvais, au fond : il reverse l’argent récolté à un foyer pour SDF et ses crimes ne font de mal à personne. Mais si William n’a rien fait d’autre de sa vie, ce n’est pas sans raison. Il a commis quelque chose quand il était étudiant qui lui fait honte, boit beaucoup trop et ne peut s’engager dans une relation amoureuse. Ah oui, et il voit des démons. Des silhouettes éthérées qui rôdent derrière le dos de ceux qui l’entourent, guettant un instant de faiblesse. À moins que William voie simplement la souffrance du monde ? C’est alors qu’une femme extraordinaire, peut-être capable de l’en sauver, entre dans sa vie… ». Encore un e-book acheté lors du week-end Bragelonne, le résumé et le fait qu’il ait été traduit par Mélanie Fazi m’ont convaincue de me laisser tenter. Les premiers chapitres sont intéressants et agréables à lire, je pense que ça va me plaire, mais pour le moment il est trop tôt pour en juger.

Je te dirais bien que j’ai d’autres projets de lecture en cours (j’en ai toujours), mais je suis tellement crevée que je préfère ne pas m’avancer.

Je te laisse, je dois m’occuper de trouver un bon kiné.

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Humeur du jour : grumpf.

État du Neurone : après 10h de sommeil pour récupérer de l’hôpital et du week-end, ça va un peu mieux, mais c’est pas super brillant non plus.

État du Poual : botte de foin.

Coup(s) de gueule du moment : les soirées avec la Taupinière, c’est kewl. Mais un ptit peu moins quand je suis la seule à pas ronfler sur les quatre, et qu’en plus, je suis la seule à avoir le sommeil léger. J’ai jamais autant regretté de ne pas avoir de boules quiès sur moi, et j’ai détesté le reste de la bande avec force et conviction à peu près toute la nuit de samedi à dimanche.

Coup(s) de cœur du moment : les soirées avec la Taupinière, c’est kewl (quand même). Surtout avec du champagne et du thé, dans le nouveau studio de Doudou.

Nouveaux-thés (et la bouffe qui va avec) : je ne sais pas pourquoi mais je sens la razzia chez Mariages Frères très bientôt.

Dans les z’yeux : la nouvelle recrue de The Glee project a fait sa première apparition dans Glee. Et ça confirme tout le « bien » que je pense du gagnant de cette saison : ils en ont évidemment fait un footballeur -_-‘ Super original, dis-donc. Sinon, avec Mi, on est tombée sur la version live de Beck (très bon manga de Harold Sakuichi, dont a été tiré un très bon anime…et maintenant, un film live qui a l’air de dépoter son grand-père en short) : j’aimais déjà beaucoup le personnage de Chiba, maintenant je peux dire que j’en suis carrément amoureuse; et comme je suis sympa, une petite vidéo.

Dans les z’oreilles : un groupe de rap qui reprend une chanson tirée de Mary Poppins ? Toi aussi ça te semble un peu WTF ? Je te comprends. Mais en fait, tu vas voir, c’est (vachement) bien (et je dis pas seulement ça parce que ce sont mes chouchous de X Factor USA).

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