Un post avec dedans : les bouquins de la semaine, une crise de greluchisme aigu, une envie désespérée de vitamine C (ou d’amphétamines, au point où j’en suis).

Bon. Lecteur, lectrice, sache-le, je hais mon système nerveux. Je suis épuisée au point d’avoir du mal à sortir de mon lit quelle que soit ma quantité d’heures de sommeil, ça commence à puer le sapin. Si tu connais un bon dealer, je suis preneuse, parce que là, même la taurine ça marche pas (en plus ça me file des palpitations et Frangine n°1 m’a regardé d’un œil réprobateur quand j’ai évoqué l’idée d’en faire une cure intensive) (ami-e premier degré : je plaisante, bien sûr).

En attendant, viens donc jeter un œil à mes merveilleuses lectures.

(comme tu le sais maintenant, j’écris directement ce que j’en ai pensé dès le bouquin refermé, ne t’étonne donc pas si j’ai des réactions…épidermiques)

La semaine dernière, j’ai lu :

Zombie business, de Jesse Petersen : la suite de Zombie thérapie, donc. Visiblement, c’est une série, et c’est une bonne chose parce que la fin du tome 2 m’a laissé espérer une suite. Cette fois-ci, Sarah et David ont décidé de monter une entreprise d’extermination de zombies, qui marche plutôt pas mal jusqu’au jour où ils croisent le chemin d’un savant forcément un peu pas tout seul dans son cerveau. Ce tome, plus sombre et plus cynique que le premier, reprend des thèmes classiques du genre (mais sans – trop – tomber dans le cliché), et est émaillé de références à la pop-culture (encore plus que dans Zombie thérapie) et de jolies pépites d’humour noir. Je suis assez surprise de le trouver meilleur que son prédécesseur ; et je suis encore plus surprise d’attendre la suite avec une certaine impatience. Note : 13,5/20.

Mais c’est à toi que je pense, de Gary A. Braunbeck : je ne sais pas quoi dire. Il est 4h30 du matin au moment où j’écris ces lignes et même si je suis crevée et malade et que j’aurais dû aller me coucher depuis longtemps vu mon état, je ne pouvais pas m’arrêter de lire. Et je ne pouvais pas non plus éteindre mon Kindle après avoir terminé, en me disant que j’allais rédiger ma critique plus tard. Ce bouquin est une tuerie. Ce bouquin est d’une horreur sans nom. Je n’ai pas cessé de pleurer du début jusqu’à la fin et je pleure encore maintenant. Je sais pas si je dois donner une note à ce truc parce que je pourrais donner 20/20 comme 0/20 et dans les deux cas ça me semblerait justifié. Je sais même pas si je dois le recommander (parce que c’est un putain d’ascenseur émotionnel toutes les deux secondes et que c’est génial) ou si je dois te dire de fuir en courant (parce que c’est horrible – je veux dire, largement pire dans le gore que Le Corps exquis de Poppy Z Brite, pour te donner un exemple). Je suis totalement incapable d’être objective, et le seul truc que je trouve à dire, c’est qu’il est probable que je ne me remette jamais complètement de cette lecture. Va falloir que tu fasses avec, mais si tu veux quand même en savoir un peu plus, tu peux aller lire ce que j’en ai pensé là-bas.

Sur des mers plus ignorées, de Tim Powers : d’après le boyfriend, c’est ce livre qui a inspiré le quatrième volet de Pirates des Caraïbes. Sauf que franchement, en-dehors de la Fontaine de Jouvence, ça n’a absolument rien à voir. Mais genre keudall quoi. En même temps heureusement, parce que Pirates des Caraïbes 4, on aurait carrément pu s’abstenir. Bref, c’est l’histoire d’un pauvre gars qui se retrouve enrôlé de force sur un bateau pirate et qui au fil de ses aventures, essaie de toute ses forces de sauver une damoiselle en détresse. Rien de très original, donc : des batailles navales, de la sorcellerie vaudou, des vaisseaux fantômes et des zombies, une intrigue classique. Je n’ai pas été transcendée mais ça reste plaisant à lire et sans prise de tête, bien qu’il ne faille pas s’attendre à apprendre quelque chose de nouveau (de toute façon, si le sujet t’intéresse, il vaut mieux lire Histoire de la piraterie de Robert de La Croix si le français du XVIIème siècle ne te fait pas peur, ou Pirates de Michael Crichton si tu veux rester dans le léger). Note : 12,5/20.

