Un post avec dedans : les bouquins de la semaine, et un (gros) point séries, parce que je me demande un peu ce que les scénaristes fument en ce moment.

Bon, il semblerait que j’ai eu les yeux plus gros que le ventre : trop fatiguée peut-être, ou trop dispersée, je sais pas. Mais à l’heure où j’écris ces lignes (oui, en fait, dès que je termine un bouquin j’écris ce que j’en ai pensé à chaud, comme ça c’est fait), j’ai pas encore terminé ce que j’avais annoncé la semaine dernière. Cela dit comme c’étaient pas exactement des novellas de 50 pages, je ne culpabilise pas trop. Sur ce, trève de blabla, c’est parti !

La semaine dernière, j’ai lu :

Les Maléfices du temps, de Michel Rozenberg : grosse déception. Alors, effectivement, les cinq nouvelles parlent bien de folie, de confusion, de perte du réel ; pas de souci, on est servi. Tellement bien servi, même, que la lecture devient hachée, presque difficile (voire désagréable) à force d’incohérence, on est balloté au fil des divagations des personnages. Mais admettons, c’est volontaire, et de ce point de vue c’est réussi, et les idées sont bonnes. Mais alors le style…vraiment, j’ai pas accroché du tout, notamment au niveau des dialogues que j’ai trouvés assez creux et sans vie, d’autant que tous les personnages s’expriment de la même façon limite pompeuse, ce qui ajoute un peu plus à la confusion générale du bouquin. C’est vraiment dommage, je m’attendais à tellement mieux en voyant la couverture et en lisant le résumé…(comme quoi, on peut pas juger un livre à sa couverture)

Entremonde, de Neil Gaiman : même en partant avec un préjugé plus que positif, ce bouquin est une tuerie. Drôle, intelligent, complètement barré et à la portée de pas mal de monde. Roman jeunesse ou pas, je me suis régalée.

Comme des fantômes – Histoires sauvées du feu, de Fabrice Colin : bon, évidemment et comme je m’y attendais, j’ai beaucoup aimé. Après, c’est difficile de juger un tel ouvrage : Fabrice Colin imagine une sorte de livre posthume, publié après sa mort dans un incendie en 2005. Pas évident, du coup, de faire la part des choses entre invention et réalité. Mais le principe est intéressant et original. Et au-delà de l’aspect « testament » du bouquin, les nouvelles sont merveilleuses ; par ailleurs, quel que soit le thème du livre, j’ai toujours beaucoup aimé le style de Colin. Si tu ne connais pas ou que tu connais mais que tu n’as pas lu ce livre, je te le recommande chaudement.

Cette semaine, je lis :

Déjà, je termine Comme des fantômes (j’aurais pu le finir ce dimanche mais j’avais DW, Grimm, Treme et Fringe à regarder, et je me suis levée super tard).

D’une rive à l’autre, de Mathieu Gaborit : comme je te le disais la semaine dernière, je suis très très fan du monsieur, surtout ce qui concerne l’univers d’Agone et celui des Chroniques des Féals (à tel point que dès qu’on m’a proposé de jouer aux JDR tirés des romans, j’ai sauté sur l’occasion comme la misère sur le monde). Je ne risque a priori pas d’être déçue avec ce recueil de nouvelles, car je trouve vraiment qu’il a un don pour poser une atmosphère et construire des univers passionnants (comme par exemple dans Bohème, avec son monde post-apo/steampunk presque féérique). Mais ce que je préfère chez lui, c’est sa capacité à inventer des fins absolument parfaites à ses bouquins. Rien que celle des Chroniques des Féals est un monument dans son genre. Bref, je pense que ça va être du très bon.

Dent pour dent, Maeve Regan tome 2, de Marika Gallman. Bon, la couverture est toujours aussi racoleuse mais je m’en fous, vu que je le lis sur mon Kindle. Comme j’ai eu l’occasion de lire les premières pages à la fin du tome 1, je suppose que ça va rester dans le même ton, et c’est pas plus mal, parce que ça fait du bien de voir une héroïne qui galère et qui malgré tout continue de faire ses propres choix, toute seule, même si c’est difficile. Ce que j’aime beaucoup à propos de Maeve, c’est qu’elle ne se repose sur rien ni personne à part elle-même. Ici au moins, on est sûr qu’elle ne jouera pas les princesses éplorées attendant l’arrivée du sauveur sur son cheval blanc.

