(les groupies auront bien sûr remarqué la subtile allusion à Monsieur Chris Corner et ses petits copains) (mais non, il n’y a aucune connotation emo-gauthique dépressive en pleine peine de cœur dans ce post)

Bien. Je pensais que mon pépé poète était un peu (beaucoup) illuminé, mais relativement inoffensif. Je sais que j’ai encore parfois des relents de naïveté et d’optimisme malvenus, mais je ne croyais pas pouvoir me tromper à ce point sur quelqu’un, puisque j’ai découvert, un peu trop tard, un homme paranoïaque à la limite du délire de persécution, persuadé que tout ce qui va mal dans la société actuelle est de la faute des femmes (rendez-vous compte, elles se plaignent d’être battues, c’est un comportement castrateur !), homophobe, et raciste, tant qu’à faire (c’est quand même un comble d’être farouchement contre l’immigration quand on est italien et qu’on profite des allocations généreusement versées par l’État français depuis déjà moult années, mais l’homme n’est plus à une incohérence près). Ajoutons à cela une malhonnêteté et une mauvaise foi confondantes, histoire, en prime (ahah), de m’arnaquer sur mes horaires et ma paye, et on comprendra aisément que j’ai presque été soulagée quand il a décidé de ne pas reconduire mon contrat à la fin de la période d’essai (je me demandais pourquoi il avait eu autant d’assistants avant moi, je saisis mieux : c’est tellement plus pheune de faire miroiter un CDI et de virer les gens à la fin de la période d’essai pour ne pas avoir à payer d’indemnités ou de prime de précarité, ou tiens, de congés payés…).

Bon évidemment, ça fait des sous en moins sur le compte en banque à la fin du mois, ce qui fait qu’il devient plus urgent que jamais que je trouve un vrai boulot.

Mais trêve de plaintes stériles qui ne font guère avancer le schmilblick. À part ce notable désagrément, et le fait que l’école où j’exerce la merveilleuse et gratifiante fonction de surveillante de zoo – euh, de cantine, pardon – ressemble plus à…bah, un zoo, justement, qu’à un établissement scolaire, les choses en sont toujours plus ou moins au même point que précédemment. J’ai toujours des tas de trucs à régler sur plusieurs plans, et pas vraiment le temps de faire les choses aussi vite et efficacement que je le voudrais. Toujours quelques inquiétudes médicales (qui n’ont d’ailleurs pas forcément de rapport avec ma SEP), et vue ma tendance naturelle à flipper, ça n’arrange pas vraiment mon humeur. Toujours pas le temps de m’occuper de ma demande de HLM (mais en même temps ça doit bien faire dix fois que je demande à ma mère de me sortir certains papiers indispensables pour mon dossier et qu’elle n’a pas l’air de vouloir se décider). Bref, pas le temps pour grand-chose, sauf que bon, au bout d’un moment, il faut bien appuyer sur pause.

D’ailleurs plutôt que de pondre cette note à l’utilité plus que discutable, je devrais aller me coucher et tenter de rattraper mes heures de sommeil en retard. Mais non, hein. Moi quand je décompresse, je fais du JDR, je sors et surtout, je vais au concert d’IAMX (je crois que c’est la plus longue entrée en matière que j’aie jamais utilisée pour amener mon sujet).

Que dire à propos d’hier soir que je n’aie déjà dit à propos d’IAMX en concert ? Comme d’habitude, c’était génial, le Trabendo étant une salle particulièrement agréable, la compagnie étant as usual parfaite (Ana, Cat’s, Mi et Mystic, auxquelles s’était rajoutée la charmante Sioban, venue spécialement de Bordeaux pour l’occasion, et que je rencontrai donc pour la première fois IRL), et le groupe étant comme de coutume complètement déchaîné (le public itou). Bon, une première partie qui m’a laissée un peu perplexe pourrait constituer un léger bémol dans la soirée, mais en fait même pas. Et même si ma journée avait été quelque peu surréaliste et Losesque auparavant (j’avais un entretien d’embauche à 14h et, comme ce genre de truc n’arrive qu’à moi, mon bus est tombé en panne avant la fin du trajet…comment dire…lol, quoi), rien n’a vraiment réussi à gâcher mon plaisir, ce qui est déjà un exploit en soi étant donnée ma propension à l’énervement facile ces derniers temps. Rien que pour ça, Chris Corner devrait avoir un jour de congé national à son nom.

Et à part ça ? Péniche ce weekend, si tout se passe bien (l’enchaînement avec le déjeuner dominical chez mamie risque d’être plutôt sportif mais qu’à cela ne tienne, j’aime le challenge).

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Humeur du jour : le plancher m’appelle (ou plutôt ma couette).

État du Neurone : sourd (mais pas à cause d’IAMX : avec mon collègue, on a mesuré le niveau sonore de la cour de récréation, juste comme ça pour rire…on a moins rigolé quand on a vu le résultat : 120dB \o/ comme quoi même la sono du Stade de France ne peut rien contre 40 mouflets en furie).

État du Poual : stable.

Coup(s) de gueule du moment : trop nombreux pour être cités.

Coup(s) de cœur du moment : La Princesse et la Grenouille de Disney c’est quand même super choupinet <3 (et puis d’autres trucs aussi mais là il commence à faire sommeil et j’ai la flemme).

Lecture(s) instructive(s) (ou pas) : Big fan, Fabrice Colin (groûh <3), Viens là que je te tue ma belle, Boris Bergmann (j’arrive pas à décider si le gamin est génial ou s’il est über-baffable de prétention et de révolution adolescente à deux balles – par opposition avec une révolte adolescente « justifiée » comme dans Salinger), et en prévision Frappe-moi !, Mélanie Muller et La Ballade du café triste, Carson McCullers.

Dans les z’yeux et z’oreilles : IAMX évidemment, mais comme j’ai la flemme d’uploader un titre dans le widget et que pour le moment il n’y a aucune vidéo potable du concert d’hier disponible sur Youtube, ben, démerdez-vous (et bisous, hein).

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commentaires
  1. Koala dit :

    C’est trop fou que je tombe sur ton blog (via ffnet) et que je lise que toi aussi tu es allée au concert d’IAMX! Bon ça remonte à quelques semaines, quand même, mais tu m’as remis dans l’ambiance! C’est marrant de se dire qu’on s’est peut-être croisé! Juste par curiosité: tu étais placée où? ^^ Tu n’es pas obligée de répondre (pour autant que tu saches, je suis peut être une folle psychopathe). Bref, je trouvais la coïncidence vraiment trop forte! Voilà! En tout cas, bon courage avec les mômes, c’est toujours un truc que je n’ai jamais envisagé de faire pour la simple et bonne raison qu’il me manque quelque chose de super indispensable pour supporter ces petits monstres: la patience!
    Au plaisir!

    • Myschka dit :

      J’étais dans la « fosse », peut-être au dixième rang, au milieu, si je me souviens bien. Mais même si tu étais une folle psychopathe (ahah), il y a peu de chances (ou de risques, donc) que tu m’aies reconnue…

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