Alpha et Omega, l’origine, de Patricia Briggs : tome 0 de la série spin-off de Mercy Thompson, je voulais lire le tome 1 au départ mais il s’est avéré que 1. je manquais de temps ; 2. l’e-book en ma possession était corrompu ; 3. ma femme m’a conseillé de commencer par le tome 0, qui est une nouvelle de 34 pages posant les bases de la série. Pour ceux-celles qui lisent les Mercy, ça se déroule juste après le tome 1 et on y retrouve les personnages de Bran et de Charles, que personnellement j’aime beaucoup. Concernant Anna, la co-héroïne, on explore une facette jusque là inexploitée des fonctionnements de meute chez les loups-garous (du moins chez Mercy) : alors qu’on la pensait soumise, elle se révèle en réalité être une Omega, soit l’équivalent de l’homme-médecine chez les indiens, une louve hors-classe pour qui les principes de soumission et de domination ne s’appliquent pas. Le personnage d’Anna est très intéressant et j’ai hâte de voir comment elle va évoluer. Et comme j’aime beaucoup ce que fait Patricia Briggs, ma note ne t’étonnera pas : un bon 14,5/20.

Cette semaine, je lis :

Alpha et Omega, le cri du loup, de Patricia Briggs : le tome 1 d’Alpha et Omega, donc. Pas besoin de te faire un dessin et de me répéter.

Élément 1 : la Terre, anthologie dirigée par Magali Duez : « Elle voit tout, entend tout, ressent tout. Mille histoires ont fleuri à sa surface, coulé en son sein pour irriguer notre culture, quand elles ne se sont pas cristallisées dans ses entrailles telles des pierres précieuses. Elles tracent leurs sillons dans sa chair et l’imprègnent un peu plus chaque jour. Treize auteurs ont entendu son appel et vous racontent La Terre ! Les Terres d’hier et d’aujourd’hui ainsi que celles de demain, avec leurs lots de souffrance, de violence, de sacrifice, de joie, de rire…De l’élément à la planète, de sombres secrets en touchantes offrandes, treize nouvelles pour voir la Terre autrement ». Recueil acheté lors de la dernière édition des Dystopiales, événement récurrent des librairies Charybde et Scylla à Paris, que je te recommande chaudement (les Dystopiales, et les librairies). Je crois bien n’avoir jamais été déçue par un seul des bouquins que j’ai achetés là-bas, y a pas de raison pour que ça commence avec celui-là.

Le Montespan, de Jean Teulé : ça fait un bail que je veux lire ce livre. Déjà parce que le sujet m’intéresse, ensuite parce que j’avais énormément aimé Je, François Villon, du même auteur. Alors je sais déjà que ça ne plaira pas à tout le monde, parce que Teulé a un style assez particulier. Par exemple, le boyfriend n’avait pas aimé du tout sa vision de François Villon, et je connais plusieurs personnes qui ont détesté Le Magasin des suicides. Il faut dire que Teulé a l’air un petit peu niqué dans sa tête ; mais, coup de chance, c’est le genre de truc qui a tendance à me plaire. A priori je ne devrais pas être trop déçue, et quoi qu’il advienne, j’aurai forcément appris des trucs sur le règne de Louis XIV, ce sera toujours ça de gagné.