Vivants, Isaac Marion : (résumé Amazon) « Une émouvante parabole sur notre époque et la nostalgie d’une vie pleine. R est un zombie. Il n’a pas de nom, pas de souvenirs, pas de pouls. Mais il rêve. Dans les ruines d’une ville dévastée, R rencontre Julie. Elle est vivante, palpitante. C’est un jaillissement de couleurs dans un camaïeu de gris. Et sans vraiment savoir pourquoi, R choisit de ne pas la tuer. C’est le début d’une étrange relation, à la fois tendre et dangereuse. Ce n’était jamais arrivé. R bafoue les règles des Vivants et des Morts. Il veut respirer de nouveau, il veut vivre, et Julie va l’aider. Mais leur monde ne se laissera pas transformer sans combattre. « . Une histoire d’amour avec du zombie dedans, donc. Mi en avait fait une review très positive sur le forum, malgré tout j’étais dubitative vu qu’apparemment la deuxième partie du bouquin tombe dans la guimauve ensuquée. Qu’à cela ne tienne, vu qu’il était à 0,99€ lors du weekend Bragelonne, je l’ai quand même acheté, et j’y vais sans trop de préjugés (mais pas trop d’attentes quand même).

Dépression, de Brice Tarvel : (résumé Amazon) »Parce qu’elle rêve d’un monde qui ne serait pas fait de boue et de pluie, Jarine conserve jalousement le secret lové au plus profond de son être. Elle doit protéger cette parcelle d’espoir qui palpite en elle, mais aussi lutter aux côtés de Vavette, son amie souffrant de la rouille, une terrible épidémie qui atteint la quasi-totalité des habitants de ce monde malade. Et puis il y a les deux amoureux lancés à sa poursuite : Sarg le pêcheur de rats et Zam le dégénéré… Un récit désespéré qui se prend comme une claque d’eau glacée. ». Acheté lors de la soirée Asgard / Midgard / Lokomodo, si le roman est à la hauteur du résumé, ça promet d’être pas mal du tout. Pourvu que le style soit au rendez-vous (parce que je me remets toujours pas des Maléfices du temps).

On va déjà essayer de finir ceux-là, vu que mon neurone n’a pas l’air d’être d’accord pour trop turbiner. Mais j’espère que j’aurai d’autres découvertes à te faire partager lundi prochain.

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Humeur du jour : fièvre acheteuse.

État du Neurone : quel neurone ?

État du Poual : serpillère.

Coup(s) de gueule du moment : je suis toujours en arrêt maladie. J’commence un tout petit peu à saturer des effets secondaires alacon, là >_< A part ça j’ai réussi à faire une allergie avec un liquide vaisselle soi-disant écolo. Youhou.

Coup(s) de cœur du moment : je pensais avoir reçu ma prime le mois dernier. En fait non, je l’ai reçue cette semaine. Et j’hallucine encore. (sinon les journées/soirées Taupinière c’est toujours chouette).

Le point JDR : pas grand-chose à se mettre sous la dent, vu que la rentrée est passée par-là, que les gens sont surbookés, et que les Caves c’est bien sympa pour découvrir des trucs, mais pour rôler tranquille, c’est moyennement gérable, à force. Malgré tout, la promesse d’une vraie campagne d’Agone (et ça c’est kewl).

Trucs de greluche du moment : étant donné que ce mois-ci j’ai des sous, j’ai un peu craqué mon slip et je me suis fait plaisir chez Amazon (bouquins, chaussures), Tati (ustensiles de cuisine), iHerb et Wishtrend (cosmétiques). Et je culpabilise même pas.

Nouveaux-thés : Osmanthe d’or, Damman frères.

Dans les z’yeux : je me demande si Ryan Murphy a un problème avec Treme (que j’aime d’amour comme tu le sais, et dont la nouvelle saison commence très bien). Dans les derniers épisodes respectifs de The New Normal et de Glee, au moins un personnage bashe méchamment la série, sous prétexte qu’elle ne fait pas de grosses audiences et que les tracks durent trop longtemps. Je me permets de souligner que The New Normal voit déjà ses audience baisser après trois épisodes (et que c’est pas très étonnant étant donné que si le pilote était plutôt drôle, la suite s’enfonce dans la caricature, un peu comme Glee). Je dois avouer que je suis plutôt perplexe, et si je continue à dire que American Horror Story a eu une excellente première saison, Ryan Murphy n’est pas non plus très connu pour sa finesse, au contraire. Alors je sais pas, soit c’est du second degré et je ne l’ai pas compris (mais ça voudrait dire qu’il caricature encore plus ses personnages – qui sont gays et forcément superficiels, c’est déjà un gros cliché), soit il a vraiment un souci avec cette série qui pourtant est une des meilleures que j’aie pu regarder ces dernières années. Après c’est sûr que c’est pas un show pour lequel on met le cerveau en pause, ça demande un peu d’efforts pour l’apprécier. Comme disait Mercedes à Puck dans la première saison de Glee : « I’m rythm and blues, you’re top 40 ». Ryan, sois gentil et inspire-toi de tes propres dialogues avant de basher gratos, hmm ? Parce que dans le genre Top 40, tes séries se posent un peu là, pour le moment.

