Un post avec dedans : du nez qui coule et la gorge qui gratte, un mini-point séries, des recettes de cuisine, du bricolage, les livres de la semaine, pas du JDR, des chatons tyranniques et des attaques aériennes.

Je commence à me rendre compte que ces derniers temps je ne poste quasiment plus que pour te parler lecture. Faut dire que comme je suis un peu une épave niveau santé (à tel point que ma femme m’a limite ordonné d’arrêter les anti-parkinsoniens parce que visiblement je ne ressemble plus à rien), il faut bien rentabiliser le temps que je passe chez moi à agoniser. Alors, autant agoniser dans la joie et la bonne humeur (i.e avec des livres qui te mettent des paillettes dans le cerveau).

Eh, au fait, je t’ai dit que j’ai enfin ma moustiquaire-qui-n’en-est-pas-une (oui parce qu’en fait c’est un grillage) ? Du boulot solide, y a pas à dire, et puis je lui ai trouvé un usage qui n’était pas prévu à la base, en plus d’empêcher les poupettes de se suicider quand je veux ouvrir la fenêtre : prévenir les invasions de pigeons. Je me disais que ces bestioles ne seraient pas assez connes pour se jeter dans la gueule des chats, mais visiblement, il leur a fallu se prendre un grillage dans la gueule pour renoncer à rentrer chez moi.

Sinon, j’ai encore ajouté une recette de cake salé, dans la rubrique habituelle (à la fin des plats principaux), ou là-bas, fais-toi plaisir.

Mais assez de tergiversations, passons aux bouquins, si tu veux bien.

La semaine dernière, j’ai lu (cette fois j’ai décidé de mettre des notes, évidemment elles n’engagent que moi) :

D’une rive à l’autre, de Mathieu Gaborit : à lire ne serait-ce que pour la longue interview en fin d’ouvrage, menée par ActuSF. Très très intéressant, notamment concernant le rapport entre JDR et écriture de romans. Ce qui m’a fait sourire, c’est que je me faisais la réflexion en lisant le livre, que Gaborit insufflait beaucoup de spiritualité dans chacun de ses textes, y compris lorsqu’il s’essaie à la SF (genre que je n’avais encore jamais lu chez lui, mais qui m’a beaucoup plu)… pour lire dans son interview qu’il a une fascination pour le sacré. Bon, ça va, je suis pas encore tout à fait à la ramasse, c’est rassurant. Au-delà de ça, j’ai aimé absolument toutes les nouvelles ; cela dit, je pense que pour ceux-celles qui ne sont pas familier-e-s avec Agone et Les Chroniques des Féals, certains textes seront peut-être un peu plus abscons puisqu’ils s’inscrivent dans ces univers. Encore que Gaborit soit très doué pour poser rapidement un contexte, donc si ça se trouve, ça ne devrait pas être trop dérangeant. En résumé, je recommande ! Note : 17,5/20

Dent pour dent, Maeve Regan tome 2, de Marika Gallman : bon, c’est confirmé, j’aime beaucoup le personnage de Maeve. En revanche, je déteste à peu près tous les personnages masculins qui gravitent autour d’elle, en-dehors de Julian, Barney, Cormack et Lala (oui tu me diras que quatre ça fait déjà beaucoup, mais vu le nombre de mâles dont elle est entourée, en fait non). Mais bref : j’aime énormément le personnage de Maeve, disais-je ; j’adore sa rébellion, ses hésitations, le fait qu’elle veuille être maîtresse de sa destinée, j’aime son empathie pour les autres malgré le fait qu’ils ne lui épargnent pas grand-chose, et Dieu sait qu’elle s’en prend plein la gueule gratos à longueur de temps. J’ai aussi beaucoup aimé les petites références / clins d’œil un peu nerdy disséminés ça et là au fil de la lecture (« la réponse est 42 », par exemple). Quant à la fin du bouquin, je la sentais venir et même s’il y a plein de choses que je peux reprocher au livre sur le fond et la forme (le fait que certains événements soient ultra-prévisibles, les codes bit-litt suivis à la lettre, des coquilles un peu trop voyantes dans le texte, ou des tournures de phrases qui ressemblent à une mauvaise traduction de l’anglais alors que l’auteure est francophone, par exemple), ça m’a pas empêchée d’avoir le cœur brisé pour Maeve. Finalement, je pense que c’est une série que je vais suivre avec assiduité, alors que c’était pas du tout mon intention au départ. Note : 13,5/20