Oui je sais, je me limite à trois livres cette semaine. Normalement je devrais pouvoir pousser à un ou deux de plus, mais mes capacités de concentration se réduisent comme peau de chagrin en ce moment, et même si je ne suis toujours pas en état de retourner bosser, je vais quand même tenter de sortir de chez moi cette semaine, histoire d’essayer de me « réhabituer à l’effort » (dixit le neuro que j’ai vu vendredi – il est mignon).

Sur ce, je retourne agoniser sous ma couette, bisous.

——————–

Humeur du jour : grumpf.

État du Neurone : noyé sous les antibios.

État du Poual : plumeau Swiffer.

Coup(s) de gueule du moment : « Si les anti-parkionsoniens n’ont rien donné contre l’épuisement, bah on peut rien faire. Essayez de faire du sport, même si ça vous arrache la jambe ». OK, donc crève en silence connasse, quoi. MAIS C’EST SOUPAIRE DIS-DONC.

Coup(s) de cœur du moment : le gâteau aux pommes de ma femme il est trop bon, surtout avec de l’hypocras blanc pour faire passer, et des coupains pour le partager.

Trucs de greluche : vu que j’ai que ça à foutre, je suis en train de me transformer en greluche pro-cosmétiques asiatiques adepte du layering (mais ça se voit pas des masses vu que j’ai le nez ravagé par le rhume et les mouchoirs), et je shoppe déjà mes cadeaux de Noël. Je me fais peur.

Nouveaux-thés : Princess* nous a révélé le thème de la Thé box d’octobre. Je trépigne littéralement d’impatience.

Dans les z’yeux : vu le pilote de Nashville. Bon, c’est dit, je suis très très fan de Connie Britton, au point qu’elle réussit à porter presque à elle toute seule le premier épisode de la série, et à me donner envie de regarder la suite (par contre j’ai toujours du mal avec Hayden Panettière, ce qui n’est pas très grave vu qu’elle joue – plutôt bien au demeurant – une bitch de première catégorie, je peux donc la détester en paix). Je te rappelle que l’histoire se déroule dans le milieu de la country, admire un peu la performance. Sinon, je n’arrive toujours pas à aimer Elementary, en-dehors de Lucy Liu (mais c’est peut-être juste parce que c’est Lucy Liu) ; est-ce que je vais me forcer à regarder la saison en entier en espérant que toutes mes craintes ne se réalisent pas une à une (ce qui est précisément en train d’arriver pour le moment) ? Ou bien est-ce que je ne vais pas avoir le courage de m’infliger ça ? Je m’interroge toujours. La même pour Dexter, qui aurait clairement dû s’arrêter à la fin de la saison 3, je me demande encore pourquoi je continue de m’acharner. Ah, et la reprise de The Vampire diaries m’a laissée perplexe (pour ne pas dire qu’en fait c’était carrément WTF).

Dans les z’oreilles : je t’aurais bien proposé Hands around my throat de Death in Vegas parce que j’adore ce titre, mais voir Emmanuelle Seigner se tripoter ça m’a un peu perturbée. Du coup, à la place, ce sera Foals – Hummer, avec plein de gens qui se tripotent (mais c’est dans Skins alors ça va, on est pas dépaysé).

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publicités
commentaires
  1. J’ai tellement la tête dans le potage (pour pas dire le cul) ce matin que j’ai pas dû tout saisir à sa juste valeur dans ton poste, mais néanmoins j’adore Jean Teulé, et son « Je, François Villon » reste une de mes meilleures expériences de lectrice :)
    Allez, têtedanslefion power !!!

    • Myschka dit :

      Je te rassure, je ne suis pas au top de ma cohérence ces derniers temps.

      Sinon, je plussoie pour Villon, j’avais vraiment kiffé ce bouquin. Si Montespan me plaît je pense que je vais me payer l’intégrale (Rimbaud, Charles IX, and so on).

  2. […] été éliminée. Alors à la place, un petit Foals (dont je t’ai déjà abreuvé de vidéos là et là par exemple – je ne suis pas du tout obsessionnelle, c’est faux), puisque j’ai […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s