Sinon, j’ai jeté un œil aux deux premiers épisodes de Revolution, et je dois avouer que je cherche encore la patte de JJ Abrams et Eric Kripke. Pour l’instant, aucune empathie envers les personnages, qui n’ont pas beaucoup de sens commun et qui ne sont pas très charismatiques. J’espère que ça va se réveiller par la suite parce que pour le moment, c’est plus une contrainte à regarder qu’autre chose.

J’ai aussi regardé le pilote de Elementary, et, comment dire…je sais pas. Sherlock est caricatural au possible, limite grossier, et clairement le fait que Watson soit une femme est bien là pour instaurer une tension sexuelle entre eux, mais j’aime (étonnamment) bien ce que fait Lucy Liu de son personnage. Donc pour le moment je ne me prononce pas, et j’attends de voir ce que ça va donner par la suite, même si je n’ai pas beaucoup d’espoir.

À part ça, HIMYM et TBBT ont repris, exactement sur la même lancée que les saisons précédentes. On va dire que je regarde par habitude. 2 Broke Girls est aussi dans la suite logique de la première saison, mais comme je l’avais trouvée drôle, ça ne me dérange pas.

Et j’ai forcément regardé la nouvelle saison de Fringe. Le premier épisode est dans la droite lignée du dernier de la saison précédente, ça va un peu vite mais c’est peut-être parce que comme c’est la dernière saison, il y aura beaucoup de choses à voir. J’espère juste que ça ne va pas être bâclé (mais je ne crois pas).

Ah oui, aussi. Le dernier Doctor Who m’a brisé le cœur. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, littéralement. Maintenant il va falloir attendre l’épisode de Noël, et je suis presque à me demander si je ne vais me refaire les saisons antérieures juste pour pouvoir patienter.

Dans les z’oreilles : New Order – Blue Monday.

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commentaires
  1. Rozenberg dit :

    Bonjour,

    J’ai lu votre critique sur mon livre avec grand intérêt, critique pour laquelle je vous remercie. Elle est en particulier instructive dans la mesure ou c’est à ma connaissance, la seule qui soit négative, très négative même. Aussi est-elle sûrement source d’inspiration pour moi. N’hésitez donc pas à me faire des comentaires et des suggestions plus précis. Je suis preneur. Cordialement. Michel Rozenberg

    • Myschka dit :

      Bonjour,

      et merci beaucoup pour votre commentaire. Je suis navrée que vous ayez perçu ma critique comme très négative. Elle est négative oui, mais pas TRES négative, car au niveau du scénario et des idées, pour le coup même si le côté « confusion » est très mis en avant, j’avais bien conscience que c’était voulu et même si parfois j’ai eu du mal à garder le fil, je sais que c’était le but. Disons que j’avais beaucoup d’attentes et qu’elles ont été déçues.

      Je m’explique : comme je le dis dans un autre « C’est lundi… », je suis beaucoup plus exigeante face à un livre comme le vôtre, pour lequel j’attends beaucoup (surtout pour la grande fan de Masterton que j’ai été plus jeune), que pour un roman plus léger type bit-litt, pour lequel je n’espère pas grand-chose en dehors de passer un bon moment sans prise de tête.

      Et je suis excessivement sensible à la façon dont s’expriment les personnages, qui pour moi définit vraiment leur caractère, me permet de mieux les visualiser et de m’attacher à eux. Dans votre recueil, je n’ai pas ressenti d’empathie envers vos personnages, parce que j’avais l’impression qu’ils s’exprimaient tous de la même façon : je n’entendais donc pas leurs voix, mais celle d’un narrateur, ce que j’ai trouvé très dommage car justement, je m’attendais vraiment à rentrer dans leur tête, ce qui pour moi, n’a jamais été le cas. C’est vraiment ce que j’ai regretté dans votre livre, car j’ai eu le sentiment non pas de vivre ce que les personnages vivaient, mais d’être spectatrice de loin. Or je ne crois pas que c’était le but, au contraire, puisque le récit, de mon point de vue, se voulait clairement immersif même lorsque écrit à la troisième personne (mais peut-être me trompé-je !).

      Après, l’appréciation d’un style est quelque chose d’éminemment subjectif. Il y a des gens qui ne supportent pas Tom Spanbauer alors que je rêverais d’écrire comme lui, d’autre qui adorent Balzac alors que je suis incapable d’apprécier ses livres à leur juste valeur, et ceci au-delà de toute considération scénaristique.

      J’espère avoir été plus claire que dans ma critique, et je vous remercie encore une fois pour votre très gentil commentaire.

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