Vivants, Isaac Marion : OK, autant le dire tout de suite, j’aurais trouvé ce bouquin formidable s’il n’y avait pas eu cette fin. Cette fin qui gâche vraiment tout, à mon sens. Je sais pas, c’est peut-être mon côté emo dépressif qui ressort, mais je trouve que le roman ne méritait pas une fin aussi…facile. L’idée de départ est super-intéressante, le cheminement des pensées de R., le zombie-héros, est très bien amené, le style est fluide, agréable (et ma fibre nazie de l’orthographe n’a pas noté de faute m’ayant fait saigner la rétine, merci aux correcteurs-trices sur ce coup-là), la traduction est bonne. Bref, la forme est très bien. Le fond est riche, il y a pas mal de pistes de réflexion, malheureusement peut-être traitées un peu vite, mais à la limite c’est même pas gênant tant on se laisse happer par l’histoire. Jusqu’à cette putain de fin plus guimauve qu’un Disney en overdose de sucre. Ma femme disait que le livre était pour les amateurs de romantisme, mais justement, je pense que ça aurait été encore plus romantique (au sens littéraire du terme) s’il n’y avait pas eu cette happy-end débile. Enfin, malgré tout, ça reste un chouette moment de lecture. Note : 13,5/20 (j’aurais facilement mis 14 ou 15 sans la fin).

Dépression, de Brice Tarvel : je crois que rarement un bouquin aura aussi bien porté son titre. C’est noir, désespéré, glauque, sans une seule lueur d’espoir du début à la fin : ça commence mal, et ça finit encore pire. Alors moi j’aime bien, mais si t’es dépressif-ve, peut-être qu’il vaut mieux éviter. J’ai beaucoup aimé l’ambiance générale du roman : on sent vraiment le froid, la pluie incessante, on a réellement l’impression qu’on n’aura plus jamais chaud, qu’on ne sera plus jamais au sec et qu’on ne verra plus jamais le soleil ; sur ce plan-là l’auteur réussit parfaitement, à mon goût, à retranscrire toute la souillure du monde qu’il a imaginé. En revanche, je ne suis pas fan du tout des dialogues, qui m’ont semblés trop convenus, sans vraiment de différences selon les personnages (décidément, j’espère que ce n’est pas une constante chez Lokomodo), même si le style général est plutôt plaisant et fluide. Et il faudrait vraiment quelqu’un pour faire les corrections, parce que sérieusement, les fautes, quoi (à ce stade-là on peut plus appeler ça des coquilles, laisser de l’imparfait à la place du participe passé ou de l’impératif, je suis désolée mais ça a carrément tendance à me donner envie de m’énucléer). Mais dans l’ensemble, j’ai plutôt bien aimé. Note : 13/20.

Zombie thérapie, de Jesse Petersen : (résumé Amazon) « Sarah et David sont au bord du divorce et tentent une thérapie de couple. Mais en arrivant à leur rendez-vous, ils trouvent leur conseillère conjugale en train de dévorer les clients précédents. Certes, ces gens sont morts, mais ils pourraient avoir la décence de se comporter comme tels ! Sarah et David voulaient sauver leur mariage, maintenant ils doivent sauver leur peau. Avant, elle faisait des listes, maintenant elle laisse des morceaux de cervelle partout. Avant, il passait son temps à jouer à Resident Evil, maintenant ça lui sert ! Une apocalypse zombie, quoi de mieux pour échapper à la routine du couple ! ». Encore une histoire d’amour avec du zombie dedans ! Mais là clairement, le titre, le résumé et la couverture donnent le ton : il ne faut pas prendre ce bouquin au sérieux. D’ailleurs, j’ai beaucoup ri. Il n’y a pas grand-chose à dire sur ce bouquin : c’est drôle, l’écriture est fluide et plaisante sans être extraordinaire, l’histoire est plutôt superficielle et légère sans être neuneu, les héros sont sympathiques et badass sans tomber dans le grosbillisme. Bref, un truc parfait pour se reposer le neurone. Note : 12,5/20.

Certaines notes te sembleront basses alors que ma critique est plutôt élogieuse. Je t’explique : comme on en parlait avec Andro samedi, j’ai du mal à mettre sur un pied d’égalité un truc léger et sans prise de tête pour lequel je n’ai pas besoin d’activer mon cerveau, et un truc un peu plus complexe, pour lequel je serai plus exigeante (et donc plus facilement déçue) ; c’est pourquoi un 12,5 est une note correcte pour Zombie thérapie alors qu’un 13,5 sera une note relativement médiocre pour Vivants, par exemple.

Cette semaine, je lis (si j’ai le temps et que je ne me suis pas encore noyée dans mon mucus) (oui, je t’envoie du rêve, je sais) :

Zombie business, de Jesse Petersen : la suite de Zombie thérapie, donc. Je ne m’attends ni à mieux, ni à pire que le premier, j’espère juste que l’auteure réussira à se renouveler sans tomber dans le cliché, ce sera déjà pas mal.

Alpha et Omega, de Patricia Briggs : (résumé Amazon) « Anna est un loup-garou. Elle découvre un nouveau sens à son existence quand le fils du roi des loups-garous débarque en ville pour réprimer les troubles au sein de la meute de Chicago…et qu’il insuffle à Anna un pouvoir qu’elle n’avait jamais ressenti ». Parce que ma femme me harcèle depuis des mois pour que je lise cette série parallèle à Mercy Thomspon. Ça ne risque pas de trop me déplaire puisque j’aime beaucoup la série des Mercy, et que j’attends depuis un moment que l’auteur développe un peu plus toutes les mythologies de son univers. A priori ici, on devrait en savoir un peu plus sur le fonctionnement des meutes, déjà pas mal ébauché dans les Mercy mais pas assez à mon goût (mais c’est normal, puisque l’héroïne n’est pas un loup-garou même si elle les fréquente quotidiennement, et que les intrigues des bouquins ne concernent pas qu’eux).

Mais c’est à toi que je pense, de Gary A. Braunbeck : (résumé Amazon) « Pour Thomas, Arnold, Rebecca et Christopher, c’est la fin du supplice. Ils viennent d’échapper à leur tortionnaire, un tueur en série pédophile qui les séquestrait depuis des années. Mais une nouvelle épreuve les attend : et si on les avait oubliés? et si on ne les aimait plus? Horriblement défigurés et mutilés, ils ont besoin d’un adulte pour les ramener à leurs parents, que certains n’ont pas vus depuis dix ans… et ils ont choisi Mark ». Acheté lors du weekend Bragelonne, je n’ai absolument aucune idée de que ça pourra donner, vu que je ne connais pas du tout l’auteur. Mais le sujet est intéressant, et ça me ramène un peu aux vieilles amours de mes 12 ans, quand je consommais de la littérature horrifique au kilomètre, Masterton en tête.

Sur des mers plus ignorées, de Tim Powers : (résumé Amazon) « Fin du XVIIe siècle, dans le Nouveau Monde. Là seulement la magie continue de procurer la jeunesse éternelle, de ramener les morts à la semi-vie et de rendre fous d’horreur les rares Européens qui s’y aventurent ; tel ce père qui cherche à faire revivre sa femme dans le corps de sa fille… Voguant vers la plantation qui lui revient de droit, Chandagnac est capturé par des pirates et sera forcé de se joindre à eux. Pour sauver Beth des atroces pratiques magiques que son père s’apprête à lui faire subir, devra-t-il aussi s’initier aux fabuleuses puissances du vaudou et de ses loas ? mener une lutte sans merci contre les magiciens et les pirates, les loas et les bocors, les zombies, la folie et la mort ? « . Des pirates, du vaudou, tout est dit, ça me fera patienter avant le début (à la date encore indéterminée, hélas) de Crossbones.

Si j’arrive à lire tout ça, ce sera déjà pas si mal, je pense. Et sur ce, je te laisse, faut que je retourne (encore) chez le médecin (youhou).

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Humeur du jour : plus morte que vivante ; du coup la mise en abîme avec mes lectures zombiesques est parfaite (j’ai un sens de l’à-propos à toute épreuve).

État du Neurone : ah mais oui bien sûr, la crève carabinée en plus de tout le reste, c’est une bonne idée…c’est parti pour une semaine d’antibiotiques qui vont me ruiner l’estomac \o/

État du Poual : sous serre.

Coup(s) de gueule du moment : Atti(l)a, je t’aime très fort, mais honnêtement, le harcèlement 10 fois par jour pour courir après le laser, à la longue c’est soûlant.

Coup(s) de cœur du moment : notre petite entreprise de tatouage de neurones auprès de nos proches fonctionne du tonnerre, et samedi, c’est Frangine n°1 qui a succombé aux sirènes des Caves.

Le point JDR : Exilium samedi a été annulé au dernier moment, du coup on passé l’après-midi avec Mi et Andro à boire du thé et manger des gâteaux, et c’était chouette.

Trucs de greluche : il faut que j’arrête de lorgner sur les bijoux steampunk sur Dawanda. C’est mal. Sinon, je suis assez déçue du vernis noir de chez Essence, qui faisait partie de ma dernière commande eBay : plutôt pâteux donc difficile à appliquer, et tenue pas terrible. C’est pas encore cette fois-ci que je vais trouver le vernis noir parfait (et qui ne coûte pas un bras et demi). Et puisqu’on parle vernis, je ne te recommande pas ceux de chez Nocibé : trois couches pour être opaque, temps de séchage à se tirer une balle. À part ça, j’ai des jolies chaussures, c’est toujours ça de gagné.

Nouveaux-thés : n’importe quoi avec du miel et du citron dedans. Beaucoup (ça va pas déboucher mes sinus mais au moins c’est réconfortant pour ma gorge). Et puis j’ai commandé la première box Envouthé, en espérant que ça ne fera pas doublon avec la Thé box (vu que visiblement y a au moins un distributeur en commun).

Dans les z’yeux : donc Copper, je confirme, c’est très sympa, et comme je l’avais prévu, le boyfriend est fan ; ce qui est cool, c’est que moi aussi. Revolution n’arrive toujours pas à trouver grâce à mes yeux (à part pour le personnage de Charlie, qui est choupinette et à peu près cohérente), et j’ai été saisie d’un intense sentiment de WTF en regardant le dernier Dexter (au point que j’hésite à supprimer la série de mon calendrier, mais bon j’attends l’épisode suivant pour me décider). Ça m’a un peu fait la même avec le premier Once upon a time de la saison, même si le nouveau personnage et le twist de fin m’ont quand même suffisamment intriguée pour que je regarde la suite (du moins pour le moment). New Girl reste profondément ancré dans l’awkwardness, à tel point que ça devient un poil fatigant, à force. Sinon, 666 Park Avenue, bien que le pilote m’ait paru aller franchement trop vite sur les événements, est suffisamment creepy pour me donner envie d’y revenir. Mais peut-être pas toute seule la nuit, quand même. Supernatural a repris et c’est kewl, je crois bien que c’est l’une des rares séries qui ne me donnent pas envie d’abandonner en cours de route alors que ça tourne un peu en rond (en plus, les prophètes ont le don de me faire mourir de rire : Kevin est à peu près aussi fumé que Chuck). Et puis j’ai décidé de jeter un oeil à Go on, comme je te le disais dans mon précédent billet : pour l’instant ça se laisse pas mal regarder et le sujet est loin d’être épuisé.

Dans les z’oreilles : Sneaker Pimps – Spin Spin Sugar (parce que Chris Corner est sexy même avec des couettes et des fringues fluos).

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commentaires
  1. ChrisTais dit :

    J’ai apprécié la lecture du spin off Le cri du loup, mais j’ai eu du mal à m’y mettre car face à Mercy eT Adam, Charles et Anna m’ont presque semblé fades tellement les caractères sont différents.
    Pour le fonctionnement de la meute, c’est ce qui m’avait un peu gonflée dans le 1er tome de Mercy voir un peu après aussi. Ca bouffe beaucoup de place dans l’histoire. J’ai eu parfois l’impression de lire un mode d’emploi.

    • Myschka dit :

      Ah mais justement, ce qui me plait c’est que Charles et Anna soient différents. Un doublon ça n’aurait pas eu grand intérêt, je pense. Après pour le fonctionnement de la meute, perso j’aime ça, c’est mon côté lectrice de mode d’emploi qui s’exprime :